Un professeur de lettres au lycée Chaptal (Paris) nommé Loys Bonod (36 ans) a récemment relaté sur son blog La Vie Moderne une « petite expérience amusante » intitulée « Comment j’ai pourri le web » visant à démontrer qu’aujourd’hui trop d’élèves fraudent en recopiant ce qu’ils trouvent sur des sites de corrigés qu’il serait selon lui nécessaire d’interdire.
Pour ce faire, Loys B. a posté sur la toile des informations (dont certaines fausses) sur un poème « introuvable » du XVIIème siècle avant de demander à ses élèves de rédiger un commentaire à la maison sur celui-ci, en leur demandant de « fournir un travail exclusivement personnel ».
Comme le professeur l’avait supposé, 78% d’entre eux (soit 51 sur 65) ont recopié « à des degrés divers ce qu’ils trouvaient sur internet » précise t-il. Certains se seraient en effet donné la peine de reformuler quelques phrases tandis que d’autres se seraient contentés de recopier « au mot près » ce qu’ils trouvaient sur la toile.
Parmi ses fausses informations réparties stratégiquement sur le net, on trouve une amoureuse imaginaire du poète sur Wikipédia, un commentaire corrigé comportant des contresens sur Oodoc.com et Obulo.com pourtant validé par les modérateurs de ces sites restés en ligne durant un an et demi avant d’être retirés la semaine dernière à partir du moment où l’histoire à commencer à faire le tour de la toile.
Interviewé par l’AFP, Loys Bonod explique qu’il a « voulu tirer la sonnette d’alarme, car quelque chose ne va plus dans l’Ecole et il faut s’en rendre compte ».
Tout en précisant que son objectif n’était pas de blâmer ses élèves (dans un premier temps surpris, mais qui ont fini par applaudir leur cher professeur), mais plutôt de démontrer qu’il faut dit-il : « une éducation à internet ». Se considérant aujourd’hui plus comme un « détecteur de fraude », il dénonce « une rupture de confiance entre le professeur et l’élève » qui l’attriste.
En conclusion, Loys Bonod livre sa morale : « on recommande aux professeurs d’initier les élèves aux NTIC. Je crois que j’ai fait mon travail et que la conclusion s’impose d’elle-même: les élèves au lycée n’ont pas la maturité nécessaire pour tirer un quelconque profit du numérique en lettres [...] Et je défends ce paradoxe: on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui [...] J’ai ensuite voulu faire la démonstration que tout contenu publié sur le web n’est pas nécessairement un contenu validé, ou qu’il peut être validé pour des raisons qui relèvent de l’imposture intellectuelle.
Et enfin j’ai voulu leur prouver que, davantage que la paresse, c’est un manque cruel de confiance en eux qui les pousse à recopier ce qu’ils trouvent ailleurs, et qu’en endossant les pensées des autres ils se mettent à ne plus exister par eux-mêmes et à disparaître.
Ai-je réussi ? Ce serait à mes élèves de le dire. Une chose est sûre : cette expérience a, je pense, marqué mes élèves et me vaut aujourd’hui une belle réputation dans mon lycée. ».















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Le Journal du Geek
Bragon
26 mar, 2012, 12:26 #2okp
26 mar, 2012, 12:27 #3en revanche toi tu n’aS pas pu…
L’art est délicat, en effet.
focu's
26 mar, 2012, 12:27 #4ssds18
26 mar, 2012, 12:30 #6Fab
26 mar, 2012, 12:31 #7dark-smaul
26 mar, 2012, 12:46 #9Mon prof de d’écologie à déjà fait le coup. Il avait demander de faire un exo seulement avec nos connaissances et le cours, avait écrit quelque chose de faux sur Wikipédia. ET bien près de 90% des élèves sont tombé dans le panneaux.
