Test

Ninebot Segway ES2 : on a testé cette trottinette électrique polyvalente

Utilisation

Notre avis
7 / 10
Gadget

Par Anh Phan le

Avec un design plutôt réussi, on est loin des premières trottinettes électriques et celle qui s’apparente le plus n’est autre que celle de Xiaomi (la Mijia M365). Pour la petite histoire, Ninebot avait racheté Segway, mais a aussi finalement été acheté par Xiaomi il y a quelques années ! En revanche, s’il y a bien une chose qu’on a appréciée, ce sont les éclairages intégrés. On retrouve ainsi le phare avant et les feux rouges arrières, mais aussi des éclairages « tuning » sous la trottinette ! Vous pourrez ainsi choisir la couleur depuis l’application iOS/Android dédiée. Oui, ça fait un peu beaucoup, mais ça peut plaire à certains. Il faudra juste faire attention à l’autonomie puisque ça a forcément un impact. De mes usages, je me suis passé de l’éclairage sous la trottinette pour me concentrer uniquement sur les éclairages de sécurité. Si le design nous a plu, j’avoue avoir été un peu sur ma faim concernant la finition même. Si je n’ai pas noté de souci particulier, je ne sais pas si ça tiendra dans le temps ou pas. Par exemple, le cache de la prise de recharge ne se ferme plus déjà.

Avec ses 12,5kg, c’est loin d’être la plus légère, mais ce n’est pas la plus lourde non plus. Au quotidien, elle reste tout de même assez lourde et se la trimbaler dans le métro n’est pas des plus aisés. Dans mon cas de parisien intra-muros, je ne l’utilisais uniquement sans métro. Avec une autonomie annoncée de 25km, cela me laissait le temps de me passer du métro parisien. Dans la réalité et avec mon surpoids, j’étais plus autour de 20km par charge que des 25km annoncés. C’est quand même 20% de moins, mais cela ne m’a pas gêné outre mesure. L’ES2 propose également un frein régénératif, ce qui permet de « recharger » quelque peu la batterie quand on freine. Dans les faits, ça ne changeait pas tant que cela l’autonomie générale. Pour le temps de charge, compter 3h pour une charge complète.

Pour ce qui est des performances, comme on commence à en avoir l’habitude, la Segway ES2 propose trois modes : lent, standard et sport. En fonction de votre appréhension de la vitesse, vous choisirez le mode adéquat sachant que le mode standard vous permettra d’atteindre les 20km/h. Pour la vitesse max de 25km/h, il faudra basculer en mode Sport. N’oubliez pas dans tous les cas de porter un casque. En effet, si sur le trottoir, vous ne dépasserez pas les 6km/h, sur les pistes cyclables et éventuellement la route, c’est une autre histoire, surtout avec cette mentalité parisienne de bien montrer qu’on a le pouvoir quand on a un gros moteur… Bref, sécurité avant tout. L’accélération se fait via une petite commande qui tombe sous le pousse quand vous tenez le guidon.

Ce qui amène à deux points non négligeables par rapport à la concurrence. La Segway ES2 propose des pneus semi-pleins, ce qui m’a permis de ne pas crever pendant plus d’une d’utilisation quotidienne et parce que les rues de Paris ne sont pas de tout confort, l’ES2 propose un système d’amortisseur. Ce n’est pas aussi efficace que sur un vélo par exemple, mais c’est déjà mieux que rien, surtout face à la concurrence.

En plus de cela, vous pourrez acquérir en option, une seconde batterie qui peut se brancher directement sur la tige de l’ES2. D’ailleurs, les Lime-S en sont toutes équipées. Si vous cherchez à avoir quelques statistiques, sachez qu’il existe une application iOS/Android qui se connecte à la trottinette en Bluetooth et vous fournira différentes informations. Assez sommaire, l’application vous permettra aussi de régler les couleurs des éclairages, mais aussi de verrouiller votre ES2 au cas où pour des courts arrêts ponctuels.