Si des doutes étaient jusqu’alors autorisés quant aux réelles motivations de Google concernant le rachat du constructeur Motorola, c’est par la voix du nouveau conseiller juridique de la firme de Moutain View que les débats sont officiellement clos.

Allen Lo, Conseiller juridique adjoint de Google confirme lors d’un entretien accordé à nos confrères de Cnet.com que le rachat de Motorola n’aurait pas eu lieu si son portefeuille de brevets n’était pas aussi fourni :

Nous n’aurions probablement pas racheté Motorola si nous n’avions pas eu cette situation (ndlr : un portefeuille de brevet relativement faible avant ce rachat)[…] Je ne nous vois pas frapper les premiers. Mais le simple fait d’avoir un large portefeuille de brevets crée un effet dissuasif[…]Si j’ai plus de brevets à mettre sur la table, je suis plus à l’aise pour discuter.

toi + moi

Pour rappel, Google a racheté Motorola pour la somme de 12,5 milliards de dollars en aout 2011. Depuis cette date, les dirigeants des deux groupes, à savoir Google d’un côté et Motorola Mobility de l’autre n’ont pas manqués de rappeler que cette acquisition a été rendue nécessaire par la pression accrue des concurrents à savoir Microsoft et Apple.

Ce dernier en effet a très vite été pointé du doigt pour ses attaques juridiques principalement orientées vers Android, le système d’exploitation de Google. Les deux sociétés se sont ainsi rapprochées afin de se prémunir de coups de butoir juridiques.

Ainsi, les quelque 24500 brevets désormais en possession de Google sont un moyen de lutte supplémentaire pour le géant américain qui entend poursuivre cet « armement » en renforçant ses équipes en charge des dépôts de brevets. Avec 90 personnes actuellement employées à cette activité, la société a vu ses demandes de brevets tripler entre 2010 et 2011.

24500 brevets, ça ressemble à ça.. un peu

Cette information fais écho aux récentes déclarations de Larry Page concernant l’indépendance de Motorola Mobility. la société conserve son coeur de métier, à savoir constructeur de terminaux mobiles et ce, sans avoir de comptes à rendre à la maison mère Google.

De quoi rassurer donc les partenaires de Google à savoir HTC ou encore Samsung et LG dont les craintes (légitimes) de se voir lessés par un éventuel favoritisme envers Motorola s’envolent, pour le moment.

On aurait pu s'y faire à ce nom