Disney+ autorise le partage de compte… mais se réserve le droit de changer d’avis

Cinéma

Par Amandine Jonniaux le

Largement répandu sur Netflix, Amazon Prime Video ou encore OCS en France, le partage de compte ne semble pas inquiéter la plateforme de streaming Disney+, qui semble bien décidé à jouer la carte de la confiance avec ses utilisateurs.

Crédits Disney+

Lancée hier aux États-Unis, au Canada et aux Pays-Bas, non sans certains problèmes techniques, la plateforme de streaming Disney+ promet d’ores et déjà d’adopter une politique plutôt tolérante en matière de partage de compte… du moins pour le moment. Le service du géant aux grandes oreilles permettra d’utiliser jusqu’à quatre écrans simultanés et sept profils utilisateurs sur un seul abonnement. Une offre généreuse accessible pour 6,99$, et qui permettra d’accéder à la qualité 4K ou HDR, ainsi qu’aux téléchargements illimités, à laquelle Disney semble déjà avoir réfléchi. Relayé par The Verge, le président du département streaming de l’entreprise Michael Paull a en effet expliqué à l’occasion d’une présentation aux médias la semaine dernière : “Le partage du mot de passe est évidemment une chose à laquelle nous pensons. Nous sommes convaincus que les consommateurs agiront en conséquence. Ils vont utiliser ces comptes pour leur famille et les membres de leur foyer. Cela étant dit, nous reconnaissons que le partage de mot de passe existe, et qu’il continuera d’exister”.

Face au partage de compte, Disney semble donc adopter une posture relativement tolérante. Toutefois, l’entreprise se réserve évidemment le droit de révoquer cette autorisation tacite en cas d’abus : “Nous avons créé une technologie en interne, poursuit Michael Paull, que nous utiliserons pour comprendre les comportements des utilisateurs. Si nous constatons des comportements qui n’ont pas de sens, nous mettrons en place des mécanismes pour régler la situation”. À condition que les abus soient minoritaires, il semble donc que Disney+ permettra bel et bien d’utiliser le partage de compte sans restrictions géographiques… du moins pour le moment. En France, on attend déjà de pouvoir profiter du service, qui ne sera disponible qu’à partir du 31 mars prochain.