Alexeï Leonov, premier homme à avoir « mis un pied » dans l’espace, est mort

Espace

Par Remi Lou le

Alexeï Leonov, major de l’armée soviétique et cosmonaute, vient de décéder à l’âge de 85 ans. Il fut le premier homme à effectuer une sortie extravéhiculaire et à flotter dans l’espace au cours de la mission Voskhod 2 en 1965.

Si les Américains ont bien été les premiers (et les seuls) à avoir emmené des hommes sur la Lune, le premier homme à avoir « mis un pied » dans l’espace était russe. Alexeï Leonov réalisait en effet la toute première sortie extravéhiculaire dans l’espace le 18 mars 1965, et il s’est éteint ce vendredi 11 octobre à l’âge de 85 ans des suites d’une longue maladie.

L’homme avait passé 12 minutes flottant dans l’espace dans le cadre de la mission Voskhod 2, lorsque l’URSS collectionnait les victoires contre les États-Unis en matière de conquête spatiale. C’était alors la première sortie d’un homme dans l’espace. Plus tard, en 1975, Alexeï Leonov commandait la mission Soyouz 19, premier symbole d’une baisse des tensions entre les États-Unis et l’Union soviétique avec une première coopération spatiale entre les deux pays.

Suite à son séjour dans l’espace, Alexeï Leonov avait rédigé un texte, dont voici un extrait, retransmis par Clubic : « Je m’avançais vers l’inconnu et personne au monde ne pouvait me dire ce que j’allais y rencontrer. Je n’avais pas de mode d’emploi. C’était la première fois. Mais je savais que cela devait être fait [ … ]. Je grimpai hors de l’écoutille sans me presser et m’en extirpai délicatement. Je m’éloignais peu à peu du vaisseau [ … ]. C’est surtout le silence qui me frappa le plus. C’était un silence impressionnant, comme je n’en ai jamais rencontré sur Terre, si lourd et si profond que je commençais à entendre le bruit de mon propre corps [ … ]. Il y avait plus d’étoiles dans le ciel que je ne m’y étais attendu. Le ciel était d’un noir profond, mais en même temps, il brillait de la lueur du Soleil… La Terre paraissait petite, bleue, claire, si attendrissante, si esseulée. C’était notre demeure, et il fallait que je la défende comme une sainte relique. Elle était absolument ronde. Je crois que je n’ai jamais su ce que signifiait “rond” avant d’avoir vu la Terre depuis l’espace ».