Si il faut bien constater que Free Mobile subit de gros problèmes logistiques depuis son lancement, les abonnés ont la chance de bénéficier d’un débit assez alléchant.

Après avoir bénéficié d’une attente pendant près 6 mois, et d’un accueil très positif après l’annonce de ses offre, Free Mobile n’aura pas su faire mentir ceux qui lui prédisaient un lancement cacophonique. Le bad buzz organisé par ses concurrents a en effet été moins efficace que ses propres faiblesses. Si pendant des années Free s’est toujours rabattu sur les autres pour expliquer ses dysfonctionnements, tel que France Télécom pour le dégroupage en ADSL, Kiala pour les retards de livraison de ses Freebox Révolutions ou Youtube plus récemment pour les problèmes importants de latence, Free Mobile devait être des mots mêmes de Xavier Niel beaucoup moins chaotique du fait de la simplicité de la technologie du mobile comparativement à l’ADSL, et surtout d’une maitrise de bout en bout du service.
Mais dès le lancement, l’inscription a été bousculée par un site totalement inaccessible, pourtant au coeur des métiers de Free.
Une fois recodé, le site a encore montré des bugs notables, comme l’impossibilité de rentrer certains RIB.
Malgré cela, les abonnés furent très nombreux dès les premières heures, à tel point que la carte SIM devant initialement être délivrée dans les 24 heures suivant l’inscription, peut l’être désormais jusqu’à 10 jours.
Un nouveau bug similaire au rib, touchant cette fois ci les adresses d’expédition des cartes SIM s’y est ajouté. Si vous aviez une adresse se terminant par un 0, celle ci était tronquée. Encore un problème dans la gestion des bases de données.

Et que dire de la portabilité ? Beaucoup des abonnés sont en effet toujours bloqués à l’étape 1, c’est à dire dans l’attente d’un retour concernant la demande de la portabilité de leur « ancien » opérateur. Il nous a été expliqué que l’organisme inter-opérateurs (GIE) chargé de la portabilité, n’était pas en mesure de traiter la masse considérable de demandes, celles ci étant habituellement de quelques milliers, et ayant un plafond technique de 40 000 requêtes par jour. Ce n’est donc pas du ressort direct de Free Mobile, mais le directeur de ce désormais fameux GIE a tout de même expliqué que Free dans son culte du secret n‘avait communiqué aucun prévisionnel de transactions, ce qui avait empêché toute adaptation du système.

Pour les chanceux ayant reçu carte SIM, et portabilité, il a fallut trouver un code PIN bien caché, se satisfaire d’un numéro de messagerie assez segmentant, d’un absence total de suivi conso, et autres petits désagréments.

Malgré cela, une bonne nouvelle, nous vous parlions la semaine dernière des débits sur Free Mobile; si il a été confirmé que l’accord d’itinérance avec Orange garanti les même débits que ceux des abonnés de l’opérateur, et non des débits bridés, nous n’avions pas de retour sur les débits du réseau Free Mobile en propre. Un de nos lecteurs nous a transmis une capture d’écran d’un test de débit, qui si comme les précédents ne peut néanmoins pas avoir valeur d’indice absolu, du au fait entre autre d’un réseau encore peu chargé, il a le mérite d’avoir été fait en très proche banlieue de Paris, dans une zone dense.

Le débit descendant est de 5.49 Mbps, et montant de 3.92 Mbps, avec un ping encore trop élevé mais inférieur à la moyenne de 80 millisecondes.

Comme indiqué dans un précédent article, nous serons ravis de publier les tests de débits d’autres opérateurs, mais à condition bien sur de nous les transmettre…