Il est loin le temps où les souris se résumaient à deux boutons et leur indécrottable (c’est peu de le dire) mécanisme à boule. Fini également les câbles souvent fragiles aux ports PS/2 dont les broches étaient à redresser tous les 3 mois.

L’heure est aujourd’hui à la fiabilité apportée par les capteurs laser/optiques, au confort des récepteurs sans fil et… aux périphériques pour joueurs passionnés ou occasionnels. Et pour cette dernière catégorie d’utilisateurs, Mad Catz offre une panoplie garnie d’armes à même de satisfaire le plus exigeant des joueurs d’Angry Birds.

La gamme R.A.T du constructeur est d’ailleurs très prisée puisqu’il ne se passe pas une LAN, un évènement e-Sport où nous ne soyons tombés sur l’une des créations du constructeur.

Aujourd’hui, c’est donc au tour de la Cyborg M.M.O 7 de faire ses preuves à la rédaction et c’est en terrain connu que nous nous apprêtons à évoluer.

Design et ergonomie

Terrain connu d’une part puisque Mad Catz s’inspire de son best-seller la RAT 7 que nous avons déjà testé pour vous ici. Mais l’inspiration ne s’arrête pas là, on retrouve essentiellement ce qui a su plaire ou déplaire dans la précédente mouture, avec en plus quelques améliorations esthétiques bienvenues si ce n’est fondamentales :

Ainsi, la M.M.O 7 reprend le design « déstructuré » de sa devancière, les clics gauches et droits sont clairement délimités par une entaille en fin de cours. Non sans rappeler les gadgets de Bruce Wayne, cette finition profilée permet de délimiter clairement les deux boutons principaux mêmes si ce choix n’est pas exempt de défauts nous y reviendront.

Gaming Bling Bling

La M.M.O 7 ne fait cependant pas dans la sobriété, outre son design faisant la part belle aux éléments de couleur orange métallisé sur fond noir, il faudra compter (ou non) sur un ensemble de quatre LED. La première, située sur le flanc gauche vous indique le niveau de sensibilité sélectionné (LED à trois états), la seconde, située en surélévation du bouton gauche est un voyant vous permettant de changer le profil de la souris. Enfin, les deux dernières LED sont placées sous les deux boutons principaux. Ces deux dernières LED sont entièrement paramétrables au niveau de la couleur, à l’aide du logiciel (compatible MAC), il vous sera possible de faire votre choix parmi une palette de couleur vaste, et ce, de manière indépendante. Vous pourrez aisément choisir la couleur rouge pour le clic droit et vert pomme pour le clic gauche.

Malheureusement, cet ajout a un prix : les boutons de clics gauche et droit ont dû être judicieusement taillés pour y intégrer les LED en question et autant j’ai apprécié le confort de boutons « pleins » sur la R.A.T 7, autant ici je suis quelque peu inquiet de l’impression de solidité toute relative du système de la M.M.O 7.

Lego & Co

Comme à l’accoutumée, Mad Catz propose une panoplie complète d’accessoires et de pièces de rechange afin de nous offrir l’opportunité d’une souris sur mesure. Si les poids sont désormais monnaie courante sur les souris orientées pro-gaming, le design de la M.M.O lui ouvre les portes de la modularité à outrance : du repose-poignet interchangeable incliné ou non, aux reposes-auriculaire à ajouter si l’on a le petit doigt qui traîne sur le tapis de souris en passant par le repose-poignet muni de textures et surélevés ou non, il y en aura pour tous les goûts ou presque.

Ingame ça donne quoi ?

J’ai testé la M.M.O 7 dans un large panel de jeux et d’applications, si les logiciels tels que Photoshop ou encore Dreamweaver ne sont pas la tasse de thé de ce genre de souris, il n’en reste pas moins qu’elle s’en sort avec les honneurs puisque je ne suis pas parvenu à la prendre en défaut. Malgré le vide laissé par ma souris à tout faire à savoir la Performance MX de Logitech, je n’ai ressenti aucune difficulté quant à la navigation au sein des menus de ces « usines à gaz ».

En jeu c’est une autre histoire. Oscillant entre le très bon dans des titres tels que Battlefield notamment grâce au precision aiming, fort utile lors de sessions de snipe ou lorsque l’on équipe une arme à fort recul et le tout juste correct pour des titres plus orientés réflexion tels que Homeworld II.

Très bon d’une part, car la myriade de boutons disséminés sur la M.M.O 7 sont judicieusement placés, ils ne procurent aucune gêne durant les sessions de jeu, se révèlent fort pratiques lorsqu’il s’agit de réaliser des actions simultanées grâce aux macros (switch pistolet + grenade). On regrette cependant qu’on ne puisse pas insérer de temps de latence entre la pression des touches à l’instar de ce qu’il est possible de faire sur les périphériques Logitech.

Encore au chapitre des bons points, la possibilité d’utiliser la fonction Action Lock qui pour rappel, vous permet de simuler une pression maintenue sur les clics gauches ou droits. Idéal donc pour « spamer » son lance-grenades lors de sessions multijoueurs sur Mass Effect III (oui c’est une bonne surprise).

Tout juste correct d’autre part, car la M.M.O 7 fait l’impasse sur le bouton de réglage de la sensibilité à deux axes de la R.A.T 7 et lui préfère un simple bouton permettant de jongler parmi les quatre sensibilités possibles, mais dans un seul sens.

Peu pratique donc sur un jeu de stratégie ou l’on alterne souvent entre deux sensibilités « extrêmes » pour naviguer sur la carte et gérer sa/ses bases. Il vous faudra donc régler finement les différents paliers sous peine de vous retrouver à devoir insister pour parvenir à la sensibilité souhaitée.

Un autre reproche un peu plus gênant aura été celui du comportement quelque peu erratique de la souris sur le bureau de Windows : à de rares occasions, l’axe X de la souris se bloque pour une durée de 7 à 20 secondes sans que l’on sache pourquoi… bizarre.

Conclusion

Si vous possédez déjà la R.A.T 7, nous ne saurions que trop vous conseiller de la garder près de vous, la M.M.O 7 et sa sensibilité maximum de 6400 DPI ne valent pas le coût d’une mise à jour. En revanche, si vous êtes un joueur exigeant, que vous souhaitez une souris à la fois polyvalente, mais qui excelle dans sa spécialité à savoir le gaming, la dernière création de Mad Catz saura vous séduire. Ultra personnalisable, fonctionnelle et confortable d’utilisation, ses petits défauts ne parviennent pas à ternir son image de robustesse. Elle a d’ailleurs remplacée ma Performance MX après deux années de bons et loyaux services.