Étrangement, la nouvelle est passée relativement inaperçue et pourtant, elle est cependant très lourde de conséquences : maquillée en petite taxe, le « 10$ project » d’Electronic Art, officiellement appelé Online Pass, met en péril nos droits de consommateurs, en plus de se foutre de notre gueule. La chronique de cette semaine est un coup de gueule.
Le système est le suivant : lorsque vous achetez un jeu EA Sports, un « Online Pass » vous est livré sous forme de code. En activant ce dernier, vous accédez à tous les services online du jeu, du multijoueur aux mises à jour. Problème, ce code est incessible d’un utilisateur à l’autre et reste donc lié ad viternam au compte de cet utilisateur.
Et l’on arrive au problème. Si vous revendez votre jeu EA Sports, ce dernier sera alors incomplet, puisque bridé à sa simple version hors-ligne. Votre acheteur, s’il veut avoir accès à la même expérience que vous, devra aller sur le site de l’éditeur et acheter un nouvel Online Pass, pour la modique somme de 10 dollars.
Pour EA, la manoeuvre est simple et à double but :
- Avec cet argent, l’éditeur ponctionne sa taxe sur le marché de l’occasion
- Vu le prix du Online Pass, l’autre conséquence espérée est de tout simplement tuer le marché, en le rendant beaucoup moins rentable pour l’acheteur et le vendeur.

DU BULLSHIT TOUT BEAU TOUT NEUF
Évidemment, les levées de boucliers ne se sont pas fait attendre. De base, ce qu’EA tente de nous imposer est une grande première. Imaginez donc que le téléphone que vous revendez ne peut plus envoyer de SMS sans avoir payé une taxe à Nokia ? Que votre DVD d’occaze ne possède plus de bonus ? Car il ne faut pas se tromper ici : EA ne récompense pas les acheteurs d’origine avec du contenu bonus, il punit clairement les acheteurs d’occasion avec une expérience utilisateur bridée, tronquée.
Et devinez quoi : Ubisoft et THQ ont déjà annoncé des projets similaires. Qu’attendez-vous pour vous lever de votre siège et venir me rejoindre pour danser ensemble la farandole de la joie ?
Évidemment, les Seniors Bullshit Manager nous ont sorti des arguments limites plus insultants que leur mesure elle-même :
- « Nous ne voulons pas punir l’acheteur d’occasion ». Bah c’est quoi, vous lui prenez 10 balles pour le récompenser ?
- « Nous sommes différents des autres industries culturelles : le multijoueur nous coûte de l’argent et ceci est pris en charge dans nos coûts pour un utilisateur, pas plusieurs ». Faux. Déjà, certaines mises à jour comme le suivi de championnat sont payantes chez EA. De plus, les serveurs sont gérés par le PSN et le XBox Live. Et on paye, pour jouer sur le Live !
- « C’est un moyen de lutter contre le piratage ». Ha, ha, ha : vous parlez des gens qui téléchargent vos jeux avant leur sortie officielle, y jouent 2 heures et passent au suivant, parmi les centaines en attente dans leurs disques durs ?
- « Les nouveaux coûts du jeu-vidéo poussent à de nouvelles manières de gagner de l’argent ». Enfin et surtout, de nombreux jeux montrent depuis des années que le problème d’EA n’existe pas : les jeux coûtent de plus en plus en production, pas en gestion du multijoueur. Reste une exception, celle des MMORPGs, et ces derniers affichent clairement leur business model, à savoir l’abonnement pour tous.
PIRATES DE SECONDE MAIN
En fait, et si l’on prend un peu de recul, cette démarche par rapport au marché de l’occasion est exactement celle des Majors de l’industrie musicale vis-à-vis du piratage : les « professionnels de la profession » ne comprennent pas que ces pratiques ne tuent pas leur business, mais l’aident indirectement. Nous reviendrons un jour sur la question du « piratage », mais le marché de l’occasion est un versant naturel et omniprésent du marché du neuf et il permet d’élargir une cible.
