YouTube-MP3 ferme sous la pression des labels

Sur le web

Par Elodie le

La plateforme permettait de convertir des vidéos YouTube en fichier audio mp3. Poursuivi par les maisons de disque, le site a préféré mettre la clé sous la porte.

Selon Torrent Freak, un accord définitif a été trouvé entre Youtube-mp3 et un groupement de labels comprenant UMG, Sony Music et Warner Bros.

Le document, qui attend encore la signature du juge, prévoit une décision en faveur des labels sur tous les chefs d’accusation. Le propriétaire du site, Philip Matesanz a accepté de payer des frais de règlement tenus confidentiel et de transférer le nom de domaine « www.youtube-mp3.org » à l’une des maisons de disques.

À l’instar de The Pirate Bay ou T411, le site youtube-mp3.org était très populaire auprès des internautes. Il permettait, en quelques minutes seulement, de convertir des vidéos YouTube en mp3 simplement en soumettant son URL. De quoi irriter les labels et autres ayants droit.

40% des copies illégales dans le monde

capture d’écran

La RIAA (Recording Industry Association of America), association interprofessionnelle de défense des intérêts de l’industrie du disque aux États-Unis, considérait youtube-mp3 comme « le plus important site d’extraction audio au monde ».

Une plainte pour infraction au droit d’auteur a été déposée l’année dernière devant une cour fédérale de Californie. Selon les plaignants, le site est responsable de « plus de 40 % » des extractions audio illégales dans le monde. D’après une étude de la Fédération internationale de l’industrie phonographique (IFPI) de 2016, l’extraction audio est l’une des formes de piratage les plus importantes à laquelle l’industrie du disque doit faire face : près de la moitié des 16-24 ans utilisaient le site youtube-mp3.org.

304 chansons étaient listées dans la plainte, les plaignants demandaient respectivement 150 000 dollars de dommages et intérêt pour chaque infraction au droit d’auteur caractérisé. Avec des millions de visiteurs par jour sur le site, les labels assuraient que « des dizaines, voire des centaines de millions de pistes sont illégalement dupliquées et distribuées par des services d’extraction et streaming chaque mois ».

Source: Source