Encore une fois, l’intelligence artificielle met au tapis une pointure dans son domaine : le général, formateur des pilotes de l’armée de l’air américaine, Gene Lee. L’IA a remporté l’integralité des manches de la simulation.

image : University of Cincinnati

Lisa Ventre, University of Cincinnati

C’est une démonstration de force que vient de réaliser Alpha, l’intelligence artificielle présentée par l’Université de Cincinnati. Dans une confrontation sur simulateur, le programme a battu le chasseur du pilote Gene Lee à chaque manche, sans aucune exception. Le militaire était complètement dépassé :

« J’ai été surpris par sa réactivité. Alpha semblait au fait de toutes mes intentions et réagissait instantanément à mes changements de vol et mes déploiements de missile » Gene Lee

Alpha a même été privée d’une partie de ses armes, outils de navigation et des performances de l’engin afin de limiter sa puissance sur le champ de bataille : sans succès. Plus inquiétant encore : l’intelligence artificielle fonctionnait sur un « mini-ordinateur » Raspberry Pi (taille d’un smartphone) mais a été capable d’établir une stratégie de combat 250 fois plus rapidement que l’homme.

Il faut noter que l’expérience s’est déroulée sans les contraintes physiques rencontrées par les pilotes dans les airs. L’accélération, la gravité et la pression réduisent les capacités physiques de l’homme et elles provoquent le stress. Autre avantage de l’intelligence artificielle sur l’homme remarqué par l’Express : plus besoin de cockpit. L’avion de chasse peut devenir plus compact, posséder de meilleurs équipements et réaliser des manœuvres sans se soucier de préserver le corps humain.

Bref, il y a de quoi avoir peur, car l’enjeu est bien plus grand que lors de la confrontation entre AlphaGo et Lee Se-Dol, le champion du monde de Go. Les scientifiques commencent déjà à se poser des questions. Certains se dressent même purement et simplement contre le développement de l’intelligence artificielle militaire.

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