Ce n’était qu’une question de temps. Il aura fallu attendre que l’éditeur américain Microsoft fasse entrer sur le marché l’essentiel de son catalogue de produits avant de voir les premiers patent troll se manifester.

C’est désormais chose faite avec la société SurfCast qui vient d’assigner la société pour violation de son brevet chèrement acquis. Sous le numéro 6 724 403 se cache un brevet dont la portée et la formulation indique effectivement de fortes similitudes avec l’interface des nouveaux systèmes d’exploitation de Microsoft :


Une manière numérique d’afficher et de présenter des informations d’une multitude de sources différentes sur l’écran d’un terminal. Ces informations sont alors rangées dans un ensemble de tuiles capables de se mettre à jour indépendamment les unes des autres. La présentation en grille permet de gérer la fréquence de mise à jour des tuiles et des informations affichées.

Dépôt de brevet effectué le 30 octobre 2000.

Douze ans plus tard donc, ignorant splendidement la sortie de Windows Phone 7, SurfCast détenteur du brevet estime qu’il est temps de réagir afin de faire cesser toute action litigieuse de la part de Microsoft.

Seulement voilà, le brevet en question stipule qu’il existe une interaction entre la partie matérielle et logicielle afin de parvenir au résultat détaillé dans le document officiel.

Windows 8 et Windows Phone étant purement des systèmes d’exploitation indépendants de toute plateforme matérielle, il serait compliqué devant un juge d’affirmer qu’il y a bel et bien eu violation de brevet sauf si… Microsoft était un constructeur de terminaux ce qu’il vient tout juste de faire avec la Surface.

Les motivations sont donc claires du côté de Surfcast qui ne possède à ce jour que trois brevets et n’a jamais créé le moindre produit que ce soit : capitaliser sur les volumes de ventes de tablettes Surface (mais pas que, les constructeurs partenaires de Microsoft étant également dans son collimateur) afin de viser de fortes sommes en guise de « dédommagement ».