S’ils veulent se rendre chez l’Oncle Sam, les voyageurs seront désormais invités à fournir leur profil sur les réseaux sociaux aux douaniers.

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Le 20 décembre 2016, une nouvelle mesure concernant le document ESTA (Electronic System for Travel Authorization, absolument nécessaire pour pénétrer sur le territoire américain), est entrée en vigueur. A l’étude par l’administration Obama depuis l’été dernier, cette dernière demande dorénavant aux voyageurs de 38 pays, de renseigner leurs comptes Facebook, Twitter, Instagram, LinkedIn ou encore YouTube lors de la demande d’un visa. Le but est d’identifier plus facilement d’éventuelles menaces terroristes.

Si la directive reste (pour le moment) facultative, il est plus que probable que le refus de fournir ces informations soit mal vu par les douaniers américains. Cela pourrait même suffire à constituer un motif de refus d’entrée aux États-Unis. D’autant qu’on imagine mal un terroriste fournir ce genre d’information si elles s’avèrent compromettantes.

Le respect de la vie privée à nouveau en danger

Quoi qu’il en soit, l’application de cette mesure a provoqué la colère des associations de défense de la vie privée, et des consommateurs, telle que l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU). Interrogé par Politico, Michael W. Macleod-Ball, membre de l’ACLU, a rappelé qu’il « existe très peu de règles sur la manière dont ces informations sont collectées, gardées et distribuées à d’autres agences, et [qu’il] n’existe aucune législation afin de limiter l’usage de ces informations par le gouvernement ». L’institution The Internet Association, dont Facebook, Twitter et Google font partie, s’est elle aussi dite préoccupée par la mise en place d’une telle mesure.

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