Les autorités estiment que le jeu de Niantic n’apporte pas de garanties suffisantes quant à la sécurité des citoyens chinois.

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Pokémon Go ne franchira pas les frontières de l’Empire du Milieu, riche de 1,3 milliard de joueurs potentiels. Après réflexion, le gouvernement chinois juge le jeu trop dangereux, rapporte Reuters.

L’administration d’État en charge de la presse, de l’édition, de la radio, du cinéma et de la télévision s’alarme du « haut niveau de responsabilité pour la sécurité nationale et la sûreté de la vie des gens et de leurs biens ». La Chine fait peut-être référence aux nombreux incidents survenus en marge de la sortie de Pokémon Go : du simple mouvement de foule (à Bordeaux ou Central Park par exemple), à l’accident mortel. Rien qu’au Japon, quelque 80 incidents ont été provoqués par des joueurs.

Interdiction par mesure de sécurité

Les autorités pensent donc que le jeu constitue « une menace pour la sécurité des données géographiques du pays et une menace pour les transports ou la sûreté personnelle des usagers ».

Le jeu recèle en effet de multiples options en lien avec la géolocalisation. Les données des dresseurs sont conservées sur les serveurs de la société, situés aux États-Unis notamment. Par ailleurs, Pokémon Go se base sur le service de cartographie de Google, Google Maps, bloqué en Chine depuis plusieurs années.

3e pays à interdire Pokémon Go

La Chine n’est pas le premier pays à interdire Pokémon Go pour raison de sécurité : en août dernier l’Iran était le premier pays à bannir le jeu, soucieux de préserver la sécurité de ses citoyens et éviter que Pokémon Go ne soit utilisé à des fins d’espionnage. De son côté, l’Arabie Saoudite édictait une fatwa à son encontre, le jeu est donc officiellement interdit et jugé illégal. En France, un maire à interdit le jeu sur sa commune au regard du « danger que constitue la recherche des personnages de « Pokemon » par l’inattention des piétons et conducteurs de véhicules visionnant leur téléphone ».

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