Certaines technologies d’armement sont connues seulement des amateurs de science-fiction ou de jeu vidéo. Mais elles pourraient devenir réalité plus vite qu’on ne le croit.

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S’il y a bien un domaine où les Américains ont une longueur d’avance, c’est bien l’armement. Et l’U.S Navy vient de le prouver une nouvelle fois en évoquant la possibilité d’utiliser un canon électromagnétique sur un de ses prochains destroyers de classe « Zumwalt » (l’USS Lyndon B.Johnson), dont la mise en service est annoncée pour 2018. L’idée d’un laser avait aussi été évoquée. Le lieutenant commander Hayley Sims, qui est porte-parole pour l’US Navy a confirmé l’intérêt de l’armée pour le dispositif.

« La possibilité d’intégrer un railgun électromagnétique est une des options explorées pour notre navire de classe Zumwalt. Vu la taille, le poids et la demande en énergie, certaines plateformes sont plus adéquates que d’autres pour embarquer ces technologies. »

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Le navire, qui embarque un générateur capable de produire jusqu’à 78 mégawatts pourrait en effet facilement faire fonctionner l’arme en question. Cette dernière offre d’ailleurs des avantages tactiques intéressants. La propulsion (32 mégajoules !) qui se fait grâce à l’énergie cinétique est si puissante que le missile, qui va jusqu’à Mach 7, n’a pas besoin d’être surchargé en explosifs.

Cela permet de faire des économies puisqu’il coûte nettement moins cher, mais c’est également une protection pour le destroyer qui est moins exposé à une détonation en interne. Il pourrait donc être le candidat idéal pour remplacer un des canons de calibre 155 millimètres situés à l’avant du bateau.

Voilà qui devrait compléter ce qui ressemble déjà à une forteresse des mers. En espérant qu’elle ne serve qu’à la dissuasion.

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