[Celebgate] Pour Jennifer Lawrence, c’est un « crime sexuel »

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Par Elodie le

Pour la première fois depuis le celebgate, Jennifer Lawrence s’exprime sur ce qu’elle considère être non « pas un scandale, mais un crime sexuel ».

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La Une de Vanity Fair réalisée avant le scandale

Dans la dernière édition à paraitre du Vanity Fair US (en ligne ce mercredi), Jennifer Lawrence revient sur le piratage de photos intimes dont elle a été victime avec plusieurs autres célébrités en septembre dernier, puis à nouveau il y a quelques semaines.

Peu de stars se seraient risqués à s’exprimer sur un tel sujet, d’autant plus en ayant été exposé de cette manière, pourtant du haut de ses 24 ans, elle prend la parole pour dire tout le dégoût que cela lui inspire.

« Le fait que je sois une actrice, une personnalité publique, ne signifie pas que j’ai demandé à ce que ça m’arrive ! Cela ne fait pas partie du job ! C’est mon corps, et ça devrait être mon choix, et le fait que ça n’ait pas été mon choix est absolument écœurant », ajoutant « J’ai du mal à croire que l’on vive dans un monde pareil. »

L’actrice de Hunger Games et X-Men confie que, dans un premier temps, elle a pensé écrire un communiqué sous forme d’excuses, avant de se raviser. « J’étais tellement effrayée. Je ne savais pas dans quelle mesure cela affecterait ma carrière
Chaque chose que j’écrivais me faisait pleurer ou me mettait en colère. J’ai commencé à écrire une lettre d’excuse, mais je n’ai aucune raison de m’excuser! »

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Jennifer Lawrence dans Hunger Games

Quand bien même ces photos étaient osées, elle se défend et les replace dans le cadre qui est le sien, sa vie privée : « J’étais dans une aimante, saine et formidable relation de couple de quatre ans. C’était aussi une relation à distance, donc soit ton petit ami regarde du porno, soit il te regarde toi ».

En cela « les gens qui ont regardé ces photos se rendent coupable d’un délit sexuel». « Ils devraient avoir honte d’eux. Même les gens que je connais et que j’aime et qui me disent ‘Ah oui, j’ai regardé les photos’. Je ne veux pas me mettre en colère, mais en même temps, je me dis que je ne leur ai pas donné l’autorisation de regarder mon corps nu. »

D’autres célébrités se retrouvent dans le même cas de figure : Amber Head, Kristen Dunst, Kaley Cuoco, Winona Rider, Avril Lavigne, Hayden Panettiere, Scarlett Johansson, Kate Upton ou encore Kate Bosworth et Mary-Kate Olsen.

Le simple fait que quelqu’un soit sexuellement exploité et violé, et la première idée qui vient à l’esprit de certains est d’en faire un profit. Cela me dépasse tellement. Je ne peux pas imaginer être détachée à ce point de l’humanité

Elle tranche donc : « Ce n’est pas un scandale, c’est un crime sexuel ».
Un avis que partage Lena Dunham également visée

Dans Vanity Fair, Jennifer Lawrence en appelle donc à changer les choses :
« C’est une violation sexuelle. C’est dégoûtant. Il faut changer la loi, et nous devons changer. C’est pour cela que ces sites internet sont responsables ».

Les autres personnalités touchées ont d’ailleurs menacé de poursuivre Google en justice lui reprochant son manque de réactivité, à l’inverse de Twitter.
Le Cloud d’Apple est également dans la ligne de mire et s’attire les critiques, la firme a confirmé avoir été piratée mais rejette toute responsabilité, d’autres serveurs, comme Dropbox, sont également suspectés d’avoir failli.

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