Une étude montre que les « viandes vegan » ne sont pas toujours bonnes pour la santé

Science

Par Jason Mathurin le

Tofu braisé, bacon sans porc, “chicken” wings sans poulet… Une étude australienne indique que les substituts de viande et autres produits transformés du genre ne font pas forcément le lit de la santé. 

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La vegan food peut être très savoureuse et trompeuse. Les imitations de viande à destination des végétariens et végétaliens pullulent dans les supermarchés et dans certains fast-food. Le marché des fausses viandes est devenu très lucratif ces temps-ci, avec notamment une grosse levée de fonds pour le géant Beyond Meat. Si on sait que la viande est à l’origine de nombreuses maladies cardio-vasculaires, une récente étude menée par le George Institute for Global Health alerte sur le fait que les substituts de viande ne font pas non toujours plus le lit de la santé, rapporte ABC News Australia. “On sait que dès que quelque chose se dit ‘végétal’ ou faible en quelque chose, on a tendance à croire que c’est plus sain, parce que c’est à base de plantes” indique la nutritionniste Clare Farrand, à l’initiative de cette étude sur la santé publique. “Mais [les substituts de viande] restent des aliments transformés. […] Les industriels ajoutent du sel dans ces produits pour tout un tas de raison, mais la principale est le goût”

L’étude a montré que les produits simili-carnés contenaient beaucoup de sucres et de sel ajoutés. Prenons par exemple 100 grammes de faux-bacon : ils contiennent 2 grammes de sel ajoutés, soit un tiers de la portion recommandée par jour. Les substituts à la viande ne sont donc pas plus qualitatif sur le plan nutritionnel qu’un plat végétarien maison, comme le démontrait notre enquête sur Beyond Meat. Cependant, Clare Farrand tient à nuancer son constat. Certains produits passés au crible, notamment des falafels, contiennent bien moins de sucres et de sel ajoutés que des produits à base de viande. La nutritionniste préconise donc de lire attentivement les informations au dos des produits, afin de réellement comprendre l’impact des aliments transformés sur notre santé. Elle invite aussi les gens à manger moins de produits animaliers et à suivre l’exemple des Australiens, qui ont fortement diminué leur consommation de viande. “Quand on a une alimentation végétale, elle est pleine de produits non-transformés, comme des fruits, des légumes, des graines, des noix, des féculents, donc elle est forcément plus saine”. Conclusion : prenez des cours de cuisine et faites vos steaks vous-même.