La Corée du Nord est la dernière dictature totalitaire du monde. Les citoyens du pays sont sous haute surveillance, aussi bien dans le monde réel que virtuel. Les rares habitants ayant accès au web (extrêmement fermé, par ailleurs) sont scrutés de très près. Chose curieuse, Eric Schmidt, l’un des patrons de Google, va se rendre dans le pays fin janvier.

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Dans ses voeux pour 2013, Kim Jong-Un a déclaré vouloir s’ouvrir au monde, pour faire de son pays l’un des acteurs importants sur la scène internationale. Ce « virage radical » montre-t-il une volonté de discussion avec les acteurs importants du marché ? La visite d’Eric Schmidt le laisse penser.

Mais de quoi pourrait bien parler le patron de Google avec Kim Jong-Un ? Ni Eric Schmidt, ni le gouvernement américain ne l’ont indiqué. Participant à un voyage humanitaire sous l’égide de Bill Richardson, ancien gouverneur du Nouveau-Mexique, nous pouvons supposer qu’Eric Schmidt devrait aborder le sujet de l’internet dans le pays. Les discussions aboutiront-elles à une ouverture, même minime, de l’intranet nord-coréen sur l’extérieur ? Si l’on en croit Kim Jong-Un, qui a souhaité une révolution technologique pour son pays, une telle ouverture pourrait être possible.

Certains y voient un voyage qui aurait un tout autre but : la libération d’un otage américain retenu en Corée du Nord, Kenneth Bae. Quoi qu’il en soit, la visite d’Eric Schmidt dans le pays est un véritable petit évènement dans les relations entre les États-Unis et la Corée du Nord.