Mais @Fishdrake à raison…
smokeblow
26 mar, 2012, 12:54 #11Un livre dans une bibliothèque est une source sûre, validée. Sur Internet on retrouve plein de choses dont la véracité n’est pas vérifiée.
Certains sites proposent des contenus contrôlés et validés, mais ils ne forment pas la majorité sur la toile, loin de là .
Pour en revenir au sujet, ce professeur est vraiment intelligent, il a réussi à prendre aux pièges ses élèves d’une manière subtile, pédagogique et innovante.
neod
26 mar, 2012, 12:54 #12Nico
26 mar, 2012, 12:55 #13Si une personne n’arrive pas à comprendre ça, il y a un souci quelque part…
Layjin
26 mar, 2012, 12:56 #14Ça me rappelle une femme qui au Usa qui avait été nommée major de sa promo, et qui dans son discours de fin d’année avait dénoncée le fait que l’on cherche tout au long de ses études qu’a apprendre dans le but de recracher se que l’ont a appris pour se vider le cerveau sans en tirer quelque chose, afin de brandir se fameux diplôme.
antoine
26 mar, 2012, 13:01 #15smokeblow
26 mar, 2012, 13:03 #16C’est sans doute ma formation en journalisme/communication qui me pousse à penser ça quelque part, mais l’éducation aux médias devrait exister dans toutes les écoles et dès le plus jeune âge. Tous les enfants sont derrière un écran (télé, ordinateur, portable, tablette, console, etc.) aujourd’hui et on ne leur apprend par les dangers et autres aspects pervers de ces technologies.
Ce qui est en train de disparaître de plus en plus, c’est l’esprit critique. Il faut être curieux, il faut douter de tout, il faut vérifier les informations. Evidemment avec le net qui va hyper vite, on ne prend plus le temps de chercher ou de vérifier les sources.
Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation.
Eric
26 mar, 2012, 13:04 #17le copier-coller atteint des sommets dans les HEC et ENSI (écoles d’ing)
alz
26 mar, 2012, 13:06 #18Désolé, mais non.
Il est impossible de faire ici une liste de toutes les conneries qui peuvent être écrites dans les bouquins (même scolaires!), il y en a trop.
Et le problème d’un bouquin, c’est quand cas d’erreur, il faut le rééditer, informer ceux qui l’ont qu’il y en a une, et que ceux qui ont le livre le rachète !
Alors que sur Wikipédia (ou autre) si une erreur est détectée elle peut être corrigée et tout le monde a le résultat en temps réel.
Le problème n’est pas la source, c’est l’esprit critique et la vérification de la pertinence des informations qui est remise en question, car on n’apprends pas ça dans le système français.
D’où le parfait exemple de la phrase complètement fausse : ce qui est écrit dans un livre est forcément vrai.
Si le prof avait pû modifier les bouquins, le résultat aurait-été le même, en aurait-on blamé les livres et les éditeurs ? Je ne pense pas..
L’art du doute, travaillons-le.
Fishdrake
26 mar, 2012, 13:07 #19Un livre n’est nullement plus crédible que ce qu’on trouve sur le web, a moins d’être d’une naïveté affligeante… Ce n’est pas la nature moins immatérielle d’une source web qui la rend moins crédible.
Le seul ouvrage qui peut bénéficier d’un tel qualificatif, c’est le dictionnaire et certaines encyclopédies.
Le reste est a considérer d’un Å“il aussi prudent que ce qu’on peut trouver sur le web.
La méthodologie est parfaitement la même : On ne se contente pas d’ouvrir un seul ouvrage pour considérer son contenu comme parole d’évangile, on valide ce qu’on y trouve quand on fini par s’apercevoir que plusieurs autre affirment la même chose.
« Pour en revenir au sujet, ce professeur est vraiment intelligent, il a réussi à prendre aux pièges ses élèves d’une manière subtile, pédagogique et innovante. »
Je ne vois ni intelligence, ni subtilité, ni pédagogie, ni innovation.
