Tesla : Le conducteur tué avait 7 secondes pour réagir

Automobile

Par Jules le

L’affaire avait fait grand bruit. Le 7 mai dernier, une Tesla Model S en mode autopilotage était impliqué dans un accident avec un semi-remorque en Floride. Le conducteur du véhicule autonome n’a pas survécu à la collision.

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À l’époque, deux hypothèses avaient été évoquées pour expliquer l’accident. La première étant que la Tesla n’a pas détecté le camion, à cause sa couleur blanche et du temps très lumineux. Dans le second cas, la Tesla aurait bel et bien remarqué le semi-remorque, mais ne l’aurait pas considéré comme un obstacle, du fait qu’il se trouvait dans un premier temps hors de la route.

Sept secondes pour réagir

Quoi qu’il en soit, les dernières conclusions de l’enquête conduite par la National Highway Traffic Safety Administration (l’agence américaine chargée de la sécurité routière) avancent que le pilote de la Tesla «aurait vu la remorque du camion pendant au moins sept secondes» avant l’impact. Ce qui lui aurait largement laissé le temps de «prendre une décision», le temps de réaction humain moyen étant d’une seconde. En revanche, Bryan Thomas, directeur de la communication de la NHTSA, explique que l’enquête n’a pas déterminé si ce temps était suffisant pour «éviter l’accident ou du moins, en minimiser les dégâts».

De même, les enquêteurs ne savent pas ce que faisait le conducteur pendant ce cours laps de temps. Selon le rapport de la NHTSA, sa dernière interaction avec le véhicule remonte à deux minutes avant l’accident, lorsqu’il a réglé le régulateur de vitesse sur 120 km/h. Le chauffeur du poids lourd impliqué dans l’accident avait, lui, déclaré que le pilote de la Tesla Model S était en train de regarder un film Harry Potter au moment de la collision.

Un conducteur averti en vaut deux

Dans son rapport, la NHTSA rappelle que même avec le pilotage automatique activé, le pilote doit rester attentif, afin de pouvoir réagir à temps dans le cas où un accident se profilerait à l’horizon. Le rapport souligne également que le système de freinage d’urgence automatique (AEB) n’est pas conçu pour éviter les collisions venant de la droite ou de la gauche, mais principalement pour empêcher la Tesla de percuter le véhicule devant elle.

La NHTSA conclut en expliquant que le mode autopilotage est un «assistant de conduite» et ne sert nullement à remplacer le conducteur.

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