Réseau Tor, WiFi Public… Le gouvernement veut en finir avec l’anonymat sur Internet

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Par Henri le

La vague d’attentat qui a récemment touché Paris a mis le ministère de l’Intérieur sur le branle-bas de combat. Et nos libertés sur le net risquent d’en prendre un coup.

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Pour améliorer la lutte contre le terrorisme, le gouvernement aimerait mettre en place une série de mesures législatives visant à mieux surveiller et identifier les internautes. Le Monde s’est intéressé à ces projets de loi, en soulignant le risque pour nos libertés individuelles.

Parmi celles qui auraient un impact étendu, on peut notamment citer « l’interdiction des connexions WiFi libres et partagées » pendant toute la durée de l’état d’urgence, mais aussi la « suppression des connexions WiFi publiques ». Cela signifierait la fin de l’utilisation d’internet dans des fast-foods comme McDonald’s ou Starbucks ou des lieux culturels comme les bibliothèques. Ils faudraient également que les opérateurs ferment leurs réseaux partagés comme le très utilisé Free Wifi. Un nombre très important d’utilisateurs serait alors touché par ces mesures.

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L’autre projet marquant, c’est la volonté « d’interdire et bloquer les communications des réseaux Tor en France ». Ce logiciel est utilisé par un pourcentage extrêmement faible des internautes. Il est avéré que des criminels et terroristes l’utilisent, mais il sert également aux lanceurs d’alertes, journalistes ou aux défenseurs des droits dans certains pays où ils sont contestés. Il sera en revanche très difficile de mettre un tel projet en place, notamment car Tor (The Onion Router) est un réseau totalement décentralisé. Il est donc impossible de contacter un quelconque opérateur pour le fermer.

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Même constat pour les applications de téléphonie sur Internet (VoIP). L’intérieur aimerait obliger les éditeurs à communiquer aux forces de l’ordre les clés de chiffrement de leurs services. Encore une fois, on a bien du mal à voir comment tout cela sera possible puisque certains services, comme Facetime, n’utilisent pas ce genre de clés. De plus, certains de ces logiciels sont open source, et ne sont donc pas liés à un éditeur.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement français aura bien du mal à tout contrôler. Pensez-vous qu’il faille d’abord s’attaquer à ces réseaux ?