Prenons un joueur avec un budget jeu vidéo limité. Vaut-il mieux pour les éditeurs qu’il se paye 4 jeux neufs par an (ce qui frise déjà les 300 euros) ou qu’il joue à 6 jeux, dont 3 neufs et 3 d’occasion ? La bonne réponse est la seconde. Car il est bon pour toute une industrie d’avoir des clients qui jouent régulièrement aux jeux-vidéo, qu’ils en essayent un maximum. Le Peer 2 Peer a complètement aidé les séries US à se faire connaître et au final, à vendre des intégrales DVD, il en est de même ici.
Si vous imposez au consommateur un modèle élitiste par le prix, ce dernier va tout simplement se désintéresser de votre média et aller voir ailleurs ! Le marché de l’occasion est justement l’occasion pour ces clients de consommer du jeu vidéo à moindre prix, mais au moins de jouer aux jeux-vidéo, au lieu de finalement mettre leurs 30 euros dans un abonnement Cinéma ou Satellite.
C’est le syndrome du client perdu : l’occasion ne vole pas de consommateurs au neuf, car ces derniers n’auraient de toute façon pas acheté leur jeu en neuf. L’industrie du jeu vidéo, à l’instar de celle de la musique à son époque, se trompe de maux. Et ce n’est pas tout.
LE SYNDROME DU D-EA-LER
L’Online Pass d’EA, aussi infâme et débile soit-il, reste un pur symbole de notre époque de consommation. Les fabricants d’objets comme les éditeurs de contenus ont compris que désormais, la principale manne financière ne se trouve pas dans la vente d’un produit, mais glisse bien dans les dépenses annexes, engendrées par ce dernier. DLC, Expansion Pack, mises à jour de firmware payantes (salut les iPod touch lovers ! On vous aime fort), contenu « exclusif », accessoires… Depuis quelques années, le modèle du dealer est de mise : la première dose est gratos, mais tu ne sais pas encore que tu vas raquer grave.
L’Online Pass pousse lui la logique jusqu’à décider que vous n’êtes plus vraiment propriétaire du contenu, contenu que vous achetez plein pot et même plus cher qu’avant ! Le marché de l’occasion est aussi un symbole de la notion de propriété. J’ai acheté quelque chose, j’en fais ce que j’en veux, sans avoir de comptes à rendre à mon revendeur. « À la décote naturelle de ton jeu mon petit, eh bah on va aussi se sucrer une petite dîme, hein ? ». Je vous épargne les nombreuses métaphores sodomites qui passent par mon esprit. Bref, une situation inacceptable, qui appelle évidemment au boycott des jeux EA.
BOYCOTT = GAME OVER
Ce n’est cependant pas gagné pour nous. Les deux dernières campagnes de boycott contre des éditeurs de jeux vidéo se sont soldées par des échecs cuisants pour les joueurs. On se rappelle ainsi de Left 4 Dead 2, accusé de sortir bien trop tôt alors que le 1 n’avait pas encore livré toutes ses promesses et Modern Warfare 2, complètement bridé dans sa partie multijoueurs, comparé au premier épisode. Et on se rappelle donc des premiers logs de jeux : une grande partie des grognons avaient acheté le jeu le jour J.
Pour EA, le sort semble également scellé. Leurs jeux de sport sont des incontournables et les fans de FIFA (plus grosse vente de jeu de sport en Europe) et Madden NFL (plus gros jeu de sport aux US) sont « conditionnés » pour mettre la main au porte-feuille tous les ans pour les nouveaux millésimes (un autre scandale en soi). Une fois que ces derniers auront acheté le jeu les yeux fermés et activé le code, EA aura gagné son combat. Triste époque où le grand méchant du jeu-vidéo n’est pas dans le jeu lui-même, mais dans notre réalité de consommateur en mode game over.












![[VDS] HTC EVO 3D (2012)](http://www.journaldugeek.com/files/2013/05/evo-3D-39x39.png)







Le Journal du Geek
François
4 juin, 2010, 19:57 #2Maintenant, qu’on taxe déjà le jeu, le live, et les extensions ,voila qu’on devrait encore mettre la main au portefeuille pour jouer en multi!
Mais ça va carrément être un luxe d’avoir une console!
Si sa se fais vraiment je flash ma xbox!
Marc Savioz
4 juin, 2010, 19:59 #3Au final on se fout vraiment de notre gueule
Evilmarmotte
4 juin, 2010, 20:07 #4leoz
4 juin, 2010, 20:07 #5Lam tu as quoi contres les sodomites ?
