Grève pour le climat : Des employés chez Amazon, Google et Microsoft font pression sur leurs dirigeants

politique

Par Jason Mathurin le

À trois jours du sommet pour le climat de l’ONU, des employés de Google, Amazon et Microsoft ont décidé de ne pas venir travailler vendredi 20 septembre, pour que leurs dirigeants prennent la question de la crise climatique au sérieux.

Unsplash/Markus Spiske

Ce vendredi 20 septembre dans 150 pays, des employés d’Amazon, Google et Microsoft, ont prévu de manifester, non pas pour protester contre leurs conditions de travail, mais pour que les grands industriels prennent des mesures concrètes pour lutter contre le réchauffement climatique, rapporte Fortune. Une initiative très politisée qui s’inscrit dans la continuité des grèves pour le climat, initiées par Greta Thunberg, cette jeune lycéenne suédoise qui a appelé les jeunes à manifester certains vendredi pour faire pression sur les gouvernements. Cette fois-ci, c’est au tour des employés des grands groupes industriels d’apporter leur pierre à l’édifice. Business Insider France avait déjà rapporté que des salariés de grandes sociétés comme Ben & Jerry’s ou Lush aux États-Unis et Canada, mais aussi Levi’s, envisageaient de fermer boutique pour se rallier à la cause vendredi. Les plateformes WordPress et Tumblr vont quant à elles de fermer leur site et de rediriger les internautes vers la page Global Climate Strike.

Chez Amazon, ce ne sont pas moins de 1500 employés * qui ont prévu de participer à cette action. Ce qui est une première en 25 ans d’existence. Cependant, les patrons de certaines de ces entreprises sont loin de soutenir leurs employés. À Seattle, les salariés d’Amazon ont dû prendre un jour de congé pour pouvoir protester, car cette manifestation n’a pas reçu le soutien escompté de leur hiérarchie. Dans leur lettre ouverte, les employés d’Amazon à l’initiative du mouvement Amazon Employees for Climate Justice, indiquent : “Amazon est l’une des sociétés les plus innovantes. Nous nous félicitons d’être leader. Mais face à la crise climatique, un vrai leader est celui qui parvient à l’objectif de zéro émissions, pas celui qui retarde l’échéance aussi longtemps que possible”. Ils appellent aussi à ce que le groupe parvienne à zéro émission d’ici 2030 et souhaite moins d’hypocrisie, dénonçant dans leur lettre ouverte une politique lobbyiste : “Nous finançons le premier think tank climatosceptique, et nous avons fait des dons à 68 membres du Congrès en 2018, qui ont voté 100% du temps contre la législation sur le climat”.

* Le nombre d’employés se joignant à la Marche est régulièrement mis à jour dans la lettre ouverte du groupe Amazon Employees for Climate Justice.