Tu le connais ma parole pour abuser d’autant de qualificatif immérités non ?
smokeblow
26 mar, 2012, 13:13 #20J’exagère sans doute en disant que tous les bouquins ne contiennent pas de faute mais, désolé, entre un livre édité et une page web rédigée par un illustre inconnu, la question de savoir lequel possède un contenu sûr et vrai ne se pose pas.
Pour rappel, éditer un livre a un coût. Un coût énorme. Croyez-moi, les éditeurs ne claquent pas autant d’argent pour sortir des conneries non vérifiées. Sur le web, comme l’a dit alz, on corrige comme on veut. On peut donc écrire un pavé de conneries et puis faire edit comme quoi de nouvelles informations corrigent les précédentes.
Elsed
26 mar, 2012, 13:14 #21La demonstration est amusante, mais les conclusions sont ridicules, et la démarche pédagogique inexistante. Quand j’avais des cours de philo, internet était encore inaccessible, et nous faisions les mêmes erreurs que les élèves actuels en allant chercher des infos à la bibliothèque, où on trouvait des ouvrages tout aussi faux ou approximatif que ce que l’ont peut trouver aujourd’hui sur le net (plus rapidement et en quantité plus importantes sans aucun doute). Internet est un outil, tout comme les livres et il faut apprendre à s’en servir. Cette expérience devrait être le départ d’une réflexion, et non la conclusion.
jonathan
26 mar, 2012, 13:18 #22Fishdrake
26 mar, 2012, 13:18 #23« désolé, entre un livre édité et une page web rédigée par un illustre inconnu, la question de savoir lequel possède un contenu sûr et vrai ne se pose pas. »
C’est pas toi qui disait qu’il fallait douter de tout ?
« Pour rappel, éditer un livre a un coût. Un coût énorme. Croyez-moi, les éditeurs ne claquent pas autant d’argent pour sortir des conneries non vérifiées »
Tu parles a un éditeur/auteur, pour ta gouverne…
Je connais assez le monde de l’édition pour savoir ces deux ou trois choses, a considérer d’une manière générale :
- Il éditent ce qui se vend, pas ce qui est vrai.
- Sauf si ça risque de leur couter un procès en diffamation, pour le restes ils s’en contrefichent.
herendel
26 mar, 2012, 13:24 #25Je te trouve bien dur…
Car le net c’est simple et rapide d’utilisation mais c’est une mauvaise référence, c’est pratique pour ce faire une idée vite fait sur un sujet ou chercher une info particulière que l’on connait, mais il faut tjr faire le tri est être critique.
D’ailleurs wikipédia par exemple est une référence qui est refusé à haut niveau car considéré comme non fiable…
Alors un bouquin/publication peut dire autant de connerie c’est vrai mais tu as des références, un auteur, une édition… Et ça change tout.
De plus, avant d’éditer tu pourras avoir une validation interne et M. tout le monde ne peut pas faire un livre, alors que sur le web…
Pour moi, cela montre aussi qu’il faut enseigner aux enfants dès le collège comment utiliser internet… Car le problème de fiabilité du net et valable pour tous les sujets
alz
26 mar, 2012, 13:27 #26Faut-il prendre l’exemple du bouquin de Lorà nt Deutsch qui fait polémique en ce moment ?
Je rejoins les positions de Fishdrake !
@gamefrance : Qui n’a jamais utilisé internet pour faire les devoir?mdr

Euh, ceux qui ne l’avaient pas à l’époque ?
Ou ceux qui ne font pas leurs devoirs
smokeblow
26 mar, 2012, 13:27 #27bnito
26 mar, 2012, 13:28 #29http://www.laviemoderne.net/clapotis/009-comment-j-ai-pourri-le-web-suite.html
XiongMao
26 mar, 2012, 13:29 #30@smokeblow: Et le tristement célèbre « Nos ancêtres les Gaulois » appris dans des endroits du globe où les gaulois n’ont jamais mit les pieds venait pourtant de livre « validés ».