Sinon oui on se fait bien encu***
.
Leoz
benybabe
4 juin, 2010, 20:13 #6J’ai décidé de jeter mon modern warfare et wow à la corbeille
J me remet au scrable, na!
lescentciels
4 juin, 2010, 20:15 #7Konami, 2k what else ?
Quoi ?
4 juin, 2010, 20:15 #8BG EA U N00b Pwned
Quoi ?
Ouais OK, je sors…
KieW
4 juin, 2010, 20:32 #9Oxagal
4 juin, 2010, 20:32 #10James
4 juin, 2010, 20:33 #112e: faire du in-game advertising, donc toucher encore plus de sous, sans réduire le coût de ces jeux
3e foutage de gueule: la voilà…
fujishiro
4 juin, 2010, 20:35 #12le boycott marchera jamais.
Arnak666
4 juin, 2010, 20:35 #13Contenu, MAJ, et produits super chers
Astr0*
4 juin, 2010, 20:39 #14cslevine
4 juin, 2010, 20:48 #15il y a bien un jour quelques pirates de génie qui vont nous trouver une solution pour ça aussi et nous sortir du pétrin, et lutter par la même contre les sectes numériques.
MeNtA971
4 juin, 2010, 20:51 #16neod
4 juin, 2010, 20:55 #17bah sa va y a encore codemaster, square-enix, Midway, ncsoft, sega et quelle autre
L'injusticier
4 juin, 2010, 21:00 #18J’aurai préféré que tu dises l’industrie se trompe de « mal » et pas de « maux » ce qui m’aurait semblé…Euh comment dire… Plus correct !
J’ajouterai qu’en plus de nous confirmer qu’on nous prend pour des nouilles, ce genre de mesure qui fait augmenter la grogne des consommateurs pourrait avoir comme effet pervers de pousser de plus en plus de joueurs « honnêtes » vers des voies moins « nobles » ( qui a dit piratage…?) et ça ils pourraient le regretter amèrement…
ronanb
4 juin, 2010, 21:10 #19L’époque où l’on avait accès a des jeux en réseaux locaux très simple à mettre en place et pour un maximum de plaisir.
L’époque où la presque totalité des jeux avaient une durée de vie si énorme sois avec un contenu d’une grande consistance sois avec un potentiel suffisant pour le recommencer.
Aujourd’hui seul compte les graphismes. La durée de vie, le scénario et la profondeur sont tous supprimés au profit du seul visuel, hormis quelques rares jeux qui proposent un scénario sympa.
Acheter un jeu 60€ environ pour au final le finir en cinq ou six heures est devenu tristement banal.
J’ai envi de dire qu’au départ, l’idée des jeux vidéos est de divertir et offrir un bon moment. Comment peut-on prendre du plaisir dans les conditions d’aujourd’hui ?
C’est triste et affligeant malgré très souvent un travail superbe des développeurs, travail ruiné par les commerciaux…
J’ai envi de prier très fort
Jenowar
4 juin, 2010, 21:15 #2010$ de frais pour la revente, c’est du travail de pute dans l’unique but de s’en mettre plein les fouilles, tout ca en plus de stigmatiser un monde de l’occasion (tous objets confondus) qui n’a eu qu’un but depuis des lustres : favoriser la dispersions à moindre coûts des matières premières culturelles.
Moi qui adore plaider la cause du monde vidéo-ludique en le hissant (pour certains titres uniquement) au stade d’oeuvre culturelle, on est ici retombée en plein cauchemard mercantile.
A quand la fin d’un roman policier disponible uniquement au premier acheteur ?
Daz
4 juin, 2010, 21:27 #21dodo
4 juin, 2010, 21:29 #22Ce système est absurde, ceux qui achètent des jeux d’occasions n’achèteraient pas le jeu neuf !
Seul moyen je pense, créé un nouveau compte Live et le fournir avec le jeu
berzerking
4 juin, 2010, 21:29 #23On va se faire c***r sur les fps de EA ..
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Arg … l ascii art est pas terrible (it s not realy W3C …
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dodo
4 juin, 2010, 21:31 #24smokersky
4 juin, 2010, 21:36 #25Et quand on regarde leurs résultats financiers (EA a dégagé un déficit de 667 millions de $ et Ubisoft un déficit de 43 millions), ils réagissent comme toute entreprise se doit de réagir : trouver un moyen d’augmenter ses revenus !
