Les États-Unis pourraient interdire les ordinateurs portables ou les tablettes sur les vols en provenance de l’Europe

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Par Jules le

Pour lutter contre les nouvelles menaces terroristes, l’administration Trump envisagerait d’étendre les restrictions concernant les gros appareils électroniques aux vols en provenance du Vieux continent.

Crédit : Anna Zvereva

À la fin du mois dernier, les États-Unis ont exigé que neuf compagnies aériennes interdisent à leurs passagers d’embarquer avec des appareils électroniques plus gros qu’un smartphone (tablettes, ordinateurs portables et consoles de jeu) à bord des vols en provenance de huit pays du Moyen-Orient. Une décision aussi étrange que décriée, qui n’a pas empêché la Royal Jordanian de s’en moquer allègrement.

Vieux continent, nouvelles menaces

Quoiqu’il en soit, l’administration Trump n’a que faire de cette boutade puisqu’elle envisagerait d’étendre son interdiction, non pas aux pays restants du Moyen-Orient, mais à ceux du Vieux contients. Ainsi, selon une source du Guardian qui officie à Whitehall (la rue qui abrite la plupart des ministères britanniques dont ceux de la défense et des Affaires étrangères), explique que cette interdiction pourrait toucher le Royaume-Uni et d’autres pays européens.

Les passagers en transit depuis les aéroports de l’Union européenne ne pourront plus embarquer en cabine avec leurs tablettes et/ou ordinateurs portables, qui devront être placés en soutes.

Crédit : RHL Images

Gillian Christensen, porte-parole du département américain de la sécurité intérieure elle aussi interrogée par le Guardian, tempère : “Nous avons déclaré que nous allions continuer à évaluer les menaces et prendre des décisions en fonction de cette évaluation. Mais nous n’avons pris aucune décision concernant une extension des restrictions actuelles contre les grands appareils électroniques dans les cabines d’avions des aéroports sélectionnés.”

Si cette interdiction est une réponse aux nouvelles menaces terroristes, elle risque d’avoir un impact sur l’économie européenne. En effet, de nombreuses compagnies aériennes tirent profit des voyages d’affaires en classe business. Face à ces restrictions, il n’est pas impossible que beaucoup d’entreprises optent pour des classes plus économiques (et qui ne permettent pas forcément de travailler en plein vol) ou choisissent tout simplement d’annuler leurs déplacements professionnels.