Des cyberattaques derrière les nombreuses collisions subies par les destroyers américains ?

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Par Elodie le

C’est la quatrième collision subie par un destroyer lance-missile américain depuis le début de l’année. Le concours de circonstances laisse aujourd’hui place aux doutes, ceux concernant une potentielle cyberattaque dans un contexte régional très tendu.

crédits : US Navy

Le lundi 21 août dernier à l’aube, l’USS John McCain (DDG 56) entrait en collision avec un navire marchand au large de Singapour, 10 marins sont depuis portés disparus. Un accident apparemment exceptionnel, et pourtant. C’est le quatrième depuis le début de l’année pour la 7e flotte de l’United States Navy (US Navy) dans la région et le deuxième accident mortel impliquant un navire de guerre lance-missile US en deux mois, avec la collision de l’USS Fitzgerald le 17 juin dernier où 7 marins américains ont péri. En janvier, puis en mai dernier, deux croiseurs américains se sont échoués en mer, respectivement près de Yosuka, au Japon, et non loin de la Corée du Sud. Depuis, des officiers supérieurs ont été mis à pied et des sanctions disciplinaires prononcées.

Mais cette dernière collision est peut-être la plus incompréhensible. Des restes humains ont été repérés dans les parties inondées du navire et les autorités américaines ont ouvert une enquête pour déterminer les causes du drame. Dans le même temps, l’US Navy s’est mise en pause opérationnelle dans le monde entier pour réévaluer les procédures à l’oeuvre. Toutes les pistes sont envisagées, même celle de la cyberattaque, a insisté l’amiral John Richardson, chef des opérations de la marine américaine.

Pas de preuve, juste des interrogations

Il faut dire que la présence américaine a été renforcée ces dernières années, sur fond de tensions régionales, notamment en raison des revendications maritimes de la Chine et de la présence de la Corée du Nord.

Pour autant, une cyberattaque sur un navire de guerre est-elle possible ? Pour l’amiral, rien ne le laisse à penser pour le moment, mais rien n’est pour autant exclu. The Next Web rappelle toutefois que des hackers ont réussi à pirater un navire civil. On pourrait imaginer une cyberattaque visant le GPS ou le radar du destroyer empêchant son personnel de détecter un impact ou un danger imminent.
Les regards se tournent alors vers la Russie, la Chine et la Corée du Nord, tous étant à portée raisonnable des différents points d’impact pour mener une telle opération. Le site américain avance également une autre hypothèse, celle du terrorisme. Par le passé, des terroristes ont déjà attaqué des navires américains. En 2000, Al Qaeda a revendiqué l’attaque contre l’USS Cole ayant fait 17 morts et 40 blessés.

Pourtant, si ces pistes ne sont que des hypothèses, la fréquence des accidents rencontrés par l’US Navy depuis le début de l’année laisse penser à autre chose que la simple erreur humaine répétée.

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