Test

[Test] du routeur gaming Netgear XR300 Nighthawk

Hardware

Par Romain le

Après avoir découvert le Netgear XR500 l’année dernière, c’est au tour du petit frère Netgear XR300 de passer entre nos mains et de passer sur le banc du test. Alliant fonctionnalités réseau et spécificités gamer, ce nouveau modèle placé un peu plus bas dans la grille tarifaire se veut d’offrir quasiment les mêmes prestations, du moins dans les grandes lignes. Proposant des caractéristiques techniques un peu en retrait, nous allons vérifier si le nouveau venu saura être à la hauteur de ce que nous avait proposé son grand frère et le bon souvenir qu’il nous avait laissé.

Présentation

Netgear reprend les codes de sa gamme de routeurs Nighthawk en fournissant son XR300 dans un emballage noir et orange, reprenant son emblème « Nighthawk » bien visible. Photo du produit, quelques fonctionnalités énumérées, marque et emblème sur la face avant et schémas à l’arrière, les spécificités techniques sont inscrites sur le côté. On retrouve une vraie unité de packaging lorsqu’on le compare au XR500. Une fois déballé, nous retrouvons le routeur ainsi que son chargeur secteur, un câble réseau jaune et quelques documentations techniques (guide de démarrage rapide).

Design

Si le modèle supérieur que nous avions testé disposait d’un design très particulier qui lui donnait son charme et le rendait unique, voire atypique, Netgear reste plus conventionnel avec son XR300, beaucoup plus carré et avec des arêtes bien droites et des biseaux de tous côtés.

Tout anthracite finement pailleté, les faces sont toutes planes. Sur l’avant de la face supérieure se trouvent toutes les LED d’indications (12 au total) dont 2 sont aussi des boutons associés à une fonction.

Les deux tranches latérales intègrent de grandes grilles d’aération et la tranche avant propose l’unique port USB3.0. C’est à l’arrière que se trouve la connectique, composée des 4 ports LAN, du port WAN, du connecteur d’alimentation, du bouton d’allumage On/Off et du bouton Reset.

Malheureusement nous ne retrouvons pas le bouton physique contrôlant l’allumage des LED (il faudra se rendre dans l’interface), et de nuit, les LED éclairent bien !

Étant Wifi dual band Tx/Rx 3×3 (2,4Ghz) + 3×3 (5Ghz), le routeur dispose de 3 antennes orientables qui pour leur compte sont fixes (elles ne peuvent pas être détachées). Ce n’est ni un défaut ni une qualité, car si on perd un peu (mais pas beaucoup) en rangement, il n’est en revanche pas possible de les perdre.

Caractéristiques techniques

  • Marque : Netgear
  • Modèle : Netgear XR300 Nighthawk
  • Type : Routeur Wifi
  • Modem intégré : Non
  • IP V6 : Oui (possibilité de le désactiver)
  • MU-MIMO (Multi-User MIMO) : Oui
  • Processeur : Dual core 1GHz
  • Mémoire : 128Mb de flash et 512Mb de Ram
  • 3 antennes externes
  • possibilité de couper l’éclairage des LED avant (via l’interface logicielle)
  • connectique : 4 ports LAN 10/100/1000 Gigabit Ethernet, 1 port WAN 10/100/1000 Gigabit Ethernet, 1 x port USB3.0IEEE 802.11 b/g/n 2.4GHz + 256 QAM support
  • EEE 802.11 a/n/ac 5.0GHzAC1750 (450Mbps @2.4GHz—256QAM support +1300Mbps @5GHz 11ac)
  • Dual Band WiFi simultané – Tx/Rx 3×3 (2.4GHz) + 3×3 (5GHz)
  • Sécurité : Support d’un VPN sécurisé, Protection WIFI WPA/WPA2-PSK, double sécurité firewall (SPI et NAT), Prévention des attaques de dénis de service (DoS)
  • OS supportés : Microsoft Windows 7, 8, 10, Vista, XP, 2000, Mac OS, UNIX, ou Linux
  • Navigateurs supportés : Microsoft Internet Explorer 5.0 ou plus, Microsoft Edge, Google Chrome 11.0 ou plus, Firefox 2.0 ou plus, Safari 1.4 ou plus
  • Dimensions : 183 x 285 x 62 mm
  • Poids : 719 grammes
  • Contenu de l’emballage : Routeur XR300 Nighthawk Pro Gaming, un câble Ethernet, un guide de démarrage rapide, 1 adaptateur secteur.

