La Société générale ferme le compte d’une libraire qui critiquait la banque sur Twitter

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Par Olivier le

Bad buzz pour la Société générale. La banque est assaillie de critiques depuis qu’elle a fermé les comptes d’une libraire, de son compagnon et d’une de ses filles. La raison ? Des tweets incendiaires…

Julie Goislard, libraire à Clichy-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine a fait part à plusieurs reprises de son exaspération vis à vis de son agence bancaire de la Société générale. Sur Facebook et sur Twitter, elle a publiquement rendu compte de ses difficultés, parfois depuis les réseaux sociaux de sa librairie.

Situations banales et pénibles

Dans ses messages, Julie Goislard décrit des situations banales et énervantes qui arrivent à beaucoup de clients : distributeur en panne, absence d’enveloppes pour les remises de chèques, difficulté de communication avec les agents, défaillance du terminal de paiement électronique…

Les remarques acides de la libraire ont fini par froisser le directeur de l’agence qui lui a demandé d’arrêter de tweeter en la menaçant d’une fermeture de compte. Mi-décembre, un premier recommandé lui parvient, annonçant que son contrat avec la Société générale prendra fin dans un délai de 60 jours légal. Plusieurs courriers ont suivi, cette fois pour annoncer la fermeture des comptes personnels de son compte, celui de son compagnon et une de ses filles !

Une histoire à peine croyable qui fait de la très mauvaise publicité actuellement pour la Société générale. La banque n’a pas voulu « motiver sa décision » en vertu de « la confidentialité et du secret bancaire ». Devant la polémique (à la suite du Parisien, l’affaire a été relayée par de nombreux médias), l’entreprise a tenté de s’en sortir en indiquant que ce type de décision se prenait « en dernier ressort et en évaluant globalement la relation » :

Redresser la barre après cette controverse risque de prendre beaucoup de temps à la Société générale…