Google vient d’obtenir le feu vert de l’administration américaine pour Wing, son projet de livraison par drones. Les premiers tests vont pouvoir être effectués aux États-Unis et la course avec Amazon, Alibaba et consorts peut enfin commencer.

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Annoncé depuis août 2014, le projet de livraison par drone du géant californien Google vient de franchir un cap important : l’autorisation de tester ses drones de livraison aux États-Unis, mais dans un espace délimité.

Le projet Wing dans sa version commerciale devrait voir le jour en 2017 si les souhaits de la firme et de son directeur de projet, David Vos, sont respectés.

Contrairement à Amazon, Google vainc les réticences des autorités US

Google semble avoir vaincu les réticences de l’administration américaine et de la FAA (Federal Aviation Administration), puisque la Maison Blanche a autorisé le « déploiement opérationnel » de drones de livraison « dans un contexte expérimental ». Les tests devront être effectués sur l’un des six sites d’essai de la FAA répartis aux quatre coins des Etats-Unis.

Ces tests doivent conduire à l’élaboration d’une politique relative au déploiement des drones. Pour cela, Google devra partager toutes « les données recueillies » avec les « partenaires gouvernementaux pour aider les régulateurs à répondre aux questions essentielles de sécurité et de facteurs humains pour les opérations de livraison par drone ».

En outre, le projet Wing, sorti tout droit du laboratoire de recherche secret de Google X, devra « commencer le développement et le déploiement d’une solution de gestion de l’espace aérien dotée d’une interface ouverte visant à sécuriser les opérations à basse altitude des drones » en utilisant des technologies de l’information et de la communication existantes, flexibles et à bas coût.

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Une autorisation sous stricte conditions /h3>

Après tout cela, Google peut espérer faire voler ses drones en dessous du seuil des 400 pieds, soit 122 mètres du sol.

Jusqu’ici, tout survol de l’espace aérien américain par ces drones était interdit. La FAA a récemment restreint l’utilisation des drones à usage commercial. Une réglementation des plus strictes qui a poussé nombre de firmes, dont Google, à s’expatrier vers des contrées plus accueillantes. L’Australie en l’occurrence pour Mountain View.

Un secteur qui rapportera 82 milliards de dollars en 2025

De son côté, Amazon teste son service Prime Air au Royaume-Uni en partenariat avec la UK Civil Aviation Authority (Autorité d’Aviation Civile britannique) après un accord passé avec le gouvernement britannique, dont la réglementation sur l’espace aérien est plus souple qu’aux États-Unis. Le cadre légal concernant ses engins n’étant pas encore établi.
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La Maison Blanche n’a pas manqué de souligner l’importance prise par le secteur et les enjeux à venir : l’industrie du drone commercial US devrait ainsi générer plus de 82 milliards de dollars pour l’économie américaine en 2025. Elle a également annoncé l’ouverture d’un fonds de 35 millions de dollars visant à alimenter les recherches de la National Science Foundation au cours des 5 prochaines années, notamment dans le domaine de la surveillance ou l’étude des violentes tempêtes.

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