Fonctionnalités

  • Tableau de bord Gaming personnalisable qui affiche en temps réel le trafic par appareil, des ping …
  • Geo-Filter : maitriser le lag (la latence) en précisant un lieu (géographique) avec une zone attenant dans le but de minimiser la distance serveur lors des parties de jeux
  • VPN : Support d’un VPN sécurisé pour préserver son identité et se prémunir des attaques de dénis de service (DoS)
  • Surveillance du réseau : suivre sous forme de graphique dynamique le trafic par appareil et déterminer les causes de lenteurs
  • Quality Of Service : fixer une priorité pour certains appareils (comme pour jouer) en octroyant individuellement la bande passante
  • Beamforming+ pour augmenter la stabilité et la puissance du signal
  • ReadySHARE USB pour rendre accessibles des appareils de stockage USB (clés USB, Disques durs autoalimentés) et des imprimantes
  • ReadySHARE Vault pour créer de façon automatique desbackup de votre ordinateur Windows sur un équipement USB connecté au routeur (nécessite un logiciel sur l’ordinateur)

Prise en main

Depuis son XR500, Netgear a remplacé les interfaces austères des équipements par quelque chose de beaucoup plus visuel et convivial. C’est l’utilisation de DUMAOS qui permet cela en rendant les paramétrages plus accessibles et conviviaux, tout en respectant sa philosophie Gaming avec un thème (rouge/rouge très foncé) allant en ce sens. Le point positif est qu’il est traduit dans plusieurs langues, dont le français. Bien que l’interface et la traduction de ce routeur lui donnent un aspect convivial, presque simpliste, les paramétrages avancés tels que le routage de ports, DNS et autres restent ce qu’ils sont (du réseau reste du réseau, quelle que soit l’interface) et l’adoption d’une interface telle que DUMAOS ne rendra pas l’utilisateur novice en un ingénieur réseau aguerri.

Lors de la première mise en route, après avoir raccordé le port WAN à un port LAN de notre box Internet et s’est connecté à son interface (adresse IP du routeur : 192.168.1.1), Netgear nous invite à l’aide d’un assistant pas à pas à configurer le XR300 (configuration standard pour un fonctionnement de base).

Cette manipulation qui prend entre 5 et 10 minutes nous permet d’obtenir un routeur opérationnel et d’accéder à la fameuse interface visuelle de DUMAOS. C’est avec plaisir que nous l’avons retrouvé, avec son tableau de bord personnalisable qui concentre des widgets dynamiques (issus des informations des autres menus) à l’endroit et la taille de son choix. Nous avons par exemple la possibilité d’afficher divers états et graphiques comme l’utilisation CPU/RAM, les adresses IP, le Wifi (principal et invité, en 2,4Ghz comme en 5Ghz), le suivi du trafic général en temps réel, une cartographie des appareils connectés et la répartition de la bande passante.

Lors de l’installation, le routeur a paramétré automatiquement une plage d’adresses 192.168.1.xx pour ses ports Ethernet et son Wifi, nous n’avons pas eu à repasser derrière et nous n’avons pas rencontré de conflit avec la box et ses équipements connectés (qui restent accessibles via leurs adresses IP).

Cela permet de laisser sa box Internet en place en tant que routeur (on n’y touche pas) et d’avoir un réseau indépendant avec des appareils qui y seraient connectés en filaire comme en Wifi (tout en profitant d’Internet). Les utilisateurs qui le souhaitent pourront toujours faire communiquer les machines des 2 réseaux, attention cependant à un possible goulot d’étranglement au niveau de l’unique liaison (Gigabit Ethernet entre les 2 routeurs si votre box le gère soit environ 115 Mo/s max).

Fonctionnalités

Géo Filtre

Netgear propose cette fonction typée gamer sur sa gamme de routeurs Nighthawk, signifiant filtre géographique, elle filtre les serveurs de vos jeux par situation géographique.

Pour cela, il suffit de vous localiser sur la mappemonde, puis de préciser une zone alentour. Ensuite, vous ajoutez un appareil, puis vous sélectionnez le jeu, c’est aussi simple que ça.

Lorsque vous vous connecterez à votre jeu en ligne, le routeur ne permettra une recherche de serveurs uniquement située dans la zone. C’est très utile pour les jeux qui ne permettent pas un choix de serveurs. De plus, comme la distance entre votre ordinateur et le serveur est proche, le ping sera réduit : vous ne verrez donc pas les serveurs sur lesquels votre ping vous désavantagera.

De même, si vous ne souhaitez jouer qu’avec des Japonais, vous pouvez sélectionner le Japon sur la mappemonde et limiter la zone alentour.

QoS (qualité de service)

Ici on attribue une limite de bande passante à ne pas dépasser pour chaque appareil connecté, et cerise sur le gâteau : pour le trafic entrant et le trafic sortant indépendamment. Quand plusieurs personnes sont connectées au routeur avec différents appareils, ce dernier applique les quotas qui lui ont été préalablement programmés. Par exemple, des appareils pourront se voir allouer plus de bande passante pour regarder des vidéos en ligne sans que le grand frère viennent gâcher la séance en téléchargeant ses iso Linux 😉 son ordinateur ayant été limité en trafic entrant.

