Utilisation et Autonomie

Je ne ferais pas dans l’original. Pour la partie OS, je vous invite à prendre connaissance du nouveau système d’exploitation de Microsoft ici. En ce qui concerne la partie spécifique à Nokia (les options de personnalisation ayant la vie dure sur cet OS) c’est plutôt du côté des applications ou plutôt intégrations qu’il faut se pencher :

Nokia Cartes, Nokia Drive, Nokia Explore, et Nokia Transport seront vos partenaires si vous souhaitez vous orienter et on a là le résultat de l’expertise du constructeur en matière de technologies de navigation.

Très honnêtement, cette suite logicielle Nokia remplacera avantageusement de nombreuses applications payantes et s’offre même le luxe de laisser le choix à l’utilisateur de désinstaller certaines applications pourtant livrées en standard. J’aime.

Windows Phone oblige, c’est fluide. Je ne parle pas de « fluide » sur l’écran d’accueil avec ses tuiles dynamiques, mais véritablement de fluidité dans le cadre d’une utilisation intensive avec un exemple relativement simple et courant :

Application musique en tâche de fond, navigation internet ponctuelle et chat interminables avec ses contacts aux coordonnées de réseaux sociaux centralisées tout en consultant son application RSS favorite. Le lumia 820 s’en sort avec les honneurs, on regretterait presque de ne percevoir quasiment aucune différence avec la génération précédente.

Les applications doivent certainement s’ouvrir quelques millisecondes plus vite et le multi-tâche doit avoir une fraction d’avance sur la nouvelle génération également, mais véritablement : il y a peu d’OS sur le marché qui peuvent se targuer d’une fiabilité à toute épreuve, Windows Phone fait partie de ceux-là.

Toutefois, là où Nokia aurait pu agrémenter son terminal, c’est indiscutablement sur le multimédia. En dehors de l’écran de verrouillage, il n’existe aucun moyen de passer au morceau de musique suivant ou précédent ou même de mettre en pause sa musique par exemple.

Si vous êtes dans une application, il vous faudra revenir à l’application musique via le multi-tâche afin de mener cette mission (et c’est bien une mission) à bien.

C’est précisément là que l’absence de volet de notification se fait sentir : pas de « toggle » WiFi, Bluetooth, NFC, Bierre pression. L’épuration a un prix que Windows Phone nous rappelle douloureusement par petites bribes çà et là.

Qu’à cela ne tienne, Nokia livre une application musique baptisée sobrement « Nokia Music ». Elle fait ce qu’on lui demande. En vidéo, les formats AVI et Mpeg 4 sont reconnus et lus par simple glisser-déposer tandis qu’il faudra passer par la case conversion pour du .Mov et du MKV : impossible de lire les deux derniers, ils ne s’affichent même pas dans l’application vidéo.

Photo

En ce qui concerne l’appareil photo, non ce n’est pas une technologie dérivée du PureView 808 et non les clichés ne sont pas au niveau du très haut de gamme actuel, mais ce n’est pas vraiment la catégorie d’utilisateurs à laquelle s’adresse le Lumia 820 : en tant qu’utilisateur très (et j’insiste sur le très) modéré du capteur photo des smartphones, je suis satisfait des clichés pris par ce terminal et le bouton physique pour la prise de photo est un must :

Question autonomie, pas de surprises ni de déconvenues majeures. En une semaine, le Lumia 820 a demandé sa pitance à quatre reprises (en partant systématiquement d’une charge à 100% théorique) ce qui correspond en moyenne à une journée complète de charge.

On attend effectivement du constructeur la possibilité de recharger son Lumia 820 sans fil (certainement à l’aide d’une coque prévue à cet effet), mais ce n’est clairement pas LA fonctionnalité qui devrait guider votre choix, fondamentalement la recharge sans fil… Nécessite des fils d’une manière ou d’une autre.

On termine par « l’épineuse » question du poids et du volume. Avec ses 160 grammes et ses 9,9 millimètres d’épaisseur, le Lumia 820 n’est pas éligible au suffixe « slim » ou « light » mais est-ce vraiment un problème ? J’en doute.

À vrai dire et au risque de me répéter, j’affectionne particulièrement les terminaux qui « font leur poids » tant que c’est justifié et qui tiennent bien dans la main. En ce qui concerne ces deux aspects, carton plein pour Nokia : le terminal est épais sans être « massif » comprendre que même dans les jeans les plus honteusement serrés que vous gardez depuis 7 ans, il sortira sans problème de votre poche.

Concernant le poids du terminal, deux options s’offrent à vous : choisir un terminal plus léger ou manger de la soupe.

On ne pourra s’empêcher toutefois de repenser à ce bon vieux Nokia N97 qui malgré son clavier physique ne dépassait pas la barre des 150 grammes. Mais manifestement, l’heure n’est plus aux claviers physiques, un marché qui existe pourtant, sacrifié sur l’autel de la finesse…

Sommaire du Test :

Pages : 1 2 3 4 5