Je ne suis pas forcément d’accord avec leur manière de faire mais y a t-il d’autres solutions leurs permettant de renouer avec les bénéfices ? (Mis à part virer les employés)
guiguiwuip
4 juin, 2010, 21:40 #26LittleBigFrancois
4 juin, 2010, 21:50 #28Payer plus chez pour la même chose…
Encore, payer plus chez pour avoir mieux, je veux bien, mais là…
La semaine dernière j’ai échangé NFS shift contre modern warfare 2, quand je pense que cette manoeuvre toute bête sera impossible d’ici quelques courtes années
aeko
4 juin, 2010, 21:53 #29akimatsu
4 juin, 2010, 22:25 #30Il me vient une idée. Imaginez un livre style roman d’Aghata Christie, ou les dernieres pages sont manquantes et ou pour pouvoir les lirent, il faut avoir un abonnement (payant ET personnel) qui permet d’y acceder en ligne.
Et m****, je viens de donner une idée à apple avec son Ipad. Pour lire la fin, connectez vous !!!
Combien de temps avant que cela existe ?
On passe d’un modele ou l’on etait proprietaire à un modele ou on est locataire.
python
4 juin, 2010, 22:38 #31Y a des moyens simples pour palier à ce type d’abus.
- Créer votre compte EA avec une adresse mail gratuite (type yahoo, gmail, ect..), et quand vous revendez votre jeux, fournissez le compte avec (un petit papier dans la boite ou les informations du compte écrites sur le papier de l’Online pass).
- Si vous achetez des contenus téléchargeable, privilegier des paiements type paypal.
Ou sinon attendez quelques mois avant de l’acheter, du coup votre jeux est passé de 59€90 à 39€90 voir moins…
nozan
4 juin, 2010, 22:48 #32On crée son ch’ti compte steam
On le lance et on associe la clé de son jeu à ce compte Steam.
Et hop ! cette clé est associée advitam (en passant, adviternam je crois pas que ça se dise)
D’ailleurs, je n’ai pas vu de possibilité de « désassocier » la clé du compte.
Donc, si on veut revendre le jeu on peut pas.
Et si on veut acheter un jeu Steam d’occaz, on l’a dans l’os…
Tout ça pour quoi ? Pour lutter contre le piratage ? Why not.
Mais ça permet aussi à l’éditeur de vendre 2 jeux pleins pot plutôt que 1 seul.
Yep88
4 juin, 2010, 22:55 #33Et les gens vont télécharger leurs jeux lorsqu’il existera un crack qui permettra de jouer en online sans le code… Au final, ils vont se faire ba…. chez EA, Ubi & co.
Je reste sur mes old-gen du coup! =)
parisiendu95360
4 juin, 2010, 22:56 #34Et concernant les résultats financiers de EA, tu te trompe !
http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/infos-conseils-valeurs/infos/electronic-arts-resultats-trimestriels-meilleurs-que-prevu-252424.php
« Pour l’ensemble de l’exercice 2010-2011, le groupe prévoit toujours un bénéfice par action de 50 à 70 cents par action et un chiffre d’affaires prévu entre 3,65 et 3,9 milliards de dollars. » Tu as bien lu BENEFICE PAR ACTION !
Si ça c’est pas se foutre de notre gueule et attendre qu’on sorte un « rouuu rouuu » toutes les deux minutes, j’vois pas ce que c’est !
