C’est une chronique qui attend sa publication depuis longtemps et qui fera plaisir à certains, qui critiquaient la surconsommation liée au innombrables nouveautés du secteur. C’est une chronique qui a pris son temps et qui prendra le votre. Cela tombe bien, nous sommes le week end. Cette chronique est une réaction. À quoi ? Au sujet épineux et enfin médiatisé de l’Obsolescence Programmée.
Ou comment les fabricants de biens conçoivent des mécanismes destinés à raccourcir la durée de vie de leurs produits et ainsi, pousser à une consommation régulière et plus soutenue : batteries non amovibles, pièces fragilisées, puces de « mise en panne programmée », mais aussi un marketing destiné à rendre ringard un objet à la pointe un an plus tôt.
Un concept déjà plus ou moins connu, mais qui a connu un regain d’attention et de visibilité ces derniers temps, mettant à jour des mécanismes perfectionnés et bien plus anciens que nous n’aurions pu le soupçonner.
Il y a quelques mois, ma très estimable consoeur Florence Legrand s’est penchée via LesNum sur le sujet, à travers l’une des premières études françaises du phénomène : Lecture obligatoire.
Et c’est depuis quelques jours un passionnant documentaire diffusé sur Arte et largement repris (315000 visionnages sur le site Arte+, record) qui a relancé la discussion à plus grande échelle : « Prêt à Jeter » n’est malheureusement plus disponible sur la catch up de la chaîne, mais on peut le trouver ici. Visionnage obligatoire.
Je vous invite donc à vous poser, lire et regarder ces deux travaux passionnants sur l’un des plus grands « mal nécessaire » de notre époque et de revenir en discuter dans la suite.
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Ca y est, vous avez tout vu/lu ? Nous pouvons spoiler comme dans une critique ciné ? Très bien. Car pour être honnête, entre ces deux dossiers et les réactions qu’ils ont engendré (commentaires, articles en réaction, google est votre ami), le problème de l’Obsolescence Programmée a largement été exposé et brillamment expliqué. Il n’y a pas grand chose à ajouter. Je voudrais donc revenir et m’attarder sur notre culture propre et ce que nous pouvons faire, ce que nous voulons faire par rapport à ce sujet. Geeks que nous sommes.
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//LE SYNDROME DU FOIE GRAS
Soyons clairs : je plaide coupable. Geek enthousiaste, consommateur averti et assumé, early adopter, passionné d’objets, d’innovation, je joue à fond le jeu du capitalisme et de l’Obsolescence Programmée – que je nommerai à partir de maintenant « OP ». Pour les bonnes et les mauvaises raisons, j’ai toujours lié progrès au capitalisme.
Et étant un progressiste assumé, je vis très bien dans notre époque : des nouveautés, des évolutions, des remises en cause, des changements, des technologies, des avancées, super : remettez-m’en deux assiettes de rab’. La vision des articles et documentaires de référence de cette chronique, je les ai donc pris de plein fouet, comme pas mal d’entre vous je pense ? Personne n’aime voir sa culture, ses passions, ses certitudes ébranlées. On sait que l’autre a raison, mais on se voile encore un peu (trop) la face. C’est une défense cognitive classique. C’est ce que j’appelle aussi le syndrome du foie gras.
Vous avez déjà mangé du foie gras ? Vous adorez cela ? Très bien. Vous avez déjà vu comment on fait du foie gras ? Yep, c’est chaud tellement que c’est affreux. Mais maintenant, combien d’entre nous ont arrêté d’en manger après avoir appris comment on le faisait ? Pas tant que cela. Parce qu’au delà de la raison (pauvres oies), il y a la basse et pragmatique passion (bordel que c’est bon).
Il n’est donc pas question de remettre en cause ou d’ériger des palissades de mauvaise foi face à l’OP, mais bien de se demander le plus raisonnablement du monde si nous pouvons y faire quelque chose.
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//UNBREAKABLE, UNTHINKABLE
Cela me fait repenser à un autre concept, celui du réenchantement du monde par les ordinateurs : lorsque cela ne fonctionne pas, on cherche de moins en moins à comprendre, on accepter avec le classique « bah, c’est l’informatique » et sans vraiment lutter, on change la pièce défectueuse. Combien d’alimentations, de cartes mères, de disques durs ai-je changé la mort dans l’âme, mais l’âme parfaitement résignée ?
Car d’une certaine manière, nous sommes « encerclés » : une écrasante majorité des produits que nous consommons sont destinés à être jetés et remplacés le plus simplement du monde, comme on utilise des assiettes et des couverts en plastique ces soirs où l’on a la flemme de faire une grosse vaisselle. C’est dans leur adn, c’est la culture Ikea, on en rachètera un neuf pas cher plus tard. La parole écologique, qui a gagné de l’ampleur ces deux dernières décennies, tend à nous responsabiliser, mais notre style de vie reste incroyablement rythmé par l’OP et la consommation de masse.
Il convient cependant de relativiser. Dans notre époque jetable, il existe encore des objets et des entreprises pensés pour la durée. La maroquinerie haut de gamme, certaines enceintes audiophiles, une certaine horlogerie… Que du haut de gamme en fait. En faisant abstraction des produits simples (cela m’embêterait bien qu’une fourchette en métal ne dure que 1000 repas…), la plupart des produits manufacturés complexes durables sont associés au haut de gamme. Mais comme l’explique « Prêt à jeter », les produits grand public sont souvent vendus à des prix ne reflétant pas leur réelle valeur. Et si une entreprise décidait de re-produire des produits grand public indestructibles ?
Tout le monde y a forcément pensé, tout le monde y pense. Mais comment expliquer au gens que l’on produit un téléphone qui va vous durer 15 ans, pour 4 fois le prix ? Dans la durée, c’est rentable. Et puis, on paye pour une durée de vie non bridée, pour un prix non bradé. Une économie du réel.
Mais qui pourrait garder un même appareil autant de temps, quand les technologies changent si vite ? Et surtout, qui pourrait payer un téléphone 2200 euros, en se disant que ce sera rentable à long terme ? Et plus généralement : pouvons-nous encore penser à long terme… Je ne le pense pas. La consommation se calque aujourd’hui sur des cycles de plus en plus courts, à la manière de la mode et de ses saisons. Regardez les téléphones, dont l’achat est aujourd’hui grandement décidé par les périodes d’engagement auprès d’un opérateur : 24, 12 mois… Garderiez vous votre téléphone, si un « plus neuf, plus performant, plus tôt que vous n’en n’avez besoin » vous est proposé à 49 euros ?
Ce qui est étrange, c’est que tout le monde est plus ou moins au courant de cette pratique, de cette philosophie, mais que personne ne réagit. La lutte contre l’OP ne date pas d’hier. Peut-on demander une révolution des comportements sans passer pour un Don Quichotte ? Serge Latouche, Don Quichotte de l’OP qui intervient dans le documentaire d’Arte, définit les 3 grand mécanismes de notre économie de la croissance par : la publicité, l’obsolescence programmée et le crédit. Combattre l’OP reviendrait à rendre les produits beaucoup plus chers à l’achat qu’auparavant et ne ferait que faire exploser le mécanisme de crédit. Un bien pour un mal ? Une réelle amélioration de la situation ? J’avoue être sceptique. Mais ne vous méprenez pas : je ne pousse absolument pas à une victimisation de nos cas.
