A l’utilisation

Je ne reviens pas sur l’écran E.-ink qui vous donne l’impression d’avoir du papier. Le contraste est parfait et pour peu que vous ayez un peu de lumière, la lecture est des plus agréables. Pour l’avoir encore utilisé en plein soleil, je peux vous dire qu’aucune tablette ne pourra rivaliser avec un écran e-ink pour la lecture de roman.

Comme pour le Kindle 4, il vous faudra bien évidemment avoir un compte Amazon pour pouvoir acheter des livres sur le Kindle Store. Si vous avez acheté votre Kindle Touch en ligne, il vous sera livré entièrement configuré avec le compte vous l’avez acheté. L’interface utilisateur est toujours disponible en plusieurs langues depuis l’internationalisation des Kindle et donc leur disponibilité en dehors des US.

De même que pour le Kindle 4, l’interface utilisateur est plus qu’austère, on va a l’essentiel. En appuyant sur le bouton Home, vous aurez droit à une liste de vos livres présents sur le Kindle. Pas de vignettes ou autres comme c’est le cas sur le Kobo by Fnac par exemple. A la différence du Kindle 4, vous aurez sur la page d’accueil accès directement aux store et menu de configurations. L’accès aux livres se fait de manière rapide et depuis le Kindle 2, le rafraichissement des pages est devenu plus que rapide.

En dehors de l’accès via un écran tactile, on retrouve exactement les mêmes options que sur le Kindle 4 avec en plus le menu Text-to-Speech dans un livre qui vous permet de transformer n’importe quel livre en livre audio. J’ai même essayé avec un PDF, ça a fonctionné sans problème. Vous retrouverez bien évidemment les dictionnaires de langues qui vous permettront d’avoir une définition d’un mot en sélectionnant le mot à partir de l’écran tactile. Inutile de vous dire qu’avec ce dernier, c’est bien plus pratique qu’avec le pad 4 directions du Kindle 4.

Réseaux sociaux obligent, vous pourrez bien évidemment partager des passages sur Facebook et/ou Twitter. Dans les petits plus, Amazon a aussi intégré un petit navigateur sans prétention, mais qui pourra dépanner au cas où. Bon évidemment, c’est en noir & blanc et ce n’est pas super rapide, mais ça peut servir… Si si ! Comme c’est devenu la mode, vous pourrez accéder au Kindle Store. Pratique puisqu’une fois le livre acheté, il se téléchargera automatiquement sur votre Kindle. De même avec un achat sur un ordinateur, le livre acheté se téléchargera automatiquement sur votre Kindle.

Pour ce qui est des formats, comme vous avez pu le voir, le Kindle Touch, tout comme le Kindle 4, n’est toujours pas compatible avec le format ePub qui est devenu la référence. Il va falloir ainsi passer par des logiciels tiers comme l’excellent Calibre pour la conversion. On notera par contre que le Kindle ne fait pas de gestion de répertoires donc si vous voulez mettre un grand nombre de fichiers dans le répertoire Documents et bien vous aurez une liste tout aussi grande que le nombre de fichiers que vous avez transférés.

On termine cette partie avec la gestion du tactile par Amazon. Alors que tous ses concurrents ont choisi de diviser l’écran en trois colonnes (la colonne de gauche pour revenir en arrière, la colonne du centre pour les options de lecture, la colonne de droite pour passer à la page suivante), la firme américaine a préféré une autre disposition comme l’illustre la photo ci-dessous. Dans l’absolu, ça ne change pas grand chose si ce n’est, c’est vrai, que j’ai moins cliqué sur les options de lectures. C’est tout bête en soi mais au final, j’ai préféré. A noter que les gestes, comme sur tablettes, fonctionnent aussi.

Whispersync

Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est la technologie introduite par Amazon avec l’arrivée de ses Kindle. En gros, elle permet de synchroniser sur vos appareils la dernière page lue, les signets et les annotations. Ainsi, quelle que soit la plate-forme que vous utilisez, vous pourrez toujours reprendre votre lecture là où vous vous êtes arrêté. Pratique, ça m’a permis de reprendre mes lectures de mon Kindle 4 sur le Kindle Touch.

Et les autres Kindle

Vous trouverez dans la galerie des photos comparatives avec tous les Kindle sortis à ce jour mais aussi le Kindle 4 en particulier et le Kobo by Fnac. Même si le Kindle Touch est un peu plus lourd que les Kindle 4 ou Kobo by Fnac, ça reste dans le même esprit tout comme pour la taille. Sinon, je pense que les photos parlent d’elles-mêmes déjà. Maintenant, si je devais en choisir, je ne prends pas assez de notes dans un livre pour justifier le confort du Touch. Du coup, j’aurai toujours une petite préférence pour le Kindle 4 parce que les boutons sur la tranche ne me gênent pas mais aussi pour son poids plume.

Par contre, par rapport à un Kindle 3 qui vous proposait un clavier physique, inutile de vous dire que le clavier virtuel le remplace parfaitement sans compter qu’on récupère au passage la lectures de fichiers audio (pratique en tâche de fond) mais surtout la lecture audio des livres qui fonctionnement merveilleusement bien.

Par rapport au Kobo By Fnac

Comme on l’a dit un peu plus haut, le Kindle Touch est un peu plus lourd et un peu plus grand par rapport à un Kobo by Fnac, mais rien de dramatique. J’ai une grosse préférence sur l’implémentation du tactile par Amazon, c’est à l’usage plus pratique et on fait beaucoup moins d’erreur. De même, Amazon a eu la bonne idée de faire des rebords d’écran plus épais, ce qui m’a permis de moins toucher l’écran par inadvertance. Par contre, le Kobo vous propose le support de fichiers non propriétaires, c’est une affaire de choix. Si je devais choisir pour le côté matériel, je choisirai sans doute le Kindle Touch. Pour la partie software, je me pencherai plus vers le Kobo by Fnac pour le support de nombreux formats et une interface utilisateur mieux pensée.

Attention, je ne parle pas du contenu des deux stores, tout dépend de vous sur ce point et c’est un point important. Certains titres sont disponibles sur l’un et d’autres sur l’autre donc c’est à vous de voir.

Par rapport à une tablette

Comme d’habitude, la question qui revenait souvent était celle de la comparaison par rapport à une tablette. J’en profite pour en remettre une couche, ce n’est pas comparable du tout. Une liseuse est faite pour lire et c’est tout. L’avantage de l’écran E.-Ink, c’est qu’il n’y a aucune source lumineuse provenant de l’appareil. Du coup, ça fonctionne vraiment comme un livre papier avec ses avantages et ses inconvénients liés à une source lumineuse extérieure… Et â côté des écrans IPS, un des avantages certains est que ça ne fatigue pas, mais alors pas du tout les yeux et ce n’est pas négligeable.

Alors oui, on peut très bien lire avec une tablette, mais vos yeux en prendront un coup et puis tenir 200g dans les mains, c’est toujours plus agréable que 600g en moyenne, non ? Donc pour moi, la liseuse vient en complément d’une tablette. Pour exemple, la semaine dernière, j’étais en Floride pour la BlackBerry World 2012, inutile de vous dire que j’ai essayé de lire sur une tablette au bord de la piscine parce que c’était plus pratique de ne pas avoir deux appareils et bien je suis vite revenu au Kindle pour lire en plein soleil.

Sommaire du Test :

Pages : 1 2 3 4