La tâche qui reposait sur les épaules de Gareth Edwards était immense. : parvenir à livrer un spin-off qui s’inscrit parfaitement dans l’univers de George Lucas mais rester assez distant des épisodes canoniques pour se créer une identité propre. Et malgré les nombreux déboires survenus lors du tournage et la pression laissée par le carton de Star Wars Episode VII : Le réveil de la Force, le pari semble réussi puisque les premiers retours sur Rogue One : A Star Wars Story sont particulièrement élogieux, que ce soit chez nous ou chez l’Oncle Sam.

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Avant de vous donner la température des critiques à travers le monde, nous vous invitons à découvrir la nôtre, garantie sans spoiler. Et n’hésitez surtout pas à nous faire part de votre opinion, mais toujours sans divulgâcher.

Une critique américaine conquise

Depuis hier soir, les premières critiques de Rogue One sont tombées. Et le moins que l’ont puisse dire, c’est que la presse américaine a été largement convaincue par le spin-off de Gareth Edwards. Le film écope d’un 84% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes, 8 points de moins que le septième épisode de la saga.

Pour Variety, Rogue One surpasse légèrement le premier opus de la saga.

Mais en plus, il prend la principale faiblesse du film (Un Nouvel Espoir), à savoir qu’un homme seul parvient à détruire une station spatiale de la taille d’une Lune de classe-4, et la transforme en véritable atout.

Le site Entertainment Weekly souligne le caractère atypique de ce spin-off.

Ok, Rogue One est un film Star Wars. Ok, il est épique. Mais ce qu’il est avant tout (malgré le déferlement d’effets spéciaux), c’est un film de braquage. Une bande bigarrée de voleurs et de scélérats doit barboter plusieurs plans. C’est Ocean Eleven dans l’espace. Et si le film s’essouffle un peu vers le milieu, le braquage du troisième acte est simplement estomaquant.

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Le Los Angeles Times, lui, assure que le côté déjà vu du scénario n’impacte en rien la qualité du film.

Même si elle introduit une flopée de nouveaux personnages, l’histoire de Rogue One est on ne peut plus familière : une bande hétéroclite de Rebelles s’embarque dans une mission contre le côté obscur. En s’appuyant sur le script de Chris Weitz et Tony Gilroy, le réalisateur Gareth Edwards livre des scènes particulièrement nerveuses, plusieurs bonnes vannes et quelques séquences qui sont déjà cultes. Sans rien dévoiler, il est facile de dire que par moment, le public, comme un certain personnage, a le souffle coupé.

Pour Hollywood Reporter, Rogue One a réussi à se faire une place dans un univers complexe.

Ce premier spin-off qui n’a officiellement aucun lien avec ce qui a déjà été fait dans l’univers étendu s’inscrit sans problème dans l’univers créé par George Lucas il y a 40 ans. Bourré de scènes d’action, bien plus que dans n’importe lequel de ces prédécesseurs, Rogue One prépare les événements du film de 1977, et le fait, majoritairement, de manière divertissante. (…) Rogue One remet ‘Wars’ dans Star Wars (sic).

La presse française tout aussi aux anges

Même son de cloche du côté de la presse française. Les aventures de Jyn Erso (Felicity Jones) et de ses compagnons Rebelles ont gagné le cœur des critiques de l’Hexagone, et notamment celui du Point qui qualifie Rogue One de «Star Wars que l’on attendait plus».

Sur le font des frissons, Rogue One a bien d’autres atouts dans sa manche, jusqu’à ce final bouleversant par l’élégance folle avec laquelle il boucle la boucle avec l’oeuvre de George Lucas. (…) Rogue One est un incroyable film de guerre des étoiles qui éblouit les yeux et serre le cœur.

Chez RTL, on loue plus la qualité des scènes d’action que le jeu des acteurs.

Les nouveaux protagonistes paraissent parfois un peu fades à côté de la figure culte de [Darth Vader]. (…) Ce nouveau long-métrage ne devrait pas décevoir les fans. À part quelques petites réserves sur certains nouveaux venus, notamment Felicity Jones qui manque de charisme et Forest Whitaker qui en fait des tonnes, Rogue One réserve des scènes dantesques de combats spatiaux, des décors fantastiques et des scènes de combats au sol dignes des meilleurs films de guerre.

Rogue One: A Star Wars StoryDeath StarPh: Film Frame©Lucasfilm LFL

Selon Télérama, Gareth Edwards est parvenu à surprendre les fans en livrant un Star Wars «plus sombre» que css prédécesseurs sans pour autant chambouler tous les codes mis en place depuis 40 ans.

Les temps sont durs, l’heure est grave, ici-bas comme au-delà de la stratosphère. Notre époque troublée et anxiogène récolte le Star Wars qu’elle mérite : sans doute le plus sombre et le plus brutal de la saga. (…) Rogue One reste, de bout en bout, un divertissement monumental et emballant, une fête bourrée d’exploits visuels d’une fidélité absolue à la mythologie maison.

Cette dimension sombre n’a pas convaincu Le Monde, qui reproche un certain manque de profondeur au scénario.

Cette tonalité sombre ne suffit pas à donner à Rogue One la profondeur à laquelle aspiraient scénaristes et réalisateur. Mais qu’importe la profondeur, le but recherché est de faire glapir aux fans « c’est aussi dark que L’Empire contre-attaque« , ce qui, à lire les tweet qui ont suivi la première de Los Angeles, a parfaitement fonctionné.

Si vous l’avez (déjà) vu, n’hésitez pas à nous donner votre avis dans les commentaires !

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