C’est tout aussi valable pour donner la priorité à un ordinateur gamer qui, avec une bande passante allouée plus importante, verra son ping rester très bon quelle que soit l’utilisation des autres machines connectées.

Bien sûr, si un appareil se voit allouer une faible bande passante, mais qu’il est le seul dispositif actif, la totalité de la bande passante disponible le sera ouverte.

En bonus, il est possible de laisser le routeur gérer tout seul cette hiérarchisation du trafic, car il peut détecter des usages et agir en conséquence (jouer à un jeu par exemple qui demande une latence faible).

Gestionnaire de périphériques

Il récapitule les appareils qui sont connectés (avec un mappage visuel très pratique).

Surveillance du réseau

C’est ici que l’on visualise le trafic Internet en temps réel (en Download comme en Upload).

Cette fonction bien utile permet de savoir quel(s) appareil(s) monopolise(nt) la bande passante et elle aidera à comprendre d’où peuvent provenir des lenteurs.

Ici, nous conservons malheureusement la même remarque que sur le Netgear XR500 : l’impossibilité de lancer un « enregistrement » du trafic (changement de menu = remise à zéro du graphique), il faudra donc jouer des onglets de navigation. Mais surtout, s’il est bien possible de visualiser le trafic Internet pour chaque appareil connecté, la visualisation du trafic en local ne l’est toujours pas (copie/streaming d’un ordi à un autre, UPNP/DLNA), nous aurions apprécié une évolution sur ce point.

– Netgear propose également des fonctionnalités plus conventionnelles comme le backup/restore d’une conf, un planning de coupure/blocage, des logs, de la gestion à distance, la notification par email, de l’ouverture et déclenchement de port, du blocage de sites et de services, une fonction de serveur multimédia, un mode point d’accès ou encore à ce qui touche au port USB (sauvegarde automatique d’un ordinateur Windows, transfert de fichiers…).

Le Netgear XR300 Nighthawk Pro Gaming permet également les connexions VPN en le configurant (protocole OpenVPN), cependant la possibilité de se connecter directement à un service spécifique de VPN disparait, cela ne nous a pas du tout paru handicapant tellement cette fonctionnalité se limite à une poignée d’utilisateurs (surtout que seul le service Hydemyass était disponible lors de notre test du XR500).

Côté LED, l’affichage est vraiment puissant, heureusement, Netgear propose via son interface (et uniquement son interface) de les éteindre (toutes sauf celle de Power), il n’y a malheureusement pas de bouton physique. Petite précision concernant les LED LAN, elles s’éclairent en blanc pour une liaison à 1000Mbps et en orange pour 100Mbps.

Pour ce qui est des nuisances sonores, elles sont tout simplement nulles, bien que nous n’ayons pas entrepris de l’ouvrir pour le vérifier, nous supposons grandement qu’il ne doit pas y avoir de système de ventilation actif (ventilateur).

Application mobile

Netgear, comme pour sa gamme Orbi avec ses routeurs et ses satellites, propose une application mobile compagnon avec ses routeurs Nighthawk, et le XR300 ne fait pas exception à la règle.

Nous retrouvons donc l’application Nighthawk disponible sur Android et iOS. Cette dernière propose de visualiser et de paramétrer le routeur à l’aide d’un smartphone / tablette connecté en Wifi. Tous les paramétrages ne seront pas accessibles et l’interface limite la chose aux informations essentielles ainsi qu’à quelques réglages pratiques, sans plus.

Ainsi, il est possible de savoir quels sont les appareils connectés, de mesurer le débit de la bande passante Internet du routeur, visualiser la puissance et la qualité du signal Wifi, lister et visualiser les réseaux Wifi avoisinants, comparer les canaux afin de trouver le plus adapté, gérer le réseau Wifi invité (activation / désactivation et mot de passe), mesurer le trafic Internet utilisé (sur différentes périodes), mettre à jour le firmware, consulter les informations du routeur (n° de série, adresse mac …) et d’accéder au support.

Cette appli ne remplace pas l’interface Web, mais elle permet néanmoins de visualiser 2 / 3 petites choses essentielles sans se rendre sur l’interface Web. De même la visualisation des canaux Wifi avec le conseil de celui le plus adapté est quelque chose de bienvenue.

Performances

De ce côté-ci, Netgear reste fidèle à son image de constructeur sérieux. La stabilité est de mise en filaire comme en Wifi. La technologie Beamforming qui réduit les interférences en concentrant le signal vers une direction précise est de la partie et contribue à la qualité de la liaison sans fil.

Tout comme son petite frère, streamer des vidéos fullHD ou même 1440p sur plusieurs appareils simultanément reste une formalité et nous n’avons rencontré aucun problème de ralentissement, de baisse de qualité ou de buffering.