Et je vais t’épargner des bêtises sortis par Mes profs d’histoire/géo qui ne sont jamais sortis du territoire Français et qui n’ont toujours réalisé que le monde avait changé contrairement à leur cours qui ressorte d’année en année . Heureusement ce n’est pas la majorité des Profs.
Après oui il faut que l’EN enseigne comment apprendre, mais pour cela il faut faire faire des recherche sur des sujet qui motives les élèves ce qui est rarement le cas.
Mais c’est assez mal barré, car même nos médias ont du mal à garder une réel objectivité dans le traitement de l’info. Surtout aujourd’hui avec des médias de masse ce contentant de paraphraser l’AFP.
madalen
26 mar, 2012, 13:30 #31Je pense que la question n’est pas tant de savoir si le contenu est exact ou pas (quoique) mais la façon dont le travail est fait.
Lorsqu’il s’agit d’aller chercher un renseignement dans un livre, il y a une démarche particulière et pédagogique qui est d’aller à la bibliothèque, de trouver le bon livre qui parlera du sujet, de trouver la page du livre qui parlera du sujet et de la lire. Et comme le plus souvent le sujet n’est pas entièrement traité dans un seul livre, il faudra certainement chercher plusieurs ouvrages et recouper les informations, ce qui est une démarche de travail tout à fait louable, approfondi les connaissances de l’élève et stimule la curiosité et l’esprit critique.
Sur internet, dans 90% des cas, en tapant l’intitulé du sujet on trouvera une correction toute faite que l’élève n’aura même pas besoin de lire ou de comprendre, juste de faire un copier-coller, quand certains sites ne proposeront pas de rédiger l’exercice pour lui.
Alors oui, la même démarche de recherche et de recoupement d’information est possible sur Internet à condition d’en faire l’effort, ce qui n’est plus « obligatoire » comme ça l’était avec des livres. Je suis parfaitement d’accord avec la conclusion de l’auteur de cet article : « on ne profite vraiment du numérique que quand on a formé son esprit sans lui »
Cal
26 mar, 2012, 13:31 #32Précisons un peu au lieu de mélanger : il y a une nette différence entre une recherche active (se déplacer à la Bibliothèque ou au CDI, trouver le bon livre, lefeuilleter et y trouver les passages qu’il faut) et une recherche passive (Internet, google, CTRL F, CTRL C, CTRL V)
Au vu de ta réflexion, c’est sûr, y’a un truc qui cloche au niveau éducatif.
EsKiMo
26 mar, 2012, 13:32 #33parfois il vaut mieux ne rien dire que de dire ce que d’autre on dit sans qu’on le comprenne.
c’est pourquoi je rends souvent des feuilles blanches.
cxhx
26 mar, 2012, 13:33 #34J’oubliais il faut relire ce qui était écris sur les pays de l’est dans nos livres pour comprendre la vacuité de l’analyse critique et le rôle des livres dans l’éducation!
lawwl
26 mar, 2012, 13:34 #35Et je ne vois pas l’utilité d’internet (ou même d’un livre) pour ce genre de devoir. A la limite pour quelques lignes sur l’auteur dans l’introduction. Le reste du devoir étant un travail de comprehension et d’interpretation personnel du texte.
Je pense pas du tout qu’il ait voulu dire qu’aller sur internet c’est mal. Mais plutôt qu’il ne faut pas se reposer uniquement sur ce qu’on trouver ici ou là .
Perso, on n’avait pas internet quand j’étais au lycée, et j’ai pas le souvenir qu’on passait notre temps à recopier les bouquins au CDI…
Faire marcher son cerveau, ça peut servir
Fishdrake
26 mar, 2012, 13:37 #36Herendel :
« D’ailleurs wikipédia par exemple est une référence qui est refusé à haut niveau car considéré comme non fiable…
Alors un bouquin/publication peut dire autant de connerie c’est vrai mais tu as des références, un auteur, une édition… Et ça change tout.