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//UNE PHILOSOPHIE DU « À JETER », IMPOSSIBLE À JETER
Au final, l’OP est un mécanisme aussi écœurant que logique. Le contrôle du commerce, des prix n’a par exemple pas attendu notre siècle pour faire loi. La question qui se pose aujourd’hui est épineuse, car elle nous renvoie à la face tout ce pourquoi notre société occidentale moderne s’est battue : vivre mieux, accéder à la propriété, aux biens etc. Il est un peu facile et lâche de cracher sur tout cela aujourd’hui. Nous voulons tous arrêter l’OP, mais personne ne sera prêt à renoncer aux privilèges et au confort immédiat qu’elle procure, la meilleure arme anti-révolution, c’est de donner à tous quelque chose qu’ils ont peur de perdre.
Comme le disait Jean Yanne à l’époque : « Tout le monde veut sauver la planète, mais personne ne veut descendre les poubelles ». L’idéalisme se heurte au pragmatisme. Il est inutile de débattre sur l’OP , il est plus intéressant de se demander si nous, enfants de l’Occident capitaliste et développé, pouvons nous donner les moyens de nos grandes idées. Personnellement, je ne pourrais pas, pas sur tout.
Il est évidemment facile de me dire que l’on gardera un jean 10 ans pour lutter contre l’OP, si on n’est pas spécialement obsédé par la mode. Nous voici donc sur le Journal du Geek, entre fous de nouvelles technologie, d’informatique. C’est notre passion. Si on nous disait que notre smartphone, notre APN, notre télé LCD resterons les mêmes pour 25 ans, parce que c’est, mieux, tiendrions-nous ? Probablement pas.
Si des modèles alternatifs se dessinent et que dans la grande mouvance écologique, nous nous mettons à mieux contrôler notre consommation, la société de décroissance rêvée par Serge Latouche n’arrivera cependant pas de notre vivant. Des poches existeront sans doute, comme des sociétés « alternatives » existent aujourd’hui (la ville de Portland, par exemple), mais de manière globale, il sera difficile de faire « marche arrière » dans une société qui a foncé droit devant durant si longtemps.
En attendant, à notre échelle, l’action est toujours possible, via une certaine sélection dans nos comportements : on peut déjà freiner certaines dépenses sur des secteurs moins « critiques » de notre vie de consommateurs. Garder mon ampli audio/vidéo même pas THX bouhh encore 10 ans ? Pas de soucis. Vivre avec moins d’écrans ? Je m’y efforce. Hors du hi-tech ? J’y réfléchi, sur mes vêtements, sur l’achat d’ampoules longue durée qui coûtent si cher au départ, ma consommation d’eau, de produits ménagers comme des lingettes et autres produits à usage unique…
Attendre 2021 pour changer mon iPhone 4 ? Soyons honnêtes, je ne tiendrai pas. Le réalisme est je pense une manière efficace de se tenir à de nouveaux engagements. Inutile de s’isoler dans le Larzac et manger le fromage de ses chèvres pour craquer au bout de 6 mois et se jeter corps et âme dans une défonce du consommateur. Procéder par touches, vivre avec ses « faiblesses », les assumer, assurer une hygiène de vie et de responsabilisation consumériste, transmettre plus aux générations futures est déjà un début.
Je suis assez triste et honteux de me sentir si profondément ancré dans une culture assez détestable. L’OP m’a permis de prendre conscience de cela, mais aussi d’assumer ma culture et de vivre avec, de manière moins passive. Nous sommes une génération des « grands gaspilleurs », peut-être une des dernières avant un grand crash du pilote sans avion qu’est l’Obsolescence Programmée. Assumons notre culture et accueillons son alternative.
crédits images :
« Prêt à Jeter », diffusé sur Arte.
Chris Jordan, Bruno Mourron et Pascal Roustain, dont les travaux photos sur la sur consommation sont à découvrir absolument.
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“Les Chroniques du Week End sont des réflexions de Lâm Hua sur la culture et l’industrie geek. Elles engagent les opinions de leur auteur et pas nécessairement celles de l’ensemble de la rédaction du JDG.”
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Vos meilleurs commentaires : À vous de jouer !
Tom
Je m’intéresse fortement à ces problématiques concernant notre façon de consommer. Le docu « prêt à jeter » ainsi que l’émission Capital Terre diffusée récemment sur M6 montrent du doigt le moteur de notre mode de consommation effrénée: « le pétrole pas cher ». C’est lui qui permet à l’économie mondialisée de fonctionner et sans lui, point de salut!
Donc pour répondre à la question « comment arrêter tout ça? », je réponds ainsi: Tout s’arrêtera quand le pétrole sera rare et cher, chose qui arrivera très bientôt (moins de 50 ans selon moi). Donc à moins de trouver rapidement une énergie aussi facilement exploitable et aussi peu chère que le pétrole, l’économie sera obligée de se relocaliser, fini les gadgets en plastique chinois « à pas cher », les langoustines pêchées en mer du nord puis envoyées en Thaïlande pour être décortiquées pour finalement être réexpédiée chez nous, finis les jeans à 30eur venus du 4 coins du monde, etc…
Je ne dis pas que tout va s’arrêter, l’électricité peut être viable pour nos voitures personnelles, mais probablement pas pour les camions, avions et paquebots qui acheminent en permanence tous les beaux produits que l’on peut acheter au quotidien. On recommencera peut-être à reproduire certains produits en France, à manger plus local, etc
Alors oui, certains diront sûrement que c’est complètement loufoque, « ILS » vont forcément trouver quelque chose pour remplacer le pétrole ou bien « il y en a encore plein! ». Je comprends parfaitement ce type de réaction car il s’agit d’un scénario gênant qui met en branle la base du système. Mais selon moi, quand la bouteille est vide, bah elle est vide et il faudra bien revoir notre façon de consommer en fonction du coût de l’énergie.
Je conseille aux septiques la lecture du site de Jean-Marc Jancovici (ingénieur spécialiste de l’énergie et du climat) http://www.manicore.com , ainsi que le visionnage de certaines conférences qu’il a pu donner sur le sujet: http://video.google.com/videoplay?docid=-2198525808759699626
Tom
« le problème se résoudra tout seul! »
Peut-être serait-il intéressant de faire la nuance entre une obsolescence programmée MÉCANIQUE, MARKETING et ÉTHIQUE.
La première, mécanique, se base sur la majeure partie du reportage à savoir diminuer mécaniquement la durée de vie des produits pour en vendre plus, et surtout plusieurs à la même personne ; en somme accélérer le turn-over clientéliste. Cela, par l’adjonction de dispositifs castrateurs (CF l’imprimante) ou par l’augmentation de la vulnérabilité d’une pièce remarquée fragile (CF réduire l’épaisseur des courroies de machine à laver).