zohariel
4 juin, 2010, 23:17 #35D’ailleurs Nozan, Je me suis fais avoir avec le system Steam, j’ai acheté Condition Zero (quelques €) pour retrouver des potes qui faisait des Online, est impossible de le rajouter sur mon compte, je vais raller chez le revendeur, il me dis que je ne peux rien faire sur internet…
Bientôt -> les dénouement du jeu ou carrément d’un livredisponible uniquement au premier joueur avec de moins en moins de contenu par revente
RRROOOOHHHH
4 juin, 2010, 23:20 #36nicolad13
4 juin, 2010, 23:29 #37freestyll
4 juin, 2010, 23:40 #38bertrandriche
4 juin, 2010, 23:45 #39Je sais pas ce qui est le plus pathétique, si c’est qu’à force de prendre des décisions comme ça, ils pourraient risque de faire capoter et partir dans le mauvais sens toute l’industrie du jeu vidéo, ou si c’est le fait que les consommateurs (tout le monde quoi) ne vont absolument pas s’insurger contre ça et se laisse enfler comme de gros moutons qu’ils sont…
linus
5 juin, 2010, 00:00 #40Prenons pour exemple les campagnes facebook, manifestations diverses pour témoigner leur profond rejet des orientations que prend le service, dont ils resteront, malgré tout, des clients. Il y a également ces campagnes deezer, pleines de fougue, pour dénoncer le virage choisi par l’entreprise d’insérer de la pub dans ses messages. Et, la encore, les gens continueront d’utiliser deezer.
Et la, voila une chronique ponctuées d’insultes qui s’acharne sur la décision d’EA Games de modifier ses produits.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : de produits, réalisés par une entreprise. Et il faut que tous, vous preniez conscience qu’une entreprise fait absolument ce qu’elle veut de sa production, de son avenir. Elle est libre de ses choix. Le produit proposé par EA Games vient de changer, il est moins intéressant. S’il mérite cependant de trouver sa place sur le marché, alors il la trouvera, les clients l’achèteront. S’il est moins intéressant aux yeux des clients, et que les ventes baissent, alors l’entreprise détruira de la valeur, le cours de son action baissera, et elle sera obligée de re-changer ses produits.
Inutile de crier au scandale, au foutage de gueule, au syndrome d’une époque, etc. Une entreprise est libre des choix qu’elle fait pour créer de la valeur, ce qui est son but. Elle n’a d’autres responsabilités envers vous que celle de respecter la loi. C’est tout. Simplement il faudrait, et c’est simplement mon humble avis, se détacher un peu de ce consumérisme qui vous fait prendre tout cela trop a cœur, et vous fait accorder à ces choses une importance démesurée.
C’est un produit. Il a changé. Si vous ne l’aimez pas, vous ne l’achetez pas. Inutile de se mettre dans des états pareils pour si peu. (Et ainsi, de perdre son objectivité quand on écrit une chronique).
Hugo
5 juin, 2010, 00:14 #41Vous averti oublier de parler de battlenet 2.0! ….
A partir de froyo
kineas
5 juin, 2010, 00:23 #42C’est le genre de choses qui m’ont fait me réorienter depuis le jeu vers la réalité virtuelle en général…
Ce genre de conneries, et aussi les types comme un des boss d’activision qui a sorti une saloperie du genre « notre objectif est de retirer tout le fun dans la fabrication d’un jeu vidéo, d’en faire un véritable produit bla bla »…
Snif
tokay
5 juin, 2010, 02:08 #43Le propre d’un support palpable, c’est de pouvoir être transmis, notamment sur le marché de l’occasion.
Moi leur histoire, je veux bien à une seule condition: puisque le jeu ne pourrait pas être transmis, je veux le télécharger, donc m’affranchir du support, et ne plus paxer (tient, une faute de frappe, payer + taxer = paxer, sacré lapsus) pour sa fabrication, son transport, etc etc. Bref, ne payer que le prix de développement du jeu (15 ou 20€ contre 60€, ça me parait bien).
De mon avis personnel, aucun fabricant n’a le droit de tenter de contrôler le marché de l’occasion, c’est toucher aux notions de propriétés, et c’est grave.
Surtout qu’il y a un dictons en marketing, il est plus difficile de trouver un nouveau client que d’en garder un, et là, on se rend compte que l’occasion apporte énormément aux fabricants, puisqu’ils gagnent un client qu’ils n’auraient jamais eu…..
PS #18, maux est le pluriel de mal, la formulation est tout à fait correcte.
tokay
5 juin, 2010, 02:12 #44J’ai oublié de dire: un grand bravo pour ces chroniques, qui sont très bien analysées, qui ne prennent pas parti pour tel ou tel fabricant comme on peut voir sur d’autres sites.