Pour réaliser des tests plus représentatifs des performances que peut atteindre ce XR300, nous avons monté un réseau local avec deux ordinateurs PC (sous Windows 10 x64 1903) et nous avons transféré des fichiers (une vidéo de 5,37Go pour un transfert « gros fichier » et 500 photos pour un total de 2,66Go pour un transfert « petits fichiers »). Nous avons relevé leurs durées afin de calculer la moyenne de ces vitesses de transfert (nous avons retenu le meilleur résultat parmi plusieurs mesures pour chaque type de mesure dans le cas où nous avions le moindre doute). Les ordinateurs (tous deux sous SSD) disposaient d’une connexion filaire Gigabit et le PC de test connecté en Wifi était équipé d’une clé Wifi Netgear A6210 AC1200 USB3.0 (et bien connectée sur un port USB3.0 !), le disque dur utilisé pour une connexion sur le routeur était quant à lui était un 2,5″ externe USB3.0 (à plateaux tournants) et pouvait atteindre un débit de plus de 60 Mo/s (mesuré sur un port USB3.0 de l’un des deux PC utilisés).

PC en LAN Gigabit – PC en LAN Gigabit :

  • Petits fichiers : 77,82 Mo/s
  • Gros fichier : 110 Mo/s

PC en LAN – PC en WIFI (AC 1200) :

  • Petits fichiers : 50,4 Mo/s
  • Gros fichier : 55 Mo/s

PC en WIFI (AC 1200) – PC en LAN :

  • Petits fichiers : 38,36 Mo/s
  • Gros fichier : 49,54 Mo/s

PC en WIFI (AC 1200) – PC en WIFI (AC 600) :

  • Petits fichiers : 17,69 Mo/s
  • Gros fichier : 18,58 Mo/s

PC en LAN – USB du routeur (disque USB3) :

  • Petits fichiers : 13,55 Mo/s
  • Gros fichier : 17,08 Mo/s

USB du routeur (disque USB3) – PC en LAN :

  • Petits fichiers : 28,08 Mo/s
  • Gros fichier : 37,66 Mo/s

On remarque que le transfert appareil Wifi – appareil Wifi est plutôt faible, cela peut être dû au fait que le second PC Wifi ne disposait que d’une carte AC600 (au format mini clé USB3.0 et ne captant qu’à 450Mbps selon Windows lors du test) et que ce Netgear XR300 n’est pas certifié MU-MIMO.

Comme le montrent les relèves sur les graphiques, en comparaison avec notre box Internet conventionnelle, le fait d’avoir ce routeur à la maison nous a permis de démultiplier les vitesses de transfert en Wifi, de près comme de loin.

La vraie question vient du débit du port USB3.0, que nous trouvons faible, au mieux une très bonne liaison USB2.0.

Consommation

De ce point de vue, il faut compter entre 9W et 11,5W pour une utilisation standard (filaire + Wifi) et jusqu’à 13,5W si l’on branche un disque dur externe auto-alimenté sur le port USB3.0.

Ou l’acheter ?

Notre avis

Ce routeur saura assurément remplacer une box Internet à la maison. Si en filaire les gains sont quasiment inchangés, en Wifi c’est autre chose, en débit comme en portée.

A cela il ne faut pas oublier le QOS, le Géo-Filter et les quelques autres fonctionnalités (comme le mappage réseau, le trafic Internet, l’application mobile associée) et l’on se retrouve avec un routeur qui permet réellement d’ajouter une plus-value à ce qui nous est proposé par les opérateurs Internet.

Et pour couronner le tout, l’interface va dans ce sens, que dire de plus.

En comparaison avec son grand frère le XR500 qui propose de rares fonctionnalités en plus comme une connexion Hybrid-VPN directe pré-paramétrée à des services spécialisés (ce qui n'est pas indispensable en soi car la fonction VPN classique à paramétrer soi-même est bien présente et efficace), nous noterons que certains débits Wifi sont inférieurs, cela est sûrement dû au fait que cette partie est un peu plus évoluée sur le modèle supérieur. La seule réelle question qui nous reste pointe sur le débit du port USB3.0, qui nous a paru faible lors de nos différents tests.

Cependant, pour un prix de lancement inférieur à celui du XR500 et vu le peu de différence ressentie, ce Netgear XR300 peut être le bon compromis surtout si vous préférez la sobriété du nouveau venu (à prix égal nous recommandons tout de même le XR500).

Les plus
Les moins
  • OS DUMA et son interface
  • Fonctions Géo-Filter et QoS
  • Wifi stable et performant
  • Monitoring en temps réel
  • Application compagnon
  • Pas de monitoring pour les transferts en local
  • Débit du port USB3.0