Dropbox empêche le partage des fichiers soumis à un Copyright (sans blague ?)

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Par Jerome le

La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre sur Twitter ce week-end quand un utilisateur de Dropbox a eu la malchance de voir l’un de ses fichiers se voir refuser l’entrée dans le nuage. La cause ? Le fichier en question était soumis à un Copyright.

Contrairement à ce que l’on a pu lire à chaud sur les internet, il n’est pas question d’examiner le contenu du fichier en lui-même, mais son empreinte numérique. Pour faire simple et comme l’explique très bien Techcrunch, tout se passe au niveau du hash du fichier.

Le hash est comparable à une empreinte digitale. Chaque fichier possède un hash unique, généré lors de l’upload, afin de le retrouver et de l’identifier facilement. C’est là qu’entre en jeu le DMCA (Digital Millennium Copyright Act), le texte de loi régissant les règles relatives au copyright sur les réseaux.

Lorsque les autorités déposent une plainte contre un fichier sur la base du DMCA, Dropbox vérifie la licéité de ce dernier, s’il ne l’est pas, le hash est alors ajouté à une liste noire. Si à l’avenir, un fichier identique en tout point (même fichier, même hash) est uploadé sur la plateforme ou échangé, les portes de Dropbox resteront closes. Impossible de le partager.

dropbox

Il est donc bien important de noter deux choses. Premièrement, la plateforme ne scanne pas les fichiers à son bon vouloir. Elle ne fait que jeter à œil sur un fichier spécifique, à la demande des autorités, en application du DMCA. Deuxièmement, le contrôle ne se fait qu’au moment du partage du fichier à un tiers. Autrement les fichiers déjà présents ne seront pas bloqués si vous n’y touchez pas ou le conservez à titre personnel.

Dropbox n’accepte donc pas de fichiers soumis à un Copyright. C’est logique. La chose ne date d’ailleurs pas de ce week-end, elle existe depuis les débuts de la plateforme et a simplement fait grand bruit dernièrement. Il faut dire qu’en pleines affaires PRISM et apparentées, les craintes sont légitimes et le sujet méritait un peu d’explication.