Si l’on en croit les équipes du constructeur Intel, l’avenir sera fait de terminaux à 48 coeurs capables de faire tourner des applications hautement parallélisées pour le plus grand plaisir des utilisateurs toujours plus exigeants.



Interrogés par nos confrères de ComputerWorld, les ingénieurs de la société américaine expliquent que dans une fourchette-temps de 5 à 10 ans, l’utilisation d’autant de thread pourrait être une réalité ainsi qu’un bénéfice pour le consommateur :

Si nous faisons en sorte d’accéder à cette technologie d’ici cinq à dix ans, nous serons enfin à même de réaliser des choses qui demandent tout simplement trop de puissance de calcul à l’heure actuelle.[...]Ceci pourrait véritablement élargir l’idée que l’on se fait d’un ordinateur… Le téléphone serait suffisamment performant pour être plus qu’un simple ordinateur mais il pourrait tout aussi bien être mon ordinateur au cas ou j’en aurais besoin.

Les chercheurs sont convaincus qu’à mesure où l’usage de la reconnaissance vocale ou encore la réalité augmentée tendent à rentrer dans les usages, la demande en puissance de calcul augmentera de manière exponentielle.

Pour appuyer le bien fondé de leur démarche, les chercheurs expliquent que la multiplication des coeurs, accompagnée d’applications correctement codées permettrais de réaliser des économies d’énergies substantielles grâce à la distribution intelligente des tâches.

Pourtant, les experts reconnaissent que la question des applications et de l’environnement logiciel dans une plus large mesure reste le défi principal avant même la conception des puces :

Nous devons modifier nos systèmes d’exploitation et nos applications afin de les rendre plus parallélisées. Aujourd’hui, le nombre de coeurs n’est plus pertinent si le processeur est incapable d’interpréter le code qu’il a à traiter.[...]Il n’existe pas beaucoup d’applications qui tirent profit de huit coeurs, encore moins de 48. Même dans un environnement PC, il est très rare de constater qu’une machine 8-coeur sollicite plus que six de ses modules. Développer à destination de puces massivement multi coeur ? Je dois admettre que nous n’avons même pas encore commencé à travailler là dessus.

Pourtant, les ingénieurs semblent avoir confiance en l’avenir et tablent sur un accroissement brutal des besoins en matière de puissance de calcul d’ici à 2022 donc.

Si le constructeur ne le cite pas spécifiquement, il a dans son collimateur le cloud computing qui se pose en philosophie diamétralement opposée à celle prônée par Intel.

A voir donc si comme le Betamax et le VHS il s’agirait de décerner à l’une ou l’autre le prix de la pérennité… Rendez vous dans dix ans ?