L’éditeur allemand Axel Springer s’attaque aux bloqueurs de publicités sur son site référence BILD: les publicités ou l’abonnement payant.

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« À partir de maintenant, BILD teste un modèle anti-adblocker », c’est ainsi qu’Axel Springer annonce sa chasse aux bloqueurs de publicités… et aux internautes les utilisant.

Désormais, ceux voulant se rendre sur le site en ligne du magazine Bild, « la plus grande marque multimédia d’Allemagne », devront, soit désactiver leur adblokers, soit souscrire à BILDsmart, un abonnement payant d’un montant de 2,99 euros/mois donnant accès au contenu, dans sa grande majorité dépourvue de toute réclame, couplé à un taux de chargement « jusqu’à 50 % plus rapide ».

Sinon, c’est l’écran noir. Cette expérience est menée afin de trouver une alternative à un modèle économique de plus en plus attaqué par les ad-blockers.

Dans un billet de blog, Axel Springer justifie cela pour sauver le journalisme en ligne dont les deux sources de revenus principales sont la publicité et les ventes.

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« En raison de l’utilisation accrue des bloqueurs de publicités, les revenus provenant de la publicité pour tous les journalistes en ligne sont en péril ». En effet, près de 200 millions d’internautes utilisent des bloqueurs de publicités dans le monde, en augmentation de 41 % sur les douze derniers mois. En Allemagne, ils sont près de 30 % de la population à utiliser ce type de service.

Une récente étude Adobe et PageFair calculait à 22 milliards le manque à gagner des sites internet attribué aux bloqueurs de publicités pour l’année 2015. Axel Springer a contesté la légalité d’Adblock Plus devant la justice et a été débouté.

Comme le précise le communiqué, le groupe entend faire appel de la décision jugeant le modèle économique de ces adblokers illégal, à l’image d’Eyeo, société allemande éditrice du logiciel Adblock Plus, « tant pour le blocage de la publicité que pour son service de ‘liste blanche’ » sur laquelle les entreprises peuvent figurer, pour peu qu’elles consentent à payer (comme Microsoft, Google ou Amazon l’auraient fait).

Pour rappel, Axel Springer s’est récemment offert 88 % du capital de Business Insider, pour 343 millions de dollars, portant ainsi de 9 % à 97 % sa participation dans le pure player, qui doit débouler en France courant 2016 (associé avec le groupe Prisma médias). Pure player dont le modèle économique est également basé sur les revenus publicitaires.

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