Dans un communiqué du président de la République Nicolas Sarkozy, le gouvernement s’estime satisfait de la décision prise par son homologue américain de faire cesser les activités du site de partage de fichiers Megaupload.

C’est avec des mots forts et sans équivoque que le chef de l’état a qualifié de criminels les profits réalisés par les dirigeants de la société (les rendant donc coupables de crimes, alors même qu’aucun jugement n’a été pour l’instant rendu par les autorités américaines compétentes) :

La mise à disposition illégale, par ce service, d’oeuvres protégées par le droit d’auteur, permettait à ses promoteurs de réaliser des profits criminels sous la forme de recettes publicitaires ou d’abonnements de ses usagers[...]C’est le financement des industries culturelles dans leur ensemble qui est mis en cause par ce type d’opérateurs.Le moment est donc venu d’une collaboration judiciaire et policière active entre États pour porter un coup d’arrêt à leur développement.

Le président invite d’ailleurs les « ministres concernés ainsi que la Hadopi« , à étudier rapidement l’utilité de compléter la législation déjà en vigueur par de nouvelles dispositions.

L’annonce de la fermeture de Megaupload apporte donc de l’eau au moulin du gouvernement qui, après sa victoire contre Allostreaming se retrouve dans une dynamique de répression sans précédent à l’encontre de tout individu susceptible de porter atteinte aux droits d’auteur. Pour aller plus loin, rappelons simplement que la HADOPI intègre dans ses textes un dispositif de filtrage et de blocage à effet immédiat et que les fondations mêmes du texte sont en évolution constante afin de répondre précisément à toutes les formes d’atteintes aux droits d’auteur que le gouvernement jugera plausible.