Blizzard présente des excuses assez ambiguës après la polémique sur la Chine

Jeux Vidéo

Par Amandine Jonniaux le

Outre l’annonce de Diablo IV ou encore d’Overwatch 2, Blizzard savait que les joueurs seraient au rendez-vous ce week-end à l’occasion de la BlizzCon, afin d’entendre la position officielle du studio de développement au sujet des récentes polémiques liées à la Chine et à Hong-kong. 

Crédits Blizzard

Impossible pour Blizzard de débuter sa BlizzCon 2019 sans évoquer sa position sur les récentes polémiques, et notamment le ban du proplayer Hearthstone Ng ‘Blitzchung’ Wai Chung, qui avait appelé à la libération de Hong-kong lors d’un live officiel. C’est donc dès la cérémonie d’ouverture que J. Allen Brack, le président de Blizzard Entertainment a fait son entrée sur scène pour évoquer l’incident. Il est revenu directement sur le scandale, en s’excusant sur la manière dont sa société avait tenté de gérer les choses. “Nous avons été trop rapides dans nos décisions, et nous avons empiré la situation en nous exprimant tardivement sur le sujet”, a admis le président de Blizzard dans une allocution relayée par Slashgear

C’est donc avec un discours bardé d’excuses et de bonnes intentions que J. Allen Brack a terminé l’ouverture de la BlizzCon, non sans promettre à ses joueurs que son studio fera mieux à l’avenir, actions à l’appui. Pourtant, et malgré une prise de parole très attendue, de nombreux joueurs semblent regretter que Blizzard ne soit pas allé plus loin, en se contentant d’excuses très (trop?) formelles. En effet, si la polémique semble de prime abord avoir été évoquée assez frontalement, à aucun moment le discours n’a fait mention de Hong-kong, ni de la Chine. Concernant Blitzchung, beaucoup pointent du doigt le fait qu’il n’y ait tout simplement pas eu d’excuses du tout. Le studio a en effet fait amende honorable pour sa prise de décision trop rapide et le non-respect de ses standards, mais jamais pour sa sanction face au proplayer, qui reste officiellement toujours banni, au même titre que les deux casteurs Taïwanais qui avaient également pris position pour l’indépendance de Hong-kong. Le président de la firme s’est en effet contenté d’assurer que “tout le monde a le droit de s’exprimer partout”, sans plus de détails. Interrogé ensuite par le média PC Gamer, Brack a confirmé qu’aucune nouvelle révision des sanctions envers le joueur n’était envisagée