De plus, avant d’éditer tu pourras avoir une validation interne et M. tout le monde ne peut pas faire un livre, alors que sur le web… »
Non, monsieur tout le monde ne pourra pas faire un livre, pourtant, parmi monsieur tout le monde, il y a des hommes de science aussi, des gens compétent capable d’en remontrer a d’autre qui sont, eux publié, par le truchement de leur notoriété.
C’est sur qu’un livre comme « une breve histoire du temps » ne saurait être remis en cause, mais combien d’autres ouvrages sont publiés juste parce qu’on porte un nom et qu’on est pas plus scientifique que moi curé.
Je cite par exemple le bouquin de Claude Allègre au sujet du changement de climat par exemple. On l’a pas édité parce qu’il était compétent, mais parce qu’il a un nom connu, vu qu’il a été ministre de l’éducation si je ne m’abuse. Peut importe que ses théories soit fumeuses, ça fait vendre…
Il est malsain de vouloir dispenser le livre d’un vice qui est reconnu chez tout les autres médias.
Aarms
26 mar, 2012, 13:41 #37Un livre dans une bibliothèque est une source sûre, validée. Sur Internet on retrouve plein de choses dont la véracité n’est pas vérifiée.
Certains sites proposent des contenus contrôlés et validés, mais ils ne forment pas la majorité sur la toile, loin de là .
Pour en revenir au sujet, ce professeur est vraiment intelligent, il a réussi à prendre aux pièges ses élèves d’une manière subtile, pédagogique et innovante. »
Je souhaiterai contredire un point, ici :
Un livre n’est pas d’avantage une chose sûr, ni un propos, forcément, validé par rapport aux informations qu’il apporte (il est bien entendu que tout dépend de l’ouvrage). C’est au mieux une source d’information intéressante sur un temps « T », dépendant du type d’informations recherchées, de la partie « scientifique » incriminée, etc… De même qu’un livre ne peut-être que l’exposition d’un point de vue.
Il faut tjs remettre en cause ses sources mêmes celles susceptibles d’être les plus sûres : un même auteur pouvant se contredire entre deux ouvrages. Ce qui en soit n’est pas forcément une réelle contradiction puisque l’information évolue surtout dans les domaines connexes de l’Histoire, et plus généralement des sciences humaines.
Il faut, quelque soit la source, apprendre à rester critique, ce qui n’est jamais simple dans une société qui nous demande d’aller vite.
monsieurp
26 mar, 2012, 13:45 #38Belle démonstration ! Par contre n’oublions pas que le copier/coller existait tout aussi bien quand Internet lui n’existait pas, c’est juste plus rapide aujourd’hui et plus facile… On en revient à la même au final : soit on cherche l’info pour plagier, soit pour avoir assez de connaissances pour pouvoir en dégager sa propre analyse
lawwl
26 mar, 2012, 13:48 #39@XiongMao : C’est pas parce qu’on enseigne « nos ancêtres les gaulois » la ou ils ne faudrait pas, que dans le contexte le livre raconte des conneries. C’est comme si tu lisais un livre d’histoire américaine et que tu disais « mais je suis pas américain moi »… bref, rien à voir avec le poulet !
Chaugnar Faugn
26 mar, 2012, 13:50 #40pLOUf Un pavé dans la mare !
Excellent !
Ça me fait rire ces mômes qui se font avoir par leurs profs , mais qui trouveront quand même une justification de leur fainéantise … De l’ironie professorale agrémenté de mauvaise fois des élèves … super ^^ !
alz
26 mar, 2012, 13:53 #41@Cal: pour toi la différence entre une recherche active et passive c’est juste le fait de se déplacer en bibliothèque (=google) , de tourner des pages(ctrl-f), reprendre des passages(ctrl-c/v) ..
actif ce n’est pas juste se remuer les muscles !