La seconde, marketing, a été trop discrètement abordé. Elle se baserait non plus sur une intervention directe sur la solidité du produit mais plutôt sur l’image qu’il renvoie, au sens large de l’idée. En somme, faire d’un produit un dinosaure alors même qu’il sort d’un magasin. C’est la vision publicitaire: on ne chercher pas à combler une envie, un désir à jamais, mais seulement pour une durée déterminée la plus courte et frustrante possible ; poussant ainsi au rachat. Cette technique se base plus sur le design, les retouches esthétiques et graphiques que sur l’incorporation de nouvelles technologies, bien que là encore, les normes technologiques aussi peu révolutionnaires soit-elles se succèdent comme les défilés à Milan.
La troisième, plus complexe, se base la morale, l’éthique. Un objet non-défaillant n’a aucunement besoin d’être renouvelé. Le reportage met en avant la mort d’un produit au sens utilitaire de cette notion. Mais il y a un d’autres aspects à approfondir, ceux de l’égoïsme, de l’identité socio-culturelle, du prosélytisme et de l’inédit. Autant de points psychologiques que de comportements aberrants. En effet, nous n’attendons bien souvent pas qu’un objet ou qu’une partie d’un objet soit « cassé » pour le renouveler, on le change avec zèle bien avant, c’est l’effet « nouveau », on est remarqué par l’adoption d’un modèle récent qui reflète notre attention particulière à la non-négligence et aux univers passionnés de la mode, de la technologie, etc. C’est différent de la seconde attention, il s’agit ici de mettre en avant les pulsions autres que le désir, comme le fait d’avoir un objet à soit et rien qu’à soit, qu’il soit toujours performant et compétitif, qu’il soit parfait. L’obsolescence est ici véhiculée par les discours, les valeurs et les remises en cause de la société (pour la grande échelle), mais aussi par l’ennui/la lassitude et l’exclusivité/l’égoïsme d’un produit.
L’obsolescence programmée est tellement flagrante et encrée dans toutes les structures nourricières de notre société moderne que la remettre en cause en totalité est fortement dangereux, mais comme tu le conseilles, on peut adopter en douceur des comportements qui usent de l’idée même que l’obsolescence programmée est une idée obsolète.
Nawak
Tout le monde parle technologies etc
Mais pour moi l’exemple le plus frappant est celui du textile et comme dit le chroniqueur, du « haut de gamme ».
Toute nos normes ont été durement revues à la baisse ce dernier siècle…
Il y a 300 ans, une paires de chaussures de cuir durait 20 ans avec des semelles dignes de ce nom et du cuir à toute épreuve. Aujourd’hui, combien d’entre nous on des chaussures égales de qualité? André? en majorité du simili cuir, et c’est la marque de chaussure qui en vend le plus dans le monde. Aujourd’hui, une VRAIE paire de chaussure qui peuvent se garde une moitié de vie c’est quoi? Weston, Church, Berluti? C’est 500 balles minimum.
Un manteau. Combien d’entre vous voit le bord de manches et des coudes se limer au bout de 2 saisons? Un VRAI manteau qui dur plusieurs dizaine d’année c’est minimum 800 balles. On les voit d’ailleur, les petits vieux avec leur Burberry sur le dos. Et ca m’étonnerais fort qu’à 70 ans ils suivent encore la mode. Je pense plutot qu’ils l’ont acheté pendant leur crise de la quarantaine et qu’il tient toujours en parfait état.
Pareil pour tout ce qui est chemises (les noires qui deviennent grise au bout de 10 machines ou luisante avec force de fer à repasser) T shirt.
La plupart des choses que nous avons d’usés, nous les portons toujours car il représente de l’argent (jeté en l’air, certes) mais que la plupart du temps ca nous fait mal au coeur d’avoir dépensé autant pour devoir les jeter si rapidement.
Au final, une majorité on achète de la merde à prix d’or en pensant que c’est normal.
Mais le problème est que si tout le monde acheter du luxe / haut de gamme, c’est le plaisir du changement qui serrait altéré et celui de ne plus être « dans le move ».
Mais le problème d’acheter jetable est de constamment dépenser avec une satisfaction bien moins forte que de regarder sa paires de chaussures qui a 20 ans et de se dire « ahah, je me suis pas fait baiser sur ce coup! »
Après, tout est une question de choix. Un choix très simple. La qualité ou la quantité. Les 2 ont leurs avantages et leurs inconvénients.
kob
Une chose importante n’est pas abordée dans cet article :
A savoir le ratio Avancée technologique exploitable et rentabilité, ainsi que la capacité de l’homme à s’approprier les technologies.
L’OP va durer et est notre futur que nous le voulions ou non.
Nos découvertes en matière de sciences se font de plus en plus rapides, des technologies émergent alors des ces découvertes, il faut alors les rentabiliser, ce qui est impossible entre 2 bonds technologiques (TV LCD/PLASMA, TV LED, TV LED 3D, 3D sans Lunettes, puis dans 3 ans Holographie 3D…)
La 3D telle que nous l’acceptons dans les cinéma aujourd’hui existe depuis 20 ans, Seulement nous autres n’en voulions pas car notre capacité à tolérer cette nouvelle technologie n’était pas au rendez vous, il y a 20 ans.
L’absorption technologique, la rentabilité et les bonds technologiques resteront les principaux responsables de L’OP.
Tout les mouvements bobos ne pourront rien y faire, car c’est sans doute le futur de l’Homo Sapiens Numéricus !

























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Le Journal du Geek
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25 fév, 2011, 23:36 #1Sikandar
25 fév, 2011, 23:38 #2Tonie
25 fév, 2011, 23:43 #3Faites ce que je dis, pas ce que je fais! ils me font bien rire tous à dire « c’est pas bien… »
La consommation fait partie de notre société, après effectivement, il est des choses plus utiles que d’autres… :-/
Ils faut vivre avec son temps…
_genesis_
25 fév, 2011, 23:55 #4Encore une bonne chronique, sur un très bon sujet, merci Lâm
dr4g0v
26 fév, 2011, 00:00 #5L’auto-gestion, ça existe, mais tout le monde n’est pas prêt à vivre comme cela.
Je pense que l’acte le plus logique est de devenir un « consom’acteur ».
Il faut juste réfléchir avant chaque achat, se poser des questions.
-En ai-je vraiment besoin ?
-Puis je réparer mon ancien produit ?
-Mon produit est-il biodégradable, écolo ?
-Mon produit est il fait dans des conditions qui respecte les Droits de l’Homme ?
-Puis je acheter la même chose mais fabriquer en Europe ?
Je sais, c’est pas facile, et moi aussi parfois je craque, mais ayez une conscience chers amis consommateurs, dites vous que votre toute nouvelle paire de Air Max Requin de la mort qui tue est peut-être fabriquée par des personnes qui peuvent avoir le même âge que vos gosses et qui travaillent 2, 3 fois plus que vous pour gagner 10fois moins.
ziommm
26 fév, 2011, 00:09 #6Si j’ai pas un balle, ben j’amortis mon GSM, je chouchoute mes pc, et quand j’ai une bonne rentrée d’argent, ben je me fais plaisir, j’essaye de nouvelles choses, tout en vendant ce qui est inutile.
