Nintendo ne s’en cache pas, ses résultats financiers accusent le coup pour la première fois de son histoire et le coupable est tout désigné : l’iPhone.

C’est à l’occasion de la présentation de leurs résultats financiers pour le premier trimestre 2012 que la société est largement revenue sur les raisons de si mauvais chiffres : 500 millions de dollars de pertes, la 3D S à la peine mais également une plateforme de téléchargement qui ne parvient pas à séduire.

Sans pour autant écarter les terminaux Android de l’équation, Nintendo souligne que ses activités ont été largement impactées par la popularité croissante des jeux sur mobiles. Une tendance initiée et soutenue par les terminaux iOS d’Apple qui a par conséquent profité à tous les acteurs du secteur.

On se souvient encore des temps difficiles des constructeurs d’appareils photo qui n’avaient à l’époque pas hésité à pointer du doigt (encore une fois) l’iPhone 4 puis 4s comme responsables de la baisse des ventes sur les appareils d’entrée de gamme.

J'ai encore le style quand je prends une photo

Merci à Focus Numérique pour la photo du Olympus :)

Cette convergence des fonctionnalités, essence même des smartphones n’est cependant pas aussi mortifère qu’on voudrait nous le faire croire. Les principaux constructeurs d’appareils photo ont su rebondir grâce à des produits dans l’ère du temps : connecté aux réseaux sociaux ou encore à objectifs interchangeables pour les hybrides. Des fonctionnalités bienvenues et appréciées qui savent séduire un public exigeant ou passionné.

Ventes de consoles Nintendo

Il en va donc de même pour les éditeurs et les constructeurs du marché du jeu vidéo. Sega a su rebondir lorsque la société s’est rendue compte qu’elle ne pouvait pas rivaliser avec un Sony au sommet de sa forme et un Microsoft toujours plus entreprenant avec sa première Xbox.

Ventes de jeux sur plateformes Nintendo

Tout n’est pas figé pour Nintendo. La société bénéficie d’une notoriété considérable auprès du grand public et ses licences au succès planétaires peuvent lui permettre de faire face à une concurrence qu’elle a jusqu’alors sous-estimée.

Et puis, qui cracherai sur un Super Metroid ou un Mario 64 sur terminaux mobiles ?

pas nous