[Etats-Unis] Pas d’interdiction de laptop mais une sécurité renforcée dans tous les aéroports

Sécurité

Par Elodie le

Ordinateurs portables et tablettes auront toujours droit de cité sur les vols à destination des États-Unis, mais l’Oncle Sam procédera à des « vérifications accrues » concernant les voyageurs étrangers en contrepartie.

Y-a-t-il un pilote dans l’avion ?

Après des mois de tergiversations, il n’y aura pas d’interdiction des ordinateurs portables et autres tablettes à bords des vols à destination des États-Unis, notamment depuis l’Europe, mais les autorités américaines entendent bien exiger des mesures de sécurité renforcées à tous les aéroports effectuant ce type de vols.

Comme ce fut le cas après le 11 septembre, avec la création du passeport biométrique ou l’interdiction de certains objets en cabine, les États-Unis vont imposer de nouvelles mesures de sécurité et de contrôle sur les passagers, a annoncé John Kelly, le secrétaire d’État à la Sécurité Intérieure.

(Encore) plus de sécurité et de contrôles

Déjà mises en place outre Atlantique, ces mesures comprennent des filtrages électroniques, une vérification plus approfondie des passagers (et de leurs réseaux sociaux) et des mesures visant à empêcher les « attaques d’initiés ».

Des précautions qui visent certainement à s’assurer que les appareils électroniques embarqués en vol ne transportent aucune bombe ou engin explosif. L’Electronics Ban est né de cette peur-là et reste encore actif dans une dizaine de pays à majorité musulmane. L’interdiction pourrait être levée avec l’application de ces nouvelles mesures, assure néanmoins le secrétaire d’Etat.

« Je crains que nous assistions à un regain d’intérêt des terroristes pour les secteurs de l’aviation », a confié Kelly.

La peur d’un attentat en vol

Une crainte qui avait poussé les États-Unis à interdire aux citoyens et réfugiés de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Yémen, Lybie, Somalie, Soudan et Syrie) d’entrer aux États-Unis (le fameux Muslim ban)

Par ailleurs, les États-Unis militent pour l’utilisation de chiens détecteurs de bombes, « des points de contrôles avancés en technologie de détections », et l’ajout d’emplacements de « pré contrôles » gérés par des agents de douanes américains à l’étranger, leur permettant ainsi de détecter les passagers avant leur embarquement plutôt qu’à l’atterrissage.

Les compagnies aériennes ont 21 jours pour se mettre au pas concernant la détection d’explosifs, rapporte Reuters et 4 mois pour le reste des mesures.

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