Vie de geek quoi :roll: .
g0tama
26 fév, 2011, 00:10 #7Je suis totalement d’accord sur l’augmentation des prix qu’apporterait une durabilité supèrieur mais aussi je pense que les produits actuelles sont aussi plus perfectionné qu’avant avec beaucoup plus d’électronique et de possibilité.
Plus facile de faire un produit avec une seule fonction qui dure longtemps qu’un produit qui peut en faire une dizaines sur la durée…
Legentildr@gon
26 fév, 2011, 00:21 #8Je plaide non coupable!
Car oui j’aime bien les objets geek mais surtout sur le net. Et quand il m’arrive (quand même) d’en acheter un, je suis bien dégouté quand il tombe en panne et de m’entendre dire que sa réparation coûterais plus chère que d’en acheter un neuf.
Alors je trouve que les industriels prennent une fois de plus les consomateurs pour des vaches à lait et ça dans tous les domaines. Donc je n’achete que lorsque que j’en ai vraiment besoin. Mais malgrés ça je me fais quand même ratraper par cette « obsolecense programmée ». j’suis dègue
Lâm
26 fév, 2011, 16:52 #9Et hop, voici la chronique dans sa version « définitive, elle était passée en ligne alors qu’elle n’était pas terminée
Bacchus
26 fév, 2011, 17:06 #10komino
26 fév, 2011, 17:15 #11A moins de retomber à l’age de pierre pour pouvoir prendre un autre chemin ensuite.
Bref, ce sera pour la prochaine guerre mondiale, sans doute nucléaire.
Sinon, la solution actuelle la plus réaliste permettant de continuer dans cette voie, serait de développer tres rapidement des moyens de recyclages efficaces permetant de récupérer tout ou grande partie des composé se trouvant dans un objet.
Si pour l’instant, ce n’est pas vraiment dans les papiers des décideurs mondiaux, il est à parier que le jours ou le prix des composés rares vont frôler des sommets, il y aura bien plus de bonne volonté.
Fred
26 fév, 2011, 17:34 #12Avant de parler de 15 ans d utilisation, il faudrait deja generaliser la garantie sur tout les biens a 5 ans comme dyson . 1 ou 2 ans c est rien!
Perso, mon Nokia m a duré 5 ans 1/2, il buguait de temps en temps, le chargeur est tombé HS lors de ma commande de l iPhone 4. Reste qu en rachetant une batterie et un chargeur, le Nokia aurait pu me faire 2 ans de plus min… Mais bon le Nokia ne me servait que de téléphone, alors que l iPhone 4 me sert d’ apn, d’ iPod, de GPS, de Palm, de vidal, lampe de poche… Reste que dans 2 ans, il sera sans doute plus valable de passer a l iPhone 6 que de garder le 4 pendant 5 ans…
mrcarton
26 fév, 2011, 17:41 #13Comme tu l’ad dit et comme le reprend dr4g0v, il est vain de trouver le responsable de ce système. Mais il est utile de comprendre que le consommateur a toutes les cartes en main.
Il est de notre responsabilité de geeks assumés de réfléchir nos achats et de saisir la responsabilité que cela implique.
Si notre passion n’est pas compatibles avec nos idéaux, nous pouvons nous donner bonne conscience et faire le premier sur d’autres domaines, comme la mode, le matériel de maison et l’alimentaire. Je rebondis d’ailleurs sur le doc de m6 de la semaine dernière, qui montrait tout l’intérêt de recycler certains produit de notre quotidiens, notamment les portables. Un recyclage très lucratif de produits que considère dépassés.
Ce sont des choix stratégiques, car mieux gérer son budget sur ces secteurs augmenterait nous permettrait d’acheter le dernier Cowon ou la nouvelle génération de reflex.
alanof
26 fév, 2011, 18:02 #14Comment combattre l’OP ? Déjà en régulant très sérieusement le capitalisme. D’ordinaire, j’aurais dit qu’il faudrait le supprimer mais les autres modèles sont si incompatibles avec celui qu’on a adopté qu’on serait vite dépassés et sur les nerfs. Contrairement au commerce primaire où la demande dictait l’offre, j’ai peur à penser qu’aujourd’hui, l’offre dicte de plus en plus la demande. Et pourtant, je suis sûr que la gauche en France par exemple ne pourra rien y faire car quelque soit leurs solutions, elles seront ancrées dans l’OP et ne fera que combler des brèches sans traiter l’OP de façon globale.
Je suis d’accord avec toi Lâm en ce qui concerne la différenciation qu’on doit faire avec certains objets. L’électroménager, qui technologiquement est efficace depuis un certain nombre d’années, est l’un des secteurs où l’on jette très rapidement car tel machine ne fonctionne plus et qu’on nous propose systématiquement d’en racheter un neuf moins cher.
Les smartphones et autres appareils high-tech sont des appareils technologiques dont les prouesses techniques (peut-être délivrées avec du retard afin d’en livrer de nouvelles régulièrement ?) ne cessent d’évoluer d’année en année, je dirais même de mois en mois ces temps-ci. Certes. Aujourd’hui, un smartphone est une véritable usine à gaz et offre tout un tas de possibilités. Ces possibilités, pour moi, on peut les assimiler à des besoins, que le consommateur se créé pour lui-même dès qu’on lui propose. Parce que au final, il y a tant de choses qui sont plus pratiques avec un nouveau smartphone, mais qui ne sont pas indispensables. Un peu le slogan des aînés qui vous répètent à longueur de temps « on f’sait ça avec 3 fois rien nous, à l’époque ! ».
angrywash
26 fév, 2011, 18:10 #15perso je préfère upgrader un vieille ordi et l’overclocker a fond plutôt que de courir acheter le dernier itruc ou tablette-a-la-mort-moi-le-nœud.
j’ai mis un ssd intel il y a un ans dans mon vieille ordi de bureau qui en avait 5 et maintenant il fait tourner sans aucune latence windows 7…
en encodage même overclocké ca fait pas de miracle mais en utilisation courant multimedia, traitement de texte et net il est plus réactif que les ordi a la fnac!
et si vous voulez vraiment charger d’ordi pensez a le refiler a une asssoc humanitaire…
encore un truc qui m’énerve, y’a une saloprie de compteur dans les imprimantes et quand elles atteingnent un certain nombre de nettoyage de tetes elles se bloquent !!!! je téléphone au sav pour qu’il me donne le code de remise a zero du compteur après avoir nettoyer le tampon et le gars me répond qu’il a pas le droit car vendre des imprimantes c’est leur gagne pain!!!! il voulait que je la jette et en achète une nouvelle …bonjour l’écologie!
heureusement y’a des gars sur la toile qui mettent les codes a disposition.
voila c’etait mon coup de gueule désolé de vous avoir saoulé…
Ralph
26 fév, 2011, 18:17 #16Certains choses ont certes augmentés avec l’euro, mais d’autres ont baissé! Sisi je vous promets, 5000 Fr pour un equivalent du LCD c’était pas possible, la creme de la creme était mini a 1500€ chez les constructeurs japonais…Pareil pour les machines à laver, les frigos. Donc de ce coté, nous les consommateurs sommes gagnant.