Bref, toujours très agréable à lire, et en plus, Lâm réfléchi à notre place….c’est cool !!!
geno
5 juin, 2010, 02:24 #45@Lâm : Je te suis a 100% tu aurais meme pu rajouter a la fin de ton article que bientot meme les DEMOS des jeux seront payantent. Ca aussi c est un bon gros foutage de gueule.
et depuis 4ans personnes en france n a pu me dire sans ce foutre de ma gueule pourquoi on paie nos jeux 70euros alors qu a Hong kong un jeux neuf d origine (multi langue sur xbox ) est entre 25-35euros?
vive le piratage a ce niveau ca deviens un reflexe patriotique.
maxlebourrin
5 juin, 2010, 04:35 #46J’penss que y’a moyen non?
Ca ferait une expérience offline gratuite et une expérience online 1o E, ça passe? =)
daruthin
5 juin, 2010, 06:10 #47déjà qu’avant j’achetais pas beaucoup de jeux EA, là j’en acheterais encore moins.
« »" »J’aurai préféré que tu dises l’industrie se trompe de “mal” et pas de “maux” ce qui m’aurait semblé…Euh comment dire… Plus correct ! »" »" »"
non, non. maux est correct étant donné qu’il s’agit d’un pluriel.
_______________________________________________
« »" »"mais si on vend son jeux, on ne la plus après non? donc argument bidon »" »" »" »
contre argument bidon car il faut reflechir un peu plus que le simple « si le le revend, c’est juste un autre qui joue ».
quand tu revends ton jeu, tu y a joué, tu l’as finit jusqu’au bout, etc… en général, si tu le revends c’est que tuas profité un max de ses possibilités et/ou tu n’as plus envie d’y jouer. du coup une deuxième personne va profité de l’expérience apportée par ce même jeu. ce qui fait au final que 2 personnes auront profités du travail des développeurs pour un seul CD. du coup, pour EA, le deuxième gus pourrait tout aussi bien acheter un jeu neuf et faire rentrer de l’argent dans leurs poches.
ce que veux EA, c’est qu’on achète le jeu et qu’on lui fasse prendre la poussière sur une étagère une fois qu’on en veux plus.
_______________________________________________________
« »" »Les jeux sont de plus en plus “creux”, effectivement le graphisme a pris le pas sur … »" »" »
je dirais plutot que ça a pris le pas sur leur âmes. moi aussi je me souviens de ces jeux où on sentait la passion de leur créateurs. ce petit quelque chose qui faisait qu’on savais que les gus y avaient mis du coeur.
perso j’ai une Xbox et je me suis pris juste castle crasher. un jeu 2D, graphique typé flash, bourré d’humour, long au possible et j’y joue depuis pratiquement un an sans m’en lasser tout ça pour moins de 15 euros.
heureusement il existe encore quelques perles vidéoludiques. seulement, il faut les trouver. malheureusement, plus ça va, plus elles sont rares!!!
prime hunter
5 juin, 2010, 08:37 #48Je pense que tout a déjà été dit dans les coms, mais je suis d’accord avec vous… Non au jeu en ligne bridé et payant, non aux DLC payants à tout va, non au contenu sur les disque qu’on doit débloquer non pas par son talent au jeu mais par le fric !

Si c’est ça la next-gen je vais finir par me remettre aux Nintendo
Makk
5 juin, 2010, 09:30 #49Bien sûr, ils ne vont pas le dire officiellement tel quel, mais c’est bel et bien comme ça qu’ils le perçoivent. La nuance, c’est que celui qui revend le jeu d’occasion pour un jeu neuf n’aurait peut-être pas acheter un autre jeu neuf si il n’avait pas vendu son jeu d’occasion, mais dans les faits comptables c’est un peu différent. C’est que toute la chaîne du jeu vidéo d’occasion représente un marché énorme, dont certains acheteurs n’en sortent jamais pour acheter des nouveautés. Que les jeux d’occasion achetés à la suite grignotent sur le budget pour acheter des jeux neufs. Avec cette mesure EA n’a rien à perdre : Ils ne vendront pas moins de jeux neufs et sur l’occasion ils peuvent récupérer une part supplémentaire.
Mais ce système cache surtout le futur du jeu vidéo, où nos comptes seront liés à une console, que les jeux seront hébergés sur des serveurs et qu’il faudra payer tous nos jeux plein pots. A ça il faudra ajouter le contenu payant. Quand on pense que Sony voulait rendre en DLC payant les voitures sur Gran Tourismo, ça ne promet pas de belles choses pour l’avenir.