La WWDC du 10 juin 2013 a surtout été l’occasion de présenter iOS 7, mais Apple a également profité de sa conférence annuelle dédiée aux développeurs pour annoncer une mise à jour de son ultrabook : le MacBook Air. Ce modèle a pour principale nouveauté l’intégration d’un processeur Intel Haswell.

Comme à l’accoutumée, le fondeur a présenté ses nouvelles puces comme moins énergivores, plus puissantes et épaulées par une partie graphique plus performante. Du moins, pour celle de ce MacBook Air qui intègre une partie graphique HD 5000 se situant dans le haut du panier de la nouvelle gamme.

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C’est grâce à Intel qu’Apple a pu, à son tour, avancer des arguments massues pour cet ordinateur 13 pouces que nous avons eu entre les mains. La Pomme promet en effet « 12h de navigation web sans-fil », un record difficile à croire au premier abord, surtout qu’elle s’accompagne de performances graphiques annoncées comme 40% supérieures au modèle précédent.

Ces chiffres comparent les modèles 11 pouces les plus haut de gamme. Nous avons pour notre part reçu la version 13 pouces d’entrée de gamme avec un core i5 à deux cœurs (deux thread) à 1,3 GHz (2,6 en boost), 4 go de RAM, 128 Go pour le stockage et donc cette fameuse HD 5000 (1Go de mémoire partagée) pour la 3D. Il est proposé à 1099 euros chez Apple.

Promesses tenues ? Réponse dans la suite.

Design et connectique

Ce MacBook Air « Haswell » arbore un design identique en tout point au modèle précédent. On retrouve l’aluminium anodisé utilisé sur la totalité des ordinateurs de la marque. Comme d’habitude, la machine semble solide (surtout qu’elle ne comporte aucune pièce mécanique) et les finitions sont irréprochables.

Comme le précédent modèle, la machine reste un poids plume en affichant 1,35 kg sur la balance et tient dans 22,7 x 32,5 x 0,3 au point le plus fin ou 1,7 cm au plus épais. En pratique, et comme la plupart des ultrabooks, l’ordinateur se glisse partout et se fait oublier assez facilement dans un sac à dos ou une serviette.

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On retrouve sur les tranches, les connectiques habituelles : deux ports USB 3.0 (un à droite et un à gauche), un lecteur de carte SD, le connecteur MagSafe 2 pour la recharge, l’entrée/sortie audio en Jack 3.5 et le connecteur Thunderbolt. Ce dernier servira à connecter un écran externe.

Cette dernière permet à Apple de se dispenser d’une sortie HDMI qui aurait pourtant été la bienvenue. D’une part, pour les écrans externes mais aussi simplement pour le brancher à sa télévision. Si on comprend la logique économique d’Apple, qui souhaite vendre ses moniteurs, un tel port aurait permis plus de versatilité.

Utilisation

Au centre de l’ordinateur trône toujours le TrackPad Multitouch qui se révèle toujours aussi efficace, précis et agréable, il peut tout à fait se substituer à une souris la plupart du temps, mis à part pour le jeu. Le clavier reste quant à lui toujours rétroéclairé et de type chiclet. Il offre une frappe confortable, quoiqu’un peu plus rigide que son prédécesseur. Pas de pavé numérique à prévoir, comme d’habitude…

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L’écran 13 pouces est toujours de très bonne facture, contrasté, profitant de bons angles de vision et bien rétroéclairé, presque trop si l’on est dans le noir d’ailleurs. Pour afficher des couleurs encore plus pétillantes, Apple a encore opté pour un traitement « brillant », sympa à l’intérieur, moins à l’extérieur où les reflets seront trop présents, en dépit de sa luminosité.

Pour le reste, la dalle affiche de 1440 x 900, c’est mieux que les MacBook Pro 13 pouces non rétina qui restent en 1280 x 800, sans que l’on sache vraiment pourquoi. La surface de travail est juste confortable à l’heure où la concurrence propose généralement des écrans Full HD.

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Un petit mot sur le son : Apple fait toujours aussi bien compte tenu la taille de baffle imposée par la finesse du châssis. Il manque bien évidemment de basse. Les mélomanes opteront assurément pour un matériel dédié, mais il reste largement suffisant en déplacement.