Après l’utilisation qu’on en a fait varier la durée de vie d’un produit également. J’ai des amis qui ne prennent pas soin de leur ordinateur et qui se plaignent qu’il ne fonctionne plus…ben mon pauvre, c’est normal si tu bouffe et bois au dessus et que tu fais pas attention a l’eau qui peut tomber au dessus…
Après je ne vais pas dire, j’ai eu ma période de fievre acheteuse, je suis même allé jusqu’à re acheter des telephones qui m’avaient marqué (K750i) pour le laisser finalement, au fond d’un tiroir. Mais maintenant, j’essaye de raisonner autrement.
Récemment, le clavier de mon Blackberry s’est cassé…et alors? Ben j’ai commandé un clavier OEM sur un site chinois de reference et reconnu pour son sérieux avec quelques autres pieces pour lui donner une seconde jeunesse. Et dire qu’il y a 3-4 ans, je ne gardais pas mon téléphone plus de 3 mois…maintenant, je réfléchis autrement, plus « écolo » également, bref plus responsable.
Pareil pour mon iPod…au final le modele qui m’avait marqué était le Nano 4/5G et j’avais regretté de l’avoir revendu. J’ai mon classic avec toute ma musique mais j’ai repris sur le refurb un petit nano pour tout les jours pour mon plus grand bonheur! (bouh le nouveau est neeeeeul
)
Et pas plus tard que cette semaine…MAJ des MBP…Mon MB unibody Alu se fait vieux en fait? et il est sexy ce MBA 11″, mais, mais, mon ordi en fait, il tourne très bien! j’ai pris la décision de lui offrir une nouvelle batterie et tant pis pour toutes les nouveautés annoncées. Je ne pense pas me « Degeekiser », car l’info geek m’attire toujours et je m’achète certains trucs ou repousse l’achat pour être early adopter. L’iPad 1 ne me plaisait pas, surtout après la présentation de Facetime, j’attends la V2, car en grande partie, je n’en ai pas spécialement le besoin mais quitte à se faire plaisir autant le faire bien.
Bref, je n’ai pas attendu ce reportage de mon coté pour me raisonner et préfère dépenser mon fric dans d’autres activités au final. Je vis très bien avec ce que j’ai et je ne me sens pas mal a l’aise, le jour ou je verrais que mon ordi ne tient plus la route selon mes besoins, en attendant…j’en profite :roll:
PS : Merci pour cette chronique qui comme d’hab est très bien menée de bout en bout, agréable à lire et qui est très intéressante
python
26 fév, 2011, 18:19 #17Il ne faut pas se leurrer, ce qui est important pour un industriel, c’est la rentabilité d’un produit. L’aspect écologique n’est qu’un argument commercial.
Mais attention la durée de vie d’un produit est un problème complexe.
L’industriel (et) ou le distributeur est responsable de la gestion de la fin de vie de son produit (recyclage, retraitement des parties polluantes,etc…).
Le fait de sortir un produit avec un cycle de vie trop court peut engendrer un surcoût qui nuit à la rentabilité du produit.
Il est donc souvent préférable d’encourager le consommateur à acheter un nouveau produit, alors que l’ancien est encore complètement fonctionnel, et de trouver un autre cycle de vie à l’ancien produit. A titre d’exemple, les téléphones portables ancienne génération sont écoulés dans sur les marchés des pays émergents.
Si le consommateur va jusqu’à la fin de vie de son produit, l’industriel se retrouve à gérer un produit difficilement reconditionnable.
Dans ce cas la, les industriels mettent souvent en place d’autres stratégies comme la facilité de recyclage ou rendre le produit réparable afin d’étendre sa durée de vie. Le secteur automobile à fonctionné pendant très longtemps sur ce mécanisme.
Il faut aussi savoir que tout le monde de l’électronique fonctionne sur un système de produit à courte durée de disponibilité, ainsi un composant (la puce électronique pour faire old school) devient moins disponible (et donc plus chère) au bout de 2 à 5 années.
Combattre l’obsolescence est souvent une préoccupation majeure des fabricants.
Le vieil adage prix élevé = durée de vie plus élevé n’est plus vrai de nos jours.
Un produit à une durée de vie plus élevé uniquement si il a été conçu pour cela.
La durée de vie élevé est une stratégie en soit, souvent « la rentabilité » ne provient pas que de la vente du produit, mais de la vente de consommables, ou la vente de produits dématérialisé (logiciels).
Pour finir, je pense que le consommateur n’as que peu de moyen d’intervenir sur ce système qui est un modèle économique en soit et qui a tendance à se généraliser.
Le seul moyen de « changer » cela c’est d’encourager la standardisation des supports afin que les industriels se concentrent sur les contenus.
prime hunter
26 fév, 2011, 18:23 #18Excellente chronique, ça fait du bien de réfléchir un peu sur notre système avant de retourner dans le grand tourbillon… Pour ma part le domaine où je sens le plus l’OP est la téléphonie mobile et les PC qui évoluent à la vitesse de Flash Gordon !! 8O
Pour ma part ce sujet m’intéresse un minimum car je collectionne de vieux jeux vidéos et je m’attache à trouver une solution pour conserver bécanes et supports aussi longtemps que possible… Bravo Lâm, c’est ces chroniques qui font que le JDG n’est pas un site comme les autres !
Jean
26 fév, 2011, 18:30 #19Très belle note ! Les curieux la complèteront de cette référence à une situation analogue. Ca se passe en Chine au premier siècle avant JC : http://nekid.fr/2011/02/23/dispute-sur-le-sel-et-le-fer-quand-les-idees-neuves-reinventent-le-passe%E2%80%A6/
Allistar
26 fév, 2011, 18:40 #20Voila le lien youtube qui a été censuré (quasi 4 million de vues) mais la video n’apparaît plus dans aucune recherche youtube. Il faut appuyer sur CC pour avoir les sous titres français. http://www.youtube.com/watch?v=4Z9WVZddH9w
matlac
26 fév, 2011, 19:04 #21Une seule solution ; augmenter la durée légale de garantie par une loi européen. Elle est aujourd’hui de 2 ans il faudrait la porter à 5 ans dans un premier temps.
igeekmatt
26 fév, 2011, 19:13 #22Agbobloshie : Mon sujet de TPE de l’année dernière, qui m’a permit d’ouvrir les yeux, même en étant apple fan boy … Pour changer le monde, il faut changer nos mentalités, mais le maître mot de l’homoeconmicus : le fric, le fric, le profit … Etant en sciences-po, j’entends ça chaque jours… Et maintenant, regarder Into The Wild.
Très belle Chronique, très beau reportage. Merci JDG.
