Le 31 mars pour les éditeurs sur l’AppStore

Smartphone

Par Anh Phan le

Souvenez-vous, c’est en début de semaine qu’on apprenait qu’Apple avait refusé l’application Sony Reader sur son AppStore pour la bonne raison que Sony avait intégré son propre store de livres et n’avait donc pas utiliser le système d’achat dans les applications de la firme de Cupertino et évitant ainsi qu’Apple prélève 30% au passage.

Et bien suite au lancement de TheDaily, e-magazine hebdomadaire dédié à l’iPad par News Corp de Rupert Murdoch, il semblerait qu’Apple durcisse définitivement ses conditions pour le contenu acheté dans une application. En effet, la firme de Cupertino cherche à simplifier la vie des utilisateurs et pour elle, son système de paiement est le plus simple pour le consommateur final. Il faudra désormais, à partir du 31 mars prochain, si on propose du contenu à l’extérieur de l’AppStore, proposer le même contenu dans l’AppStore.

Sur le principe, pourquoi pas ? Sauf que dans l’AppStore, il faut prendre en compte les 30% qu’Apple prend au passage. Et si ça n’impacte pas tant que ça pour un jeu ou une application de photo par exemple, l’impact est bien plus important pour des éditeurs et distributeurs de livres, magazines, et autres.

Prenons l’exemple de l’application Kindle d’Amazon qui utilisait, jusqu’à maintenant, un subterfuge. L’achat de contenu passait par un site externe et donc l’application iOS (tout comme Android, PC, Mac, etc…) ne faisait que synchroniser le contenu appartenant à un utilisateur. Et bien, à partir du 31 mars prochain, il faudra que l’application Kindle, en plus de son système en dehors de l’AppStore, propose un store avec des achats via l’API d’Apple afin que cette dernière puisse toucher ses 30% de commissions.

Du coup, mis à part le côté cupide d’Apple, dans le cas d’Amazon toujours et pour l’achat d’un livre, Amazon devra soit donner 30% du prix du livre à Apple, soit proposer ce même livre à un prix supérieur de 30% sur son application par rapport à son site pour ne pas perdre d’argent. Et quant on connaît le monde de l’édition et les marges plutôt serrées pour les distributeurs, 30%, c’est plutôt énorme.

Donc au final, les consommateurs qui font confiance à Apple pour son système de paiement seront sans doute, si je peux me permettre, les pigeons pour la firme de Cupertino. Et s’ils s’en aperçoivent et qu’ils ne veulent pas payer plus cher, l’application iBooks d’Apple les attends avec les bons tarifs…

via thewallstreet