L’explosion de la fusée Falcon 9, en septembre, a engendré bon nombre de théories du complot et autres tentatives d’explications plus ou moins farfelues. On pouvait faire confiance aux ingénieurs du lanceur de satellites pour trouver la vraie raison.

D’après Elon Musk, qui intervenait sur la chaîne américaine CNBC, l’explosion qui a détruit la fusée et sa charge utile – un satellite destiné au réseau internet.org de Facebook – a été causée par… « un problème vraiment surprenant que l’on n’a jamais rencontré auparavant dans l’histoire des fusées » !

Le patron de SpaceX n’est pas rentré dans les détails techniques, se bornant à expliquer que « cela implique une combinaison d’hélium liquide, de composites de fibre de carbone avancés et d’oxygène solide. De l’oxygène si froid qu’il est entré dans une phase solide ».

L’oxygène liquide en accusation

Voilà qui donne en tout cas du muscle à la théorie de SpaceX, dont la dernière piste concernait un problème dans un des trois réservoirs COPV (composite overwrapped pressure vessels), où est chargé l’hélium, à l’intérieur du réservoir d’oxygène liquide (LOX). L’oxygène liquide serait devenu solide en gelant pendant qu’il était injecté dans le deuxième étage de la fusée, ce qui a provoqué la réaction explosive en chaîne.

Les ingénieurs de l’entreprise ont pu reproduire le « bug » de la rupture du réservoir. Tout cela est en tout cas de bon augure pour un retour à l’activité pour SpaceX ; une nouvelle fusée Falcon 9 sera prête à décoller mi-décembre. Il faut faire vite : la Nasa a déjà remplacé SpaceX par son concurrent Orbital ATK pour le prochain approvisionnement de la station spatiale internationale.

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