Depuis le début de la semaine, l’humanité a épuisé l’ensemble des ressources naturelles offertes par la planète pour une année. Et ce, encore plus rapidement qu’escompté.

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À mesure que les années passent, l’humanité dévore la planète plus vite qu’attendu.
Alors non, il n’y a pas une jauge qui débute au 1er janvier et s’amenuise à mesure que la planète se vide de ses ressources. C’est le Global Footprint Network (GFN), basé à Oakland, en Californie, qui fixe cette date chaque année et mène des campagnes régulières sur ce « Earth Overshoot Day ».

Une surconsommation qui épuise les ressources de la planète

Ainsi, le GFN estime qu’en l’état actuel des choses, il faudra 1,6 Terre pour subvenir aux besoins des humains… dont la tendance à la surconsommation (chez certains) est importante.

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Les Australiens et les Américains sont d’ailleurs les champions toute catégorie de la discipline. Si tous les humains avaient les mêmes habitudes de consommation qu’eux, il ne faudrait pas moins de 5 planètes.

« Pour évaluer notre empreinte écologique sur la Terre, ils prennent en compte non seulement la pression que nous exerçons sur les ressources naturelles, mais la « biocapacité » de la planète, c’est-à-dire son aptitude à se régénérer tout en absorbant les déchets », explique Le Monde.

À ce rythme-là, le Earth Overshoot Day arrive de plus en plus tôt : le 23 décembre en 1970, au 13 octobre en 1990, le 28 août en 2010 et donc le 8 août en 2016, soit 4 jours plus tôt en moyenne chaque année. Même si un ralentissement semble s’être opéré ces 5 dernières années.

Le Earth Overshoot Day arrive plus tôt chaque année

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Épuisement des sols, pêche intensive, émissions de CO², etc. sont autant de clous dans le cercueil de la planète Bleue, alors même que Paris célébrait encore l’accord mondial en faveur d’une réduction des émissions de gaz à effet de serre en marge de la COP 21 en fin d’année dernière.

Pour réduire notre empreinte carbone, « la seule ressource qui nous fasse véritablement défaut aujourd’hui est la volonté politique », avance ainsi Mathis Wackernagel, cofondateur de Global Footprint Network.

Malgré tout, des initiatives fleurissent ci et là, notamment autour des énergies 100% renouvelables. En mai dernier, le Portugal a réussi à passer entièrement aux énergies vertes pendant 4 jours, quand le Costa Rica l’a fait avec 99 % d’électricité renouvelable en 2015.

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