Extinction Rebellion : Blocage des capitales, revendications… On fait le point sur le mouvement

politique

Par Amandine Jonniaux le

Le mouvement écologiste Extinction Rebellion (XR) occupe depuis déjà quelques jours, les points névralgiques de plusieurs capitales européennes et internationales. Présents à Paris, Londres ou encore Berlin et New York, les militants promettent de tenir leur blocage le plus longtemps possible.

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Depuis plusieurs jours déjà, une soixantaine d’actions parallèlement menées par les militants du mouvement écologiste Extinction Rebellion occupent pacifiquement certaines grandes villes. À Paris, le blocage a débuté ce week-end à près de la Place d’Italie, avant de se poursuivre depuis hier soir sur la place du Châtelet. Des actions de grande ampleur comme le rapporte le journal Libération présent sur place, où ponts et voiries ont été condamnés par “des bottes de paille, des structures en bambou (…) un bateau à voile frappé du logo XR”, et même des ateliers de permaculture et cours de méditation en plein air. “En perturbant le quotidien, on fait prendre conscience aux gens qu’on est confrontés à un problème sérieux, on les oblige à se poser des questions, et peut-être qu’on va accélérer leur cheminement militant” explique un militant toulousain au micro de Libération. 

À Paris, plus d’un millier de personnes ont ainsi passé la nuit à protester pacifiquement contre les menaces pesant dangereusement sur la survie de notre écosystème. Avec plus de 100 000 sympathisants revendiqués à travers près de 70 pays rapporte Le Monde, ce sont ainsi près d’une soixantaine d’actions coup de poings qui ont été menées simultanément, dans l’espoir de dénoncer l’inaction “criminelle” des gouvernements face à la crise climatique. Parmi les principales revendications du mouvement, la mise en place de trois mesures fortes : Déclarer un état d’urgence climatique, réduire immédiatement et drastiquement les émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone d’ici cinq ans, et constituer une assemblée citoyenne pour veiller au bon déroulement de cette transition.

Des revendications dans la lignée de celle de la jeune militante Greta Thunberg, pourtant jugées “irréalistes” par la Cellule de renseignement sur l’énergie et le climat (ECIU) britannique, qui précise que ces dernières n’auraient “aucune chance de se réaliser sur les plans technique, économique et politique”. De son côté, l’ancienne ministre de l’écologie Ségolène Royale a pointé du doigt “l’instrumentalisation de l’écologie par ces groupes violents”, tout en appelant le gouvernement à “réprimer très rapidement” ces derniers.