Autonomie record ?

Après ces présentations, passons donc au plat de résistance : la batterie. Comme nous le disions en préambule, Apple promet jusqu’à 12h d’autonomie « web sans-fil ». Mais les tests en Labo ont toujours un peu tendance à grossir le trait, dans le sens où ils ne simulent pas toujours des conditions d’utilisations réelles.

En pratique donc, si l’on atteint jamais vraiment 12h, sur une utilisation web/vidéo (YouTube en 1080p) avec la luminosité poussée au maximum, il faut admettre que les 10 heures sont atteintes. On passera autour de 7h en regardant des vidéos en 1080p. Ce qui veut dire que oui, une journée de travail est réalisable sans chargeur.

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Non, pas à ce point là quand même

À condition toutefois de ne pas commencer à lancer des applications gourmandes, notamment en 3D. Cela fera chuter drastiquement l’autonomie de la machine. Il ne faut pas espérer jouer plus de 2 ou 3 heures, ce qui n’est pas un mauvais score, mais reste dans le domaine du dépannage.

Performances

Le jeu, parlons-en justement : que vaut vraiment cette HD 5000 ? L’essayer c’est l’adopter, du moins en ce qui concerne les jeux célèbres disponibles nativement pour Mac OS X. C’est-à-dire les jeux de Blizzard, on aurait également pu ajouter quelques Call of Duty et League of Legends, mais nous ne les avions pas sous la main.

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On s’est adonné à quelques parties de World of Warcraft et de Starcraft II. Le premier souffrira de quelques chutes de Framerate, notamment en extérieur ou dans les capitales, mais on ne passera jamais sous les 10 fps en qualité maximale, ce qui reste juste jouable (cela dépend de ce qu’on fait dans le jeu). La machine délivrera plus d’images en instance (entre 40 et 50 par seconde), largement de quoi jouer dans des conditions décentes.

Starcraft II (et Diablo III à fortiori) aura un peu plus de mal. Impossible d’obtenir un taux de rafraîchissement décent dans les meilleurs niveaux de détails, il faudra donc faire quelques concessions graphiques pour jouer tranquillement en toute circonstance.

Attention, on ne parle pas ici des 60 images par seconde que les hardcore gamer affectionnent, nous sommes dans des conditions raisonnables qui apporteront satisfaction aux joueurs occasionnels. Au final, nous avons donc une machine relativement polyvalente et c’est tout à son honneur.

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Pour ce qui est du processeur, il fait évidemment bien le job, on ne note aucun ralentissement et les applications se lancent particulièrement rapidement. Une vitesse d’ailleurs plus imputable au SSD atteignant parfois plus de 500 mo/s en lecture, selon la taille des fichiers.

On note enfin que le MacBook Air mi-2013 embarque une carte Wi-Fi compatible avec la norme « ac ». Elle permet d’obtenir des débits sans-fil jusqu’à 1 Gb/s, malheureusement nous ne disposions pas de borne compatible durant nos tests. Si contrairement à nous vous avez du matériel compatible, cela peut être un argument en faveur de la nouvelle machine d’Apple.

Conclusion

8

/10

Note JDG

Polyvalent


Apple frappe encore une fois fort avec cette nouvelle itération du MacBook Air qui a bien sûr pour premier argument son autonomie record et ses finitions irréprochables. Il n’est toutefois pas exempt de défaut. On retient parmi les plus importants une définition limitée à 1440 x 900 et l’absence de sortie HDMI intégrée.

On pourra également regretter un stockage limité à 128 Go pour la configuration initiale, ce qui commence à être assez peu de nos jours. Fort heureusement on pourra lors de l’achat opter pour 256 ou 512 Go, mais il faudra y mettre le prix : 200 et 500 euros respectivement. Les 4 Go de RAM supplémentaires sont, quant à eux, facturés 100 euros.

Il reste malgré tout un ordinateur de choix pour toutes les personnes ayant besoin d’une machine qui ne sacrifie pas – trop – les performances sur l’autel de la mobilité. La MacBook Air est donc un ultrabook premium, à prix premium, mais il y a du mieux dans ce domaine puisqu’il est vendu 150 euros de moins que le modèle équivalent précédent.

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