Tom
26 fév, 2011, 19:16 #23Donc pour répondre à la question « comment arrêter tout ça? », je réponds ainsi: Tout s’arrêtera quand le pétrole sera rare et cher, chose qui arrivera très bientôt (moins de 50 ans selon moi). Donc à moins de trouver rapidement une énergie aussi facilement exploitable et aussi peu chère que le pétrole, l’économie sera obligée de se relocaliser, fini les gadgets en plastique chinois « à pas cher », les langoustines pêchées en mer du nord puis envoyées en Thaïlande pour être décortiquées pour finalement être réexpédiée chez nous, finis les jeans à 30eur venus du 4 coins du monde, etc…
Je ne dis pas que tout va s’arrêter, l’électricité peut être viable pour nos voitures personnelles, mais probablement pas pour les camions, avions et paquebots qui acheminent en permanence tous les beaux produits que l’on peut acheter au quotidien. On recommencera peut-être à reproduire certains produits en France, à manger plus local, etc
Alors oui, certains diront sûrement que c’est complètement loufoque, « ILS » vont forcément trouver quelque chose pour remplacer le pétrole ou bien « il y en a encore plein! ». Je comprends parfaitement ce type de réaction car il s’agit d’un scénario gênant qui met en branle la base du système. Mais selon moi, quand la bouteille est vide, bah elle est vide et il faudra bien revoir notre façon de consommer en fonction du coût de l’énergie.
Je conseille aux septiques la lecture du site de Jean-Marc Jancovici (ingénieur spécialiste de l’énergie et du climat) http://www.manicore.com , ainsi que le visionnage de certaines conférences qu’il a pu donner sur le sujet: http://video.google.com/videoplay?docid=-2198525808759699626
Tom
« le problème se résoudra tout seul! »
igeekmatt
26 fév, 2011, 19:18 #24PS: Regardez Capital Terre, cela redonne de l’espoir! (exemple: De nouvelles usines transforment les plastiques en Diesel…)
stuwie
26 fév, 2011, 19:18 #25Une chronique excellente et passionnante. Très bien écrite, structurée et scénarisée, c’est du bon niveau. J’adhère en tout point à son contenu.
orfeo34
26 fév, 2011, 19:23 #26Bon ben , j’essaierais d’être plus ecologeek dans mes choix ^^ .
Vincent
26 fév, 2011, 19:54 #27Pour moi , c’est de escroquerie à l’échelle mondiale ..
meleor
26 fév, 2011, 20:03 #28Penser
26 fév, 2011, 20:09 #30Rien d’extraordinaire !!!!
Socièté de réactionnaire !
La cause de tout ceci est l’avardise, la fornication, la cupidité.
L’HOMME !
La plupart, presque tous vont continué leur vie sans changement, même en sachant ceci; un coup sur Facebook, Twitter, op Youporn…
Comme si il venait de voir une fiction.
La preuve avec l’écologie (quelle escroqurie). Une chose préaucupante aussi, les société occidental, on rien trouver de mieux que de voté pour les partie écologique (que je ne peux supporter)
Quel améioration !
Sans allé jeter la poubelle encore une fois (dans les deux sens du terme)
L’ampoule écologie quelle belle arnaque, ce n’est pas une alternative.
C’est un pur produit visant l’obsolescence programmée.
Mais société dupe et réactionnaire vous allez le croire que lorsque un documentaire sortira pour vous en y informer.
Mais c’est une bonne chose pour l’économie, vous pourrez continué à vous engrasser.
jmtwan
26 fév, 2011, 20:15 #31On est trop nombreux sur terre ? oui c’est certain.. et bien arrétez donc de pondre des gamins comme des lapins, et pas juste de le suggérer aux autres.
Les produits sont trop chers et le modèle économique force à la consommation ? euh on ne vous met pas un fusil sur la tempe pour changer l’écran plat que vous aviez acheté l’an dernier pour un modèle 3d non ?
Votre bagnole tourne comme une horloge ? et bien pourquoi vouloir la change pour le modèle d’après qui bien souvent est au moins à 80% la même (malgré ce que prétendent les constructeurs, vous n’avez qu’a ouvrir le capot pour vous en rendre compte.. ).
Le plus drôle étant le dernier commentaire, qui pour résumer donne » je suis libre parce que je consomme la merde qu’on me force à acheter ». ah ah ah
et après on s’étonne que je soit misanthrope…
blackalicious
26 fév, 2011, 20:44 #32Nawak
26 fév, 2011, 20:47 #33Au moins tu peux te venter de ne pas faire d’Obsolescence Programmée, toi tu recycles!
elcamino
26 fév, 2011, 20:49 #34Bien d’accord avec l’avis de Ralph.
Si nous ne réagissions pas comme des moutons décervelés, nous ne nous jeterions pas sur la première nouveauté venue.
Question mobile, je suis avec un bon Motorola V3, qui me permet – entre autres – de ne plus être lié par un engagement de 12 ou 24 mois, avec un forfait couteux. Je surfe sur le prix – sans engagement – le plus bas…
Idem pour l’ordinateur. Je prefère mettre les mains dans le cambouis, et tenter de l’améliorer, mais surtout d’en prendre soin !
Pour le docu » Pret à jeter » c’est super, et l’on s’aperçoit que les cartels et ententes ne datent pas d’aujourd’hui.
r
26 fév, 2011, 21:32 #36Petit retour en arrière: j’ai vu mes grands parents ainsi que mes parents (au début en tout cas) conserver précieusement le moindre bout de ficelle (littéralement), garder des clous ou des vis et les mettre dans des boites d ‘ovomaltine (pour le p’tit dej :mrgreen:). Quand j’étais petit il n’y avait pas besoin d’aller dans les magasins de bricolage: tout était déjà dans une petite boite…
Pourquoi? Mes grands parents ont connu comme tout ceux de leur génération deux grandes guerres. Et mes parents une grande guerre (+ les guerres de décolonisation mais elles ne les touchaient pas directement)… et surtout les années de rationnement qui ont suivi.
Puis sont venus les années de reconstruction ou chacun a voulu retrouver la « liberté » de consommer (+ effet american way of life). De nouveau avoir (et même plus) après avoir tout perdu. Après les années de privation c’est facilement compréhensible. Les chocs pétroliers ont donnés le premier coup de frein… mais la fabrication a bas cout en Asie a tout de suite appuyée sur l’accélérateur!
Aujourd’hui une partie du boulot est de responsabilisé la génération « contemporaine » pour faire avancer les choses. MAIS PLUS IMPORTANT QUE TOUT: RESPONSABILISER LA GENERATION DE NOS PARENTS. Celle qui refuse aujourd’hui de voir les choses en face ou alors qui les minorent (il suffit de parler du réchauffement climatique…). Car les voir en face seraient pour eux assumer la paternité de ce merdier.Il y a une réelle volonté de se voiler la face; ils sont tout a fait conscient qu’ils sont les derniers a vivre ce style de vie et que lorsque les choses tourneront vraiment mal… ils ne seront plus.
stuwie
26 fév, 2011, 21:46 #37Peut-être serait-il intéressant de faire la nuance entre une obsolescence programmée MÉCANIQUE, MARKETING et ÉTHIQUE.
