Une église parisienne tente la quête en paiement sans contact

Ville de Geeks

Par Henri le

Les modes de paiement évoluent et certains lieux de culte ont décidé de prendre le train en marche. Quitte à étonner les fidèles.

L’église Saint-François de Molitor, Paris

La monnaie virtuelle s’immisce de plus en plus dans nos échanges, tandis que l’espèce perd du terrain. Certaines églises en subiraient les conséquences et verraient les sommes liés à la quête sérieusement diminuer. C’est dans cette optique que l’église de Saint-Francois de Molitor, située dans le XVIe arrondissement de Paris, a décidé d’offrir la possibilité du paiement sans contact.

Mais le procédé est un peu plus original que l’on pourrait le penser. Au lieu d’un terminal classique, la paroisse s’est équipée de cinq paniers en résine qui propose de donner 2, 3, 5 ou 10 euros en passant sa carte sur un lecteur dédié. Ils seront mis en fonction dès le 21 janvier.

Crédits : Eric Robert via Le Monde

Christophe Rousselot, le directeur du développement des ressources financières du diocèse de Paris, a expliqué au Monde que cela s’expliquait par une adaptation aux pratiques modernes.

« C’est la traduction normale de l’évolution des usages […] il n’y a aucune raison que l’Église ne prenne pas le train de la modernité. »

Selon lui, il s’agirait simplement « de [leur] faire acquérir un nouveau réflexe de paiement » aux fidèles. Le système semble au point puisque les informations sont recueillies et traitées le jour même. Les donateurs seront débités dans les 24 heures.

Qui de la confidentialité ? L’église en question s’est spécialement associée à une PME nommée Actoll, qui s’est spécialisée dans le développement de systèmes d’informations dans le domaine de la monétique, afin que tout reste anonyme et sécurisé.

En 2016, une application (« La Quête ») permettait de donner à huit églises parisiennes via son smartphone. L’initiative semble avoir fonctionné puisque huit nouveaux établissements seront ajoutés ce dimanche.

Autre fait intéressant, les donateurs seraient plus généreux lorsqu’ils utilisent leur téléphone. Alors que le don moyen est de 3 euros par personne, l’utilisation de l’application permet de récolter un peu plus de 4,70 euros. Mais monsieur Rousselot n’oublie pas de souligner que la finalité « n’est pas économique », l’église essayant simplement de s’adapter « aux habitudes de vie » des fidèles. Fini le temps des boutons !