Des pirates iraniens tentaient de pirater le gouvernement à partir des comptes Facebook de jeunes membres de l’administration US, déclenchant les sirènes d’alerte du réseau social.

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L’administration américaine est sous le feu des attaques informatiques : Russie, Chine, Corée du Nord seraient derrière les plus gros piratages subits par les États-Unis depuis des années (OPM, Pentagone, administration US, Sony Pictures).

Aujourd’hui, le pays de l’oncle Sam en a peut-être évité une nouvelle attaque grâce… à Facebook !

En octobre dernier, Facebook lançait un nouveau système d’alerte en cas de compromission ou de tentative de piratage de votre compte. Mais pas le piratage lambda, en cas d’attaque informatique orchestrée par un gouvernement.

« à partir d’aujourd’hui, nous vous informerons si nous pensons que votre compte a été ciblé ou compromis par un attaquant soupçonné de travailler pour le compte d’un État », pouvait-on ainsi lire dans le communiqué de la firme.

En l’occurrence, les pirates ont identifié et ciblé de jeunes membres du gouvernement travaillant sur le nucléaire Irarien en espérant pouvoir toucher par la suite des membres plus éminents de l’administration, rapporte le New York Times.

Une attaque que les responsables américains jugent beaucoup plus vicieuse et sophistiquée (approche bottom-up) que les attaques russes, frontales et brutales. L’iran n’est pas étranger à l’espionnage en ligne et avait déjà induit en erreur plusieurs fonctionnaires par le biais d’un faux site d’information en ligne, Newsonair.org, précise Engagdet. La méthode du phishing (ou hameçonnage) avait ensuite été utilisée pour collecter leurs identifiants de connexion.

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