La première, mécanique, se base sur la majeure partie du reportage à savoir diminuer mécaniquement la durée de vie des produits pour en vendre plus, et surtout plusieurs à la même personne ; en somme accélérer le turn-over clientéliste. Cela, par l’adjonction de dispositifs castrateurs (CF l’imprimante) ou par l’augmentation de la vulnérabilité d’une pièce remarquée fragile (CF réduire l’épaisseur des courroies de machine à laver).
La seconde, marketing, a été trop discrètement abordé. Elle se baserait non plus sur une intervention directe sur la solidité du produit mais plutôt sur l’image qu’il renvoie, au sens large de l’idée. En somme, faire d’un produit un dinosaure alors même qu’il sort d’un magasin. C’est la vision publicitaire: on ne chercher pas à combler une envie, un désir à jamais, mais seulement pour une durée déterminée la plus courte et frustrante possible ; poussant ainsi au rachat. Cette technique se base plus sur le design, les retouches esthétiques et graphiques que sur l’incorporation de nouvelles technologies, bien que là encore, les normes technologiques aussi peu révolutionnaires soit-elles se succèdent comme les défilés à Milan.
La troisième, plus complexe, se base la morale, l’éthique. Un objet non-défaillant n’a aucunement besoin d’être renouvelé. Le reportage met en avant la mort d’un produit au sens utilitaire de cette notion. Mais il y a un d’autres aspects à approfondir, ceux de l’égoïsme, de l’identité socio-culturelle, du prosélytisme et de l’inédit. Autant de points psychologiques que de comportements aberrants. En effet, nous n’attendons bien souvent pas qu’un objet ou qu’une partie d’un objet soit « cassé » pour le renouveler, on le change avec zèle bien avant, c’est l’effet « nouveau », on est remarqué par l’adoption d’un modèle récent qui reflète notre attention particulière à la non-négligence et aux univers passionnés de la mode, de la technologie, etc. C’est différent de la seconde attention, il s’agit ici de mettre en avant les pulsions autres que le désir, comme le fait d’avoir un objet à soit et rien qu’à soit, qu’il soit toujours performant et compétitif, qu’il soit parfait. L’obsolescence est ici véhiculée par les discours, les valeurs et les remises en cause de la société (pour la grande échelle), mais aussi par l’ennui/la lassitude et l’exclusivité/l’égoïsme d’un produit.
L’obsolescence programmée est tellement flagrante et encrée dans toutes les structures nourricières de notre société moderne que la remettre en cause en totalité est fortement dangereux, mais comme tu le conseilles, on peut adopter en douceur des comportements qui usent de l’idée même que l’obsolescence programmée est une idée obsolète.
Orfeo34
26 fév, 2011, 21:50 #38Malgré des années d’évolution technologique , les petites copines de geek nous plantent au bout d’un certains délai :mrgreen:
stuwie
26 fév, 2011, 21:51 #39Peut-être serait-il intéressant de faire la nuance entre une obsolescence programmée MÉCANIQUE, MARKETING et ÉTHIQUE.
La première, mécanique, se base sur la majeure partie du reportage à savoir diminuer mécaniquement la durée de vie des produits pour en vendre plus, et surtout plusieurs à la même personne ; en somme accélérer le turn-over clientéliste. Cela, par l’adjonction de dispositifs castrateurs (CF l’imprimante) ou par l’augmentation de la vulnérabilité d’une pièce remarquée fragile (CF réduire l’épaisseur des courroies de machine à laver).
La seconde, marketing, a été trop discrètement abordé. Elle se baserait non plus sur une intervention directe sur la solidité du produit mais plutôt sur l’image qu’il renvoie (CF la Ford T), au sens large de l’idée. En somme, faire d’un produit un dinosaure alors même qu’il sort d’un magasin. C’est la vision publicitaire: on ne chercher pas à combler une envie, un désir à jamais, mais seulement pour une durée déterminée la plus courte et frustrante possible ; poussant ainsi au rachat. Cette technique se base plus sur le design, les retouches esthétiques et graphiques que sur l’incorporation de nouvelles technologies, bien que là encore, les normes technologiques aussi peu révolutionnaires soit-elles se succèdent comme les défilés à Milan.
La troisième, plus complexe, se base sur la morale, l’éthique. Un objet non-défaillant n’a aucunement besoin d’être renouvelé. Le reportage met en avant la mort d’un produit au sens utilitaire de cette notion. Mais il y a d’autres aspects à approfondir, ceux de l’égoïsme, de l’identité socio-culturelle, du prosélytisme et de l’inédit. Autant de points psychologiques que de comportements aberrants. En effet, nous n’attendons bien souvent pas qu’un objet ou qu’une partie d’un objet soit « cassé » pour le renouveler, on le change avec zèle bien avant, c’est l’effet « nouveau », on est remarqué par l’adoption d’un modèle récent qui reflète notre attention particulière à la non-négligence et aux univers passionnés de la mode, de la technologie, etc. C’est différent de la seconde attention, il s’agit ici de mettre en avant les pulsions autres que le désir, comme le fait d’avoir un objet à soit et rien qu’à soit, qu’il soit toujours performant et compétitif, qu’il soit parfait (CF MON ordinateur, MA voiture, MON téléphone sont comme moi, sont une partie de moi, et se doivent de refléter le meilleur de moi). L’obsolescence est ici véhiculée par les discours, les valeurs et les remises en cause de la société (pour la grande échelle), mais aussi par l’ennui/la lassitude et l’égoïsme/l’exclusivité d’un ensemble de produits personnels (pour la petite échelle).
L’obsolescence programmée est tellement flagrante et encrée dans toutes les structures nourricières de notre société moderne que la remettre en cause en totalité est fortement dangereux, mais comme tu le conseilles, on peut adopter en douceur des comportements qui usent de l’idée même que l’obsolescence programmée est une idée obsolète.
foie gras
26 fév, 2011, 22:04 #40Bonsoir
Très belle chronique et débat de fonds intéressant.
Mais le probleme, est simple : devnons nous arréter de consommer ce qui est bon, même si cela pose des problemes aux autres espèces : animales, végétales, etc …
Bref, c’est sans fin comme débat, dans la mesure ou nous avons notre cerveau pour nous.
Amitiés
Marie
Pilex
26 fév, 2011, 22:11 #41Vraiment une société pourrie , un monde pourrie par l’argent et le pouvoir. J’ai bien envie de croire à 2012 moi.. Au moins peut-être tout recommencera en mieux mais quand on voit ce que l’on ( l’espèce humaine) a fait depuis tout ce temps..Bref , que dire de plus si ce n’est que ca n’est pas prêt de s’arrêter tout ca !
:roll:
tynhdroid
26 fév, 2011, 22:11 #42Très bonne chronique, merci!