Ce n’est pas l’outil « Internet » qu’il faut critiquer, mais la pédagogie qui est inadaptée aux moyens modernes !
Il y a énormément d’informations sur le net, et quoi qu’en disent ceux que j’appellent « les passéistes », les informations qui s’y trouvent sont en majorité pertinentes. Il faut cependant savoir séparer le bon grain de l’ivraie, et c’est ça qui fait défaut au système éducatif.
alz
26 mar, 2012, 13:57 #42genomix
26 mar, 2012, 13:59 #44Le devoir que ce prof a donné à ses élèves comporte 95% de reflexion pure (analyse du texte, des idées qu’il comporte, des figures de style, notamment dans un poeme…bref rien qui ne nécessite de la culture justifiant une recherche sur internet) et peut etre 5% de culture: la vie de l’auteur et ses influences, ce qui n’est pas non plus indispensable….
Ce que dénonce ce prof, c’est que les élèves zappent la case reflexion qui prend du temps pour copier coller le devoir tout fait…
Pour reprendre l’image de nos parents qui allaient au cdi rechercher des infos sur un sujet comme on le fait aujourd’hui sur internet, là , c’est un peu comme si le CDI contenait la solution de tous les exos de maths du bouquin qu’ont les élèves….
herendel
26 mar, 2012, 14:00 #45Hum, j’ai bien précisé « publication » aussi
De plus, en quoi ton exemple contre dit ce que j’ai dit oO j’ai bien dit qu’il pouvait y avoir des conneries dans les bouquins aussi…
Mais, la crédibilité d’un livre vient aussi de ses références donc ton bouquin d’Allégre il a beau être écrit par un ancien ministre ce qui le fera peut être vendre, mais ça le rend pas forcement crédible sur un sujet comme le climat s’il y connait rien de base… d’où l’importance des références…
Mais, tu seras d’accord avec moi, tu verras rarement l’illuminé lambda du coin avoir un livre/publication publié à son nom, alors que sur le net il peut en écrire des conneries…
C’est un fait chiant mais le pourcentage de données erronées et plus plus conséquent sur le net que dans les livres….
madalen
26 mar, 2012, 14:00 #46@alz : étant donné que le ctrl + F n’existe pas sur les bouquins (des fois, c’est dommage :P), la recherche nécessite de lire au moins un minimum l’ouvrage et donc d’en retirer quand même quelque chose. Après, je suis d’accord qu’on peut très bien avoir une recherche totalement active sur Internet. Mais comme je l’ai dit dans mon commentaire précédent : comme ce n’est plus obligatoire et que l’utilisation d’internet est mal / non enseignée, les élèves ont beaucoup plus tendance à ne pas effectuer cette recherche active. Et c’est bien ça que cet enseignant a mis en évidence et qui est dommage…
XiongMao
26 mar, 2012, 14:05 #47@Fishdrake: Sans en aucun cas dire que les théorie de Claudes Allègre sont juste (je ne le pense pas). Mais je ne peux que te rappeler qu’il n’y pas si longtemps tous les « scientifiques » croyaient que la Terre étais le centre de l’univers.
Mathieu
26 mar, 2012, 14:05 #48C est la « Philo selon Philippe ici!
cxhx
26 mar, 2012, 14:05 #49J’aime bien les « - » car comme le dit la FCPE les devoirs à la maisons n’ont aucune valeur…
@herendel tu n’as jamais lu des livres à fortiori de classe sur l’urss dans les années 90 80 70 pour dire cela!
EsKiMo
26 mar, 2012, 14:06 #50@aarms: tout à fait.
j’ajouterai, que le réelle problème soulevé n’est pas la recherche des réponses sur internet, mais que les élèvent n’essaient ni de comprendre ni de cherche si ce qu’ils voient est juste ou non. Même pire ils s’en foutent royalement.