Bouygues améliore encore une fois son offre sur SFR !

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Par Gregori Pujol le

Alors que l’étude de l’offre de Numericable par Vivendi pour le rachat de SR prend fin aujourd’hui, Bouygues attaque une nouvelle fois en proposant une nouvelle offre !

Convaincu de la force industrielle de son projet de fusion entre Bouygues Telecom et SFR et de la création de valeur qui en résulte pour ses actionnaires, Bouygues a en effet remis aujourd’hui à Vivendi une offre améliorée en vue de la fusion de Bouygues Telecom et SFR, valable jusqu’au 25 avril 2014.

Au terme de cette offre, Bouygues propose à Vivendi d’augmenter la partie en numéraire de son offre de 1,85 milliard d’euros pour la porter de 13,15 milliards d’euros à 15,0 milliards d’euros, sans incidence sur le niveau d’endettement de la nouvelle entité dont le profil resterait Investment Grade. Bouygues augmente par ailleurs la valorisation totale offerte à Vivendi pour SFR en lui octroyant une participation de 10% du capital du nouvel ensemble ayant une valeur de 1 milliard d’euros avant synergies. Cette offre valorise ainsi SFR pour Vivendi à 16 milliards d’euros avant synergies et 16,5 milliards d’euros en intégrant les 5 milliards d’euros de synergies sécurisées grâce aux économies résultant de la cession du réseau à Free.

De plus, Bouygues a offert à Vivendi un complément de prix éventuel de 500 millions d’euros susceptible de porter la valeur totale de SFR à 16,5 milliards d’euros avant synergies. Bouygues confirme un montant total de 10 milliards d’euros de synergies créées par le rapprochement de Bouygues Telecom et SFR.

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Bouygues a fédéré autour de son projet des partenaires industriels et institutionnels qui investiront 2,85 milliards d’euros dans la nouvelle entité. Ces investisseurs incluent entre autres AXA, la Caisse des Dépôts et Consignations, GIMD (famille Dassault), JC Decaux Holding (famille Decaux), GIC (Fonds souverain de Singapour), Ontario Teachers’ Pension Plan Board, la famille Pinault et Reuben Brothers Ltd. La qualité de ce tour de table, constitué pour moitié environ d’investisseurs internationaux.

Bouygues, qui investira 850 millions d’euros en complément de l’apport de sa participation dans Bouygues Telecom, sera l’actionnaire de contrôle du nouvel ensemble, avec 51% du capital de la nouvelle entité au closing, aux côtés de Vivendi (10%) et des autres partenaires industriels et institutionnels (39%). L’introduction en Bourse du nouvel ensemble est prévue dès réalisation de la fusion.

Bouygues rappelle que la cession de son réseau de téléphonie mobile et d’un portefeuille de fréquences à Free apporte d’ores et déjà une réponse aux impératifs de concurrence. En outre, Vivendi bénéficierait d’un break-up fee de 500 millions d’euros si les autorités règlementaires refusaient d’approuver l’accord de rapprochement ou si Bouygues retirait sa demande d’autorisation compte tenu des remèdes exigés. Cette indemnité témoigne de la confiance de Bouygues dans sa capacité à obtenir les autorisations règlementaires.

Bouygues renouvelle ses engagements de maintenir l’emploi et de ne procéder à aucun licenciement économique collectif, plan social ou plan de départ volontaire. Cet engagement d’une durée de 36 mois commencerait à courir à compter de la signature de l’accord de rapprochement. Il n’est assorti d’aucune condition restrictive, en particulier liée à des évolutions de marché ou revirements économiques.

Bouygues confirme que le financement de l’opération est ferme avec une documentation définitive signée.