Critique

[Alors on regarde ?] His Dark Materials, la nouvelle épopée fantasy de HBO

L'avis du Journal du Geek :
Série

Par Amandine Jonniaux le

Lancée aujourd’hui sur OCS, His Dark Materials (à la croisée des mondes en français) est une nouvelle série HBO dont le scénario s’inspire directement de la trilogie éponyme de Philip Pullman. Avec un casting de premier ordre et un univers déjà bien connu des fans de littérature fantasy, l’adaptation des aventures de Lyra Belacqua sur petit écran promettait avant même sa sortie, de s’imposer comme la digne héritière de sagas cultes comme Harry Potter ou Game of Thrones. On vous livre nos premières impressions après avoir visionné quatre épisodes sur les huit que compte cette première saison. 

Adaptation de la trilogie littéraire originale de Philip Pullman, His Dark Materials nous plonge dans le monde fantastique de Lyra Belacqua (Dafne Keen), une jeune orpheline élevée au sein de l’Université Jordan College d’Oxford, et qui va découvrir malgré elle l’existence de la Poussière. Perçue par le tout-puissant Magisterium (gouvernement théocratique radical) comme la manifestation du péché originel, cette étrange entité qui a la particularité de ne s’attaquer qu’aux adultes va mener la jeune héroïne à se lancer sur les traces d’un groupe de ravisseurs d’enfants aux ambitions nébuleuses et visiblement obscures afin de retrouver Roger, son meilleur ami disparu. 

L’univers de His Dark Materials a beau être bien connu des fans des best-sellers de Philip Pullman, il n’en reste pas moins grandiose. Avant même sa sortie, c’était d’ailleurs une des promesses de la série, que beaucoup attendaient comme une aventure épique digne des épopées grandioses de Game of Thrones (le sexe et la violence en moins). Étrangement similaire au nôtre, mais emprunt de magie et de fantasy, le monde dépeint par Philip Pullman dans ses livres s’offre déjà le luxe d’être aussi complexe que fascinant, notamment grâce à l’omniprésence des daemons, des expressions physiques de l’âme humaine capables de prendre une forme animale.

Dès les premières minutes, il faut bien admettre que le show de Jack Thorne a mis le paquet côté budget, et que ça se voit. La série ne mise pas sur les gros CGI qui tâchent, mais ceux qui apparaissent à l’écran sont particulièrement réussis, au point qu’on oublie presque leur présence. Les daemons notamment, sont particulièrement réalistes, de même que l’Angleterre post-victorien dans lequel évoluent les personnages. Pour les effets spéciaux comme pour le reste, His Dark Materials joue la carte de la justesse et la subtilité, et force est de constater que le résultat est particulièrement réussi. Les plans sont beaux, les paysages épiques, et les acteurs, même enfants, incarnent leur rôle de manière crédible. La bande sonore signée William Hunt et Clare Batterton ne gâche rien, et nous plonge dès le générique d’ouverture dans l’univers fantasy imaginé en 1995 par l’auteur britannique. 

Une adaptation réussie

Connaissant le succès de la trilogie littéraire, on n’avait que très peu de doute sur le fait qu’HBO tenait avec His Dark Materials, une série au potentiel assez colossal. Fidèle aux romans (du moins sur les épisodes visionnés), le show ne nécessite pas d’avoir lu les livres pour être apprécié. Malgré une intrigue un peu longue à se mettre en place, les aventures de Lyra Belacqua ont le mérite d’être à la fois cohérentes et exhaustives, ce qui ne devrait pas empêcher certains spectateurs lâcher quelques dizaines d’euros sur Amazon pour découvrir la suite de l’histoire une fois la première saison binge-watchée. Après une première adaptation au cinéma en 2007 qui s’était avérée assez décevante, la trilogie de Philip Pullman semble aujourd’hui s’offrir enfin l’adaptation épique qu’elle méritait, et c’est tant mieux. 

Notre avis

Les quatre premiers épisodes de His Dark Material nous ont séduit. La série adaptée de la trilogie de Philip Pullman "A la croisée des mondes" a tout pour s’imposer comme une nouvelle référence générationnelle, au même titre qu’Harry Potter ou Game of Thrones. Le nouveau show de HBO prend racine dans un univers riche poétique et complexe, et son apparente dimension familiale révèle une double lecture beaucoup sombre et adulte qui promet tenir en haleine un large public, le temps d’au moins quelques saisons.

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