La plus grande crainte de Stephen Hawking est-elle en train de prendre forme ? Au Japon, l’assureur Fukoku Mutual Life Insurance a préféré se séparer d’une partie de ses employés pour les remplacer par Watson, l’intelligence artificielle développée par IBM. Un choix parfaitement assumé.

I Robot

I Robot

Lorsque l’on parle robotique, le Japon fait généralement figure de précurseur. Quand un professeur de Georgia Tech a remplacé l’un de ses assistants par une intelligence artificielle en mai dernier, le Japon avait expérimenté l’enseignant-robot dès 2014. Aujourd’hui, l’assureur Fukoku Mutual Life Insurance entend remplacer 34 de ses salariés par une intelligence artificielle en mars prochain.

Une IA pour 34 salariés

Le point commun entre Georgia Tech et Fukoku, c’est Watson, l’intelligence artificielle développée par IBM qui prendra le relais. Utilisée dans de nombreux domaines (médecine, enseignement, recherche, etc.), Watson sera chargée de l’analyse des dossiers clients afin de déterminer leur taux de remboursement. Autrement dit, elle digérera l’ensemble des données médicales (antécédents, opérations, etc.) pour fixer le montant des prestations auxquelles ils auront droit.

Évidemment, chaque décision devra être approuvée par une personne physique, mais la firme ne regrette pas son choix. Malgré un coût initial d’installation de 1,6 million d’euros, auquel il convient d’ajouter 122 000 euros par an de frais de maintenance, la firme s’attend à un gain de productivité de 30 %. Watson gérera autant de dossiers que les 34 salariés réunis et la société s’attend à rentabiliser son investissement et faire des économies en moins de deux ans.

Bientôt le grand remplacement ?

Le grand remplacement ne fait que commencer puisque trois autres entreprises nippones se sont offert les services de Watson. Dans un pays où le vieillissement de la population est important, la robotique est vue comme une solution d’avenir. Selon un rapport publié en 2015 par l’Institut de recherche Nomura, près de la moitié des emplois au Japon pourraient être réalisés par des robots en 2035. Mais il faudra tout autant d’ingénieurs et de petites mains pour les concevoir.

Quoi qu’il en soit, l’automatisation des tâches aussi bien en entreprise que dans l’industrie offre une formidable porte d’entrée aux robots et autres intelligences artificielles.

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