Payez-vous un voyage en jet privé grâce au “co-avionnage”

Général

Par Zacharia G le

L’économie collaborative connaît un véritable boom ces temps-ci. Elle touche même les ultra-riches, qui se mettent à sous-louer leurs jets pour éviter de les déplacer quasiment vides. Même pour certains d’entre ces “Rothschild”, voyager seul reste une perte d’argent qu’ils préféreraient éviter…

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La société américaine Stellar Labs a déterminé combien d’avions privés décollent à vide. Résultat : près d’un avion privé sur trois, rien qu’en partance de Suisse, a décollé sans passagers ou presque l’an passé. Ça fait fait près de 40 000 vols !

Pour remédier à ce gâchis (et gagner sa croûte), la start-up propose aux propriétaires de jet d’amortir leurs frais de transport en prenant des passagers. Aujourd’hui, Stellar Labs compte plus de 500 abonnés parmi ces riches proprios. Un vrai Air BnB des avions !

Le phénomène se répand aussi en France. La compagnie Wijet possède une flotte de six avions de luxe. Grâce à la plateforme Cojetage, le patron de Wijet (Corentin Denoeud) avoue qu’il vend déjà au moins un vol à vide par jour ! Il a fait 8 millions de chiffres d’affaire l’an passé.

De plus, Denoeud a signé un contrat avec Openjet, le rival direct de Stellar Labs ! Ça sent la guerre, mais si vous désirez voyager de manière un peu plus confortable (en payant “un peu” plus au passage, sachez juste que vous pouvez en profiter.

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Wijet propose des tarifs uniques à près de 4000 euros tout inclus, par heure de vol. Yipee ! Sinon, trouvez des prix plus accessibles directement sur Cojetage (de 250 à plus de 500 euros le siège pour tout le vol. Attention : les prix affichés en gros sont généralement pour l’intégralité du jet).

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Toutefois, des sociétés avec pour projet de vendre des places sur des avions privés moins haut de gamme, se sont vus refuser les autorisations (comme Wingly). La DGAC, la Direction Générale de l’Aviation Civile, ne les aurait pas laissés faire, alors qu’elle ne reproche rien à Wijet. Y aurait-il du favoritisme dans l’air ? Après, il est aussi possible que ce dernier service ne corresponde tout simplement pas aux normes de sécurité.

Des sociétés comme Blackjet ou Jumpseat proposent déjà un service similaire depuis 2012 et 2013, mais c’est la première fois que ce phénomène se popularise vraiment, se facilite autant et devient aussi accessible.

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