La plateforme de microblogging Twitter a prévenu une quinzaine de personnes que leur compte afin subit une intrusion ou tentative de compromission de compte de la part d’individus sans doute liés à un gouvernement. Une pratique qui tend à se développer.

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À son tour, la plateforme de microblogging prévient ses membres si un État à tenter de pirater leur compte Twitter. « Nous souhaitons vous informer que votre compte Twitter fait partie d’un petit groupe de comptes ayant peut-être fait l’objet d’un ciblage de la part d’agents commandités par un État.
C’est le message reçu par une quinzaine de personnes dans le monde vendredi dernier évoquant la possibilité que leur compte ait été piraté par un gouvernement.

Une pratique similaire à celle effectuée par Google ou Facebook, qui a annoncé en octobre dernier qu’il signalerait toute tentatives d’usurpations d’identité et/ou compromissions de compte.

« Nous pensons que ces agents ont éventuellement essayé d’obtenir certaines informations telles que des courriels, des adresses IP, et/ou des numéros de téléphone », prévient alors Twitter. « À l’heure actuelle, nous n’avons pas de preuve qu’ils aient eu accès à vos données, mais nous poursuivons notre enquête ».

Contacté par Le Figaro, Twitter n’a pas souhaité faire de commentaires. Mais au moins trois comptes français ont été contactés par le réseau social. Des utilisateurs en lien avec la cryptographie ou le réseau Tor, mais pas de militants associatifs ou politiques. Contrairement aux comptes ciblés à l’étranger qui « militent pour les libertés en ligne, font des recherches en sécurité informatique ou sont connectées au projet Tor », souligne le quotidien français.

Malgré les doutes qui planent sur la réelle confidentialité du réseau Tor, certains assurent qu’il a été créé par les autorités américaines, d’autres qu’il est sous leur surveillance, certains continuent de le conseiller, notamment le lanceur d’alerte Edward Snowden.

Si Le Monde a affirmé que le gouvernement français entendait s’attaquer à l’anonymat en ligne, notamment en affichant sa volonté « d’interdire et bloquer les communications des réseaux Tor en France », le Premier ministre Manuel Valls a démenti cette dernière information.

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