Francois
26 fév, 2011, 22:15 #43… je retourne à ma lecture.
aphelion
26 fév, 2011, 22:17 #44la fin de BattleStar Galactica est clair :
Nous recommencerons.
stef le millionnaire
26 fév, 2011, 22:35 #45Je suis heureux que, peut-être, j’ai participé
à votre article en vous ayant écrit pour vous
demander de faire un article sur l’OP.
Je l’avais fait sur mon site CercleDesMillionnaires.com :
http://www.cercledesmillionnaires.fr/blog,faire-durer-moins-pour-faire-acheter-plus-l-obsolescence-programmee,991499780.html
on y trouve l’extrait de l’émission « Prêt à jeter »
avec l’affaire des ampoules programmées pour mourir
avec entente au niveau mondial de tous les fabricants !
(le célèbre cartel Phoebus)
et on y trouve aussi un reportage où
l’on découvre comment finissent nos produits
hi-tech … en feu au Ghana …
Comme l’ont dit de nombreux commentaires,
il suffit d’avoir un peu de bon sens, sans remettre
en cause nos acquis technologiques, mais comme
l’a dit « dr4g0v » d’être un « consom’acteur ».
Car on peut très bien vivre avec un téléphone
ou un PC de 2ans d’âge, on peut très bien choisir
un fabricant qui s’engage dans des voies écologiques,
permettant par exemple les changement de batteries
(suivez mon regard… :roll: )
WOLF: Je t’invite à m’écrire un email pour le prochain
truc que tu vas « bazarder », je suis preneur !!
Sur ce, soyez heureux !!

stef le millionnaire
26 fév, 2011, 22:48 #47Je suis d’accord avec toi…
Surtout après avoir vu le reportage sur
ces fameuses ampoules qui, outre leur
composition, leur recyclage plus difficile
leur émission de champ magnétique…
http://www.cercledesmillionnaires.fr/blog,les-ampoules-basse-consommation-sont-elles-dangereuses,991507939.html
mais c’est mal parti pour que soit fait
machine arrière, avec la fin programmée
(encore une OP) de l’ampoule à incandescence…
La bougie, y-a que ça de vrai !!
Jice
26 fév, 2011, 22:59 #48J’attends juste qu’il soit insupportable à utiliser avant d’en acheter un neuf, que j’achèterai avec comme objectif de le garder longtemps (i.e. évolutif et bien équipé).
C’est sûr que j’aimerais pouvoir encoder un ogg ou un mkv 10 fois plus vite, mais je peux attendre, ou le faire la nuit. Il ne consomme pas plus d’énergie d’un PC récent et lit même les video en 720p…
Bref, sa puissance suffit largement pour ce que je fais avec, i.e. tout sauf jouer à des jeux récents… (ah au fait j’utilise Linux, je doute que windows 7 passe sur ma machine)
Chacun peut être prêt à faire des sacrifices selon sa conscience écologique.
cristobal
26 fév, 2011, 23:00 #49Sinon comme d’hab, très bon article.
>>[]>> )
Ceci dit, je ne comprends pas l’analogie faite entre l’OP, thème de l’article, et le renouvellement de matériel en fin d’article qui se rapproche plus à de la consommation et de l’évolution.
Je pense que les exemples cités ne sont pas bons.
Qui n’a pas eu un « trinitron » au milieu du séjour pendant 15 ans durant si ce n’est plus ? Qui n’a pas eu le même frigo 10/15 ans dans un coin de la cuisine ? Et le m^me lave linge qui vous a vu grandir au fond de la buanderie ? … Se sont des produits qui sont destinés à un usage qui n’évolue pas (ou très peu) avec le temps contrairement aux portables et autres geekeries. Pour ces derniers, lorsqu’ils sont achetés, l’acheteur sait d’avance qu’il (l’objet) sera bazardé bien avant sa mort matérielle. On a tous au fond d’un tiroir un téléphone portable qui a 5 ans voire 10 ans (ou plus) et qui pourrait être encore fonctionnel (sur secteur :D) mais qui l’utiliserait de nos jours ? C’est pareil pour nos merveilleux smartphones qui seront eux aussi « has been ». Quant aux LCD, je suis curieux de voir comment vont ils durer sur le temps. Sont ils aussi robustes que les anciens tubes ? De toute facon, les constructeur vont sortir dans 25 ans (? :D) un « hdmi 10″ qui rendra nos actuels LCD incompatibles.
La problématique n’étant pas de savoir si oui ou non nous sommes près à utiliser le même produit durant 25 ans, mais que lors de la conception même du produit, tout est fait pour qu’il soit inopérant après X temps.
Cette puce dans l’imprimante (!), le nylon des collants, l’ampoule « immortelle » (Claude Francois serait toujours parmi nous ?
Concevoir un produit « défectueux » dans le but d’en vendre toujours plus.
Tans que notre monde roulera pour l’Argent, ce n’est pas près de changer. Et ça ne changera probablement jamais.
Seule une nouvelle ère glacière pourra nous « sauver »
martouf
26 fév, 2011, 23:07 #50vous allez pas me croire mais bon, moi je suis du genre a garder toutes mes affaire jusqu’à celle quelle crèvent pour de bon du style j’ai des pull, T-shirt etc depuis plus de 10 ans que je les traine et quand j’achète de nouveaux vêtement (ce qui est rare je les met moins souvent que les vieux),
mon premier portable un alcatel je sais plus trop quoi d’occasion que j’ai gardé 3 ans, mon second un sagem myx5 gardé 5 ans qui marche encore (j’ai remplacé la batterie au bout de 4 ans), mon 3e un sony k610i a 15 centimes (faut dire qu’avec 5 ans de point fidélité….) et l’actuel un w350i acheté seul sans abo (histoire de continué a avoir un max de point quand il crèvera, il arrive en fin de garantie de 2 ans et est toujours nickel).
je suis du genre a essayé de tout réparé et je lâche pas l’affaire tant que je suis pas sûr de pas y arriver du genre j’ai déjà démonté mon autoradio pour ressouder les soudures de ce je pensais être l’ampli interne, je suis un fou du démontage de truc en panne, un psychopathe du » toi tu vas pas me faire ce coup là, c’est toujours une petite pièce ou une connerie qui provoque la panne et je la trouverais ».
mais comme on voit dans le reportage c’est pas évident a réparer car on trouve quasi pas de doc et faut surtout pas compter sur le fabriquant. heureusement qu’il y a internet et ses forum a gogo (ce qui tend a démontrer a quel point il y a de problème en tout genre).
si tout le monde serait comme moi ce ne serait pas la solution non plus, les fabricants feraient faillite car il n’arriverait pas a s’adapter a mon genre de comportement exigeant sur la durabilité d’un produit mais bon comme je dis « un jour il y aura plus de pétrole faudra bien trouver un autre truc! on va pas se tirer une balle pour autant! »
je me souvient quand j’étais petit il y avait plusieurs boutiques de réparateur de matos hifi-électroménager près de chez moi, il ont tous fait faillite il y a belle lurette et les grosse firme ne s’en sont jamais soucié alors pourquoi moi je me soucierais du sort de ces même grosse firmes!