Smart City : partenariat entre IBM et Montpellier

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Par Elodie le

IBM et Montpellier font cause commune pour développer le projet de ville intelligente et donc connectée d’IBM, Smart Cities, et déployer sa solution Intelligent Operations Center dans de nombreux domaines de gestion de la ville. Un véritable « hub d’innovation numérique » en synergie avec des partenaires locaux.

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Est-ce la récente désignation de Montpellier comme ville la plus intelligente de France qui a fini de convaincre IBM de l’opportunité de miser sur Montpellier, « la surdouée », comme aimait à l’appeler Georges Frêche ? Peut-être, Montpellier représente surtout la plus forte croissance en France depuis les 25 dernières années.

En 2012 déjà, une lettre d’intention était signée entre IBM et Montpellier Agglomération autour d’un contrat de R&D « EcoCité/Cité intelligente » avec une phase d’expérimentation de trois ans. EcoCité repose alors sur des « systèmes urbains instrumentés, interconnectés et intelligents qui interagissent entre eux, dotés de capteurs disséminés sur son territoire pour collecter et exploiter un maximum de données en temps réel et mettant en œuvre des solutions urbaines centrées sur l’usager ».

Aujourd’hui, les deux partenaires entrent donc dans une phase concrète avec la signature de cet accord d’une durée de trois ans :

« Pendant trois ans, la Communauté d’Agglomération de Montpellier travaillera avec IBM sur une série d’initiatives dites “Smarter Cities” dans le but d’améliorer la durabilité et la qualité des services que la ville offre à ses citoyens » dixit un communiqué d’IBM.

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Hôtel de région – Montpellier – Wolfgang Staudt – flickr

PME et start-up locales, universités 1 et 2 ainsi que l’IDATE (think thank spécialisé dans l’économie numérique, les médias, l’internet et les télécommunications) collaboreront également au projet.

La solution IBM Intelligent Operations Center va donc être déployée dans différents domaines afin d’« améliorer la gestion de l’eau, la mobilité et la gestion transversale des risques tout en soutenant la demande croissante ». Un Cloud réunissant les différentes données du territoire permettra d’offrir aux élus locaux une vue d’ensemble sur la « situation opérationnelle » de leur secteur, leur permettant « d’analyser ces données, et de les partager avec les différents acteurs de la métropole, des universités mais également avec les organisations partenaires et prestataires de services dans la région ».

Dans le domaine de la gestion de l’eau, IBM se donne pour mission d’éviter le gaspillage et la surconsommation. Des capteurs placés un peu partout sur le réseau permettront de signaler toutes fuites (chez les particuliers également) par exemple.
Concernant les transports intelligents, grâce au service IBM Intelligent Operations Center, les citoyens pourront situer les bornes VeloMag disponibles à proximité (via une application mobile), signaler tout incident ou ralentissement.
La plateforme trouvera également son application dans la gestion des risques : inondations, pollution accidentelle, accident de la route mais aussi mieux encadrer les manifestations sportives ou culturelles, etc. permettant ainsi aux élus d’avoir une meilleure vue d’ensemble sur ce qui se passe dans la ville et ainsi faire preuve d’une réactivité accrue face à ces événements.

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Les objectifs à réaliser en trois ans sont certes ambitieux mais non moins réalisables :

– Réduire la pollution de 20% d’ici 2020 et la congestion du trafic d’environ 10%.

– Créer un flux constant et en temps quasi-réel d’informations communiquées à l’Agglomération et aux autres acteurs par les citoyens et les entreprises.

– Permettre aux technologies mobiles d’accompagner les citoyens dans leurs interactions avec les services publics.

– Anticiper à l’heure près le trafic routier et prévoir une heure à l’avance l’impact de certains événements (sportifs ou culturels) sur ce trafic. Ceci permettra de réduire les embouteillages en recommandant aux usagers les itinéraires et modes de transport les plus fluides.

– Passer de plus de 60% de voitures particulières en 2000 à moins de 50% à l’horizon 2020.

– Porter le rendement annuel du réseau d’eau potable de chaque commune de l’agglomération au-delà de l’objectif imposé par le Grenelle de l’Environnement.

– Détecter les fuites sur le réseau public et notifier l’usager dans un délai maximum de 72 heures ouvrées en cas de détection d’une fuite à son domicile et immédiatement en cas d’interruption du service d’eau ou de risque pour la sécurité des personnes.

– Réduire de 20% le montant des dommages liés aux inondations grâce à un dispositif d’alerte, de gestion multirisque et une coordination multi acteurs plus efficace.