Donald Trump serait espionné par la Chine et la Russie à cause d’un téléphone non sécurisé

Sécurité

Par Mathieu le

On peut être Président des États-Unis et téléphoner avec un smartphone non sécurisé. Pour cela, il faut s’appeler Donald Trump. Le fantasque homme politique utiliserait un iPhone qui n’a pas bénéficié de quelques retouches afin d’améliorer sa sécurité. Et à en croire l’enquête réalisée par le New York Times, la Chine et la Russie s’intéresseraient de près à ses conversations privées.

Domaine public. Flickr The White House

Des conversations surveillées de très près

Donald Trump a trois iPhone. Les deux premiers, le Président des États-Unis les utilise pour ses conversations d’ordre professionnel. Ils sont, bien heureusement, modifiés. C’est la NSA qui s’est chargée de sécuriser les appareils afin d’assurer que les propos de l’homme d’État ne soient pas surveillés. Problème : Donald Trump a également un troisième iPhone, qu’il utilise pour ses conversations personnelles ainsi que pour stocker ses contacts. Et ce dernier n’est toujours pas sécurisé, malgré les nombreux mises en garde de ses assistants et conseillers.

Le New York Times cite ainsi « plusieurs hauts dignitaires » qui ont confirmé que les appels échangés par le Président avec les membres de sa sphère privée sont écoutés par des espions chinois et russes. Mis sur écoute, l’homme politique continuerait cependant à communiquer avec une liste de personnalités influentes de son cercle privé sans s’en préoccuper. Stephen Schwarzman, financier réputé et Steve Wynn, milliardaire propriétaire de plusieurs casinos sont notamment cités comme faisant partie des personnes avec qui Trump échange régulièrement.

D’après les agences d’espionnage américaines, la Chine tente notamment de récupérer, via ces écoutes, des informations susceptible d’enrayer la guerre commerciale qui est en train de s’établir entre le pays et les Etats-Unis (en identifiant des proches susceptibles de l’influencer, etc.).

Les conséquences de telles écoutes pourraient donc être de taille pour les Etats-Unis. Beaucoup avaient d’ailleurs reproché à Hillary Clinton d’avoir menacé la sécurité nationale lorsqu’il avait été révélé  qu’elle avait parfois utilisé une messagerie privée pour communiquer pendant son mandat de secrétaire d’Etats des Etats-Unis au lieu de au lieu de la messagerie sécurisé recommandée. Ironie de l’histoire, Donald Trump avait été à l’époque un des premiers à l’